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Irlande

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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Le pape en Irlande : "Une visite pénible pour de nombreux survivants" d'abus sexuels (Avec AFP)
L'Obs - 25 août 2018

"Lors de sa visite à Dublin, le pape François devrait rencontrer discrètement des victimes d'abus sexuels.
Le pape François devra déployer un luxe d'efforts ce week-end en Irlande pour redonner foi aux Irlandais en leur Eglise, dont l'influence, autrefois si grande, n'a cessé de décliner en raison des scandales de pédophilie et de l'évolution des moeurs. L'Irlande que le pape va découvrir a profondément changé depuis la dernière visite d'un souverain pontife dans le pays, celle de Jean-Paul II en 1979. A cette époque, l'Eglise catholique d'Irlande y constituait encore un acteur incontournable.
Mais le temps où sa parole avait quasi force de loi est révolu. Faute d'avoir anticipé les mutations socio-économiques du pays, et parce qu'elle s'est arc-boutée sur des positions ultra-conservatrices, l'Eglise irlandaise a vu son influence s'étioler année après année. Elle paie aussi le prix de sa gestion calamiteuse du scandale des prêtres pédophiles, parfois protégés par des responsables du clergé. Ces agressions, révélées dans les années 2000, auraient concerné sur plusieurs décennies 14.500 enfants."
[...]
https://www.nouvelobs.com/monde/20180824.OBS1296/le-pape-en-irlande-une-visite-penible-pour-de-nombreux-survivants-d-abus-sexuels.html


Des internautes veulent boycotter la venue du pape François en Irlande (AFP)
Le Point - 27 juin 2018

"Des milliers d'internautes irlandais ont appelé sur Facebook à "dire non au pape" en boycottant la messe qu'il célébrera à Dublin en clôture du Rassemblement mondial des familles le 26 août, réservant des centaines de tickets qu'ils comptent ne pas utiliser.
L'initiative vise à réduire la participation à l'évènement gratuit mais pour lequel 500.000 places, disponibles depuis lundi, sont soumises à réservation, poussant certains à en commander des dizaines, voire plus, sans intention d'y aller.
Parmi eux, Jonathan Keane a expliqué à l'AFP avoir réservé 863 billets parce qu'il est "dégoûté de tous les scandales liés à l'Eglise". Il a qualifié son geste de "simple acte pacifique de protestation et de résistance".
La venue du souverain pontife interviendra trois mois après le vote historique des Irlandais en faveur de l'avortement, dans un pays à forte tradition catholique mais qui prend de plus en plus ses distances avec l'Eglise à la suite des nombreux scandales qui l'ont secouée."
[...]
http://www.lepoint.fr/insolite/des-internautes-veulent-boycotter-la-venue-du-pape-francois-en-irlande-27-06-2018-2231068_48.php#xtmc=religion&xtnp=2&xtcr=12


Irlande. Des os de bébés exhumés près d'un orphelinat (Gaël De Santis)
L'Humanité - 6 mars 2017

"Des restes humains ont été retrouvés dans une fosse septique proche d'une maison d'accueil pour mères célibataires gérée par l'église, où 800 enfants ont péri entre 1925 et 1961.
Dans la très catholique Irlande où les rapports sexuels ne se concevaient que dans le cadre du mariage et où l'avortement est toujours prohibé, il ne faisait pas bon naître d'une mère célibataire au siècle dernier. Par centaines, des bébés ont été "accueillis" dans des couvents, des orphelinats ou des "maisons pour mères et enfants". Traitements indignes, malnutrition. depuis 2014, une commission est chargée d'enquêter sur le sort réservé entre 1992 et 1998 aux enfants dans dix-huit institutions religieuses. Ceux-ci tombaient comme des mouches, de maladie. Les soeurs faisaient bien le nécessaire pour enregistrer leur mort à l'état civil, mais la plupart des défunts restaient sans sépulture.
Vendredi, les enquêteurs ont fait connaître la macabre découverte qu'ils viennent de faire dans la ville de Tuam, près de l'ancienne maison pour mères et enfants des Soeurs du Bon Secours. Depuis novembre 2016, des excavations ont commencé. La commission d'enquête vient de retrouver des ossements d'enfants dans dix-sept des vingt compartiments d'une fosse septique désaffectée, dont on ignore si elle a un moment été utilisée. Les corps exhumés étaient "âgés entre trente-cinq semaines d'âge foetal et deux ou trois ans", informe un communiqué. Les dépouilles en question seraient celles d'enfants décédés dans les années 1950."
[...]
http://www.humanite.fr/irlande-des-os-de-bebes-exhumes-pres-dun-orphelinat-632977


L'Irlande devrait dire "yes" au mariage gay avant l'IVG (L'Obs)
L'Obs - 22 mai 2015

"Les Irlandais votent par référendum pour inscrire le mariage homosexuel dans leur Constitution. Un paradoxe, dans un pays catholique où l'avortement reste interdit.
Si les sondages disent vrai, l'Irlande sera le premier au monde à adopter le mariage homosexuel par référendum, alors que l'avortement reste illégal.
C'est une première mondiale : 3,2 millions d'électeurs Irlandais sont appelés aux urnes, vendredi 22 mai, pour décider, par référendum, s'ils souhaitent inscrire le mariage homosexuel dans leur Constitution.
Dans un pays où 84% de la population se dit catholique (selon le recensement de 2011), l'objet de ce vote populaire peut surprendre. Et pourtant, à en croire les sondages - une gageure depuis le fiasco des législatives britanniques -, le ""oui" l'emporterait par 53% à 67% des voix.
Une victoire qui serait d'autant plus paradoxale dans un pays où l'avortement reste illégal, et où la dépénalisation de l'homosexualité n'a été adoptée qu'en 1993."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150522.OBS9450/l-irlande-devrait-dire-yes
-au-mariage-gay-avant-l-ivg.html


Les évêques ont un drôle d'Eire (H.L.)
Le Canard Enchaîné - 26 décembre 2012

"Englués dans d'interminables affaires de pédophilie, les évêques irlandais viennent de se trouver un dérivatif : interdire aux femmes d'avorter, même quand leur propre vie est en danger.
Toute-puissante localement, l'Eglise catholique avait réussi, jusqu'à présent, à interdire de recours à l'IVG quel qu'en soit le motif. Mais elle se trouve sur la défensive depuis l'automne. Tout ça par la faute de Savita Halappanavar, une dentiste indienne de 31 ans qui s'est présentée enceinte de dix-sept semaines, le 21 octobre, à l'hôpital de Galway."

Face à une fausse couche et malgré des complications, les médecins refusent d'intervenir "tant que le coeur de l'embryon bat". La jeune femme décède après un calvaire de trois jours [...]


Morte après un refus d'avortement : la dangereuse alliance entre État et religion (Marco La Loggia)
Le Nouvel Observateur - 16 novembre 2012

Marco La Loggia est écrivain.
"LE PLUS. En Irlande, fervent pays catholique, la Constitution interdit le recours à l'interruption volontaire de grossesse, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Mais cette disposition est mal appliquée, comme en témoigne tragiquement la mort d'une jeune femme à qui les médecins ont refusé un avortement. Marco La Loggia, licencié en théologie et diplômé en psychologie clinique, partage son avis sur le sujet." [...]
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/701447-morte-apres-un-refus-d-avortement
-la-dangereuse-alliance-entre-etat-et-religion.html


Amnesty accuse des prêtres pédophiles en Irlande de "torture" (avec AFP)
Le Monde - 26 septembre 2011

"Les abus sexuels commis par des religieux catholiques sur des "dizaines de milliers" d'enfants en Irlande pendant plusieurs décennies peuvent être qualifiés pour certains d'actes de torture, a estimé lundi 26 septembre l'organisation Amnesty International lors de la présentation de son rapport "In Plain Sight" à Dublin. Pour Colm O'Gorman, directeur d'Amnesty Irlande, lui-même victime de tels abus, ces viols sont "sans doute le plus gros échec en matière de droits de l'homme dans ce pays".
L'Irlande, pays en grande majorité catholique, a été traumatisée ces dernières années par la révélation d'une série de scandales relatifs aux abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé et couverts par leur hiérarchie.
"Des enfants ont été torturés. Ils ont été brutalisés, battus, affamés et abusés. Ces victimes n'ont pas beaucoup eu droit à la justice", a-t-il poursuivi. Colm O'Gorman a indiqué qu'un rapport judiciaire concernant les foyers et autres institutions pour enfants de 1936 à nos jours décrivait des abus entrant dans "le cadre légal de la définition de la torture donnée par le droit international"."
[...]
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/26/amnesty-accuse-
des-pretres-pedophiles-en-irlande-de-torture_1578076_3214.html


Des victimes de prêtres pédophiles portent plainte contre le pape pour "crime contre l'humanité" (avec AFP)
Le Monde - 13 septembre 2011

"Des victimes de prêtres pédophiles ont déposé une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le pape et d'autres responsables de l'Eglise catholique pour "crime contre l'humanité", a annoncé, mardi 13 septembre, l'association Survivors Network of those Abused by Priests (SNAP).
Des dirigeants de cette association d'anciennes victimes ont présenté une "requête de déclaration de compétence juridictionnelle" auprès de la CPI, selon un communiqué de l'association. Ils accusent ces responsables du Vatican d'"avoir toléré et rendu possible le camouflage systématique et largement répandu de viols et crimes sexuels contre des enfants dans le monde entier".
Au pape, s'ajoutent sur la liste de SNAP trois cardinaux exerçant ou ayant exercé des responsabilités de premier plan à la Curie"
[...]
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/13/des-victimes-de-pretres-pedophiles-portent
-plainte-contre-le-pape-pour-crime-contre-l-humanite_1571819_3214.html


Pédophilie : le Vatican s'efforce d'éteindre la mèche irlandaise (Patrick Hertzog)
Le Nouvel Observateur - 4 septembre 2011

"Le Vatican s'est efforcé samedi de réfuter avec précision les accusations de l'Irlande qui lui reproche d'avoir couvert des abus pédophiles récents, une démarche dont le "sérieux" a rapidement été salué par le gouvernement de Dublin.
Attendu depuis la virulente charge, mi-juillet, du Premier ministre irlandais contre le Vatican, le long argumentaire de 17 pages dénonce très explicitement les "graves manquements" du clergé local, et regrette à nouveau les "terribles souffrances" infligées par ce "crime hideux".
Le Vatican nie aussi avoir "entravé" les recherches, "interféré" dans les enquêtes, ou encore cherché à "saper" les mesures prises par le gouvernement irlandais. (...)
Le rapport d'enquête sur le diocèse de Cloyne avait fait l'effet d'une nouvelle bombe, alors que l'Eglise était déjà discréditée depuis la publication en novembre 2009 d'un autre rapport sur des abus sexuels commis pendant des décennies et passés sous silence par leur hiérarchie dans la région de Dublin.
Le pape Benoît XVI, qui prône la tolérance zéro à l'égard des crimes de pédophilie, avait dénoncé l'inertie de la hiérarchie catholique.
Le "rapport Cloyne" a provoqué un supplément de colère et de découragement parmi les catholiques."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110903.AFP6518/pedophilie
-le-vatican-s-efforce-d-eteindre-la-meche-irlandaise.html


Irlande, l'Eglise au ban (Jean-Michel Demetz)
L'Express - 7 août 2011

"Le réquisitoire du chef du gouvernement contre l'hypocrisie du clergé local et du Vatican, accusés d'étouffer les affaires de pédophilie, marque un tournant. Dans ce pays si religieux, le catholicisme est aujourd'hui en pleine crise et les fidèles désertent.
Chaque dimanche matin, John Deegan se rend à la cathédrale Sainte-Marie de Dublin. Mais, alors que les fidèles, âgés ou issus de l'immigration philippine, se hâtent afin de ne pas rater le début de la messe, cet Irlandais de 50 ans, grimé en prêtre satanique, s'installe sur le trottoir avec ses calicots vengeurs. Car John n'a pas pardonné. Enfant, il a subi des violences dans une école catholique de son village de Loughanure, dans le Donegal rural. La nuit de Noël 1979, il a fini par interpeller le curé en pleine célébration. Mis au ban du village, il a dû s'exiler en Ecosse. Les prêtres sont venus vider sa chambre chez sa grand-mère, où il logeait : tous ses effets et meubles furent brûlés dans la rue "afin de purifier la maison du démon". Depuis, les tortionnaires de John ont été condamnés, mais il ne donne toujours pas l'absolution à une Eglise irlandaise qui a systématiquement couvert les crimes de pédophilie commis par les siens, à grande échelle : "Je continuerai à manifester jusqu'à ce que l'Eglise de Rome et son armée de pédophiles quittent ce pays." (...)
Pourtant, le 20 juillet dernier, la dénonciation du rôle de la hiérarchie catholique a atteint un seuil inédit. Ce jour-là, sans prévenir, au Dail, la chambre des députés, le Taoiseach - le chef du gouvernement - Enda Kenny incrimine le "dysfonctionnement, la déconnexion, l'élitisme, le narcissisme qui prédominent dans la culture du Vatican". Un Vatican où "la torture et le viol d'enfants ont été minimisés ou gérés afin de préserver la primauté de l'institution, son pouvoir, son rang et sa réputation". Jamais le Saint-Siège n'avait été l'objet d'une telle accusation publique de la part d'un chef de gouvernement. Jamais le pape n'avait été aussi directement pris à partie. Un réquisitoire d'autant plus cinglant qu'il est dressé par un pratiquant. (...)
Ce climat délétère traumatise des fidèles, consternés de voir leurs prêtres manquer à leur devoir d'exemplarité. Si les croyants vont encore à la messe dans les campagnes, la désaffection a gagné les villes. Peter, un père de famille trentenaire, a déserté une Eglise qui le "dégoûte" et dont il ne supporte plus la "pauvreté spirituelle". Désormais, il retrouve des amis, le dimanche, dans des groupes de prière et d'entraide - hors de l'Eglise. Cette dernière a-t-elle encore un avenir ? L'âge moyen des prêtres est de 64 ans. Le nombre de vocations est en chute libre. Lors de la visite de Jean-Paul II, en 1979, le séminaire comptait un millier d'élèves ; aujourd'hui, ils sont 56.
La crise du catholicisme irlandais pourrait accélérer la sécularisation de l'Etat. C'est en tout cas l'espoir de Michael Nugent, un activiste anticlérical : "Dans les années 1980, nous tentions de convaincre nos concitoyens de desserrer l'étau de l'Eglise ; aujourd'hui, il nous reste à persuader nos élus que le pays est mûr pour un plus grand pluralisme"."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/irlande-l-eglise-au-ban_1018344.html


La main au culte
Le Canard Enchaîné - 30 décembre 2009

"Benoît XVI a donc reçu, en guise de cadeau de Noël, la démission de quatre évêques irlandais. Quelques jours auparavant, il avait clamé, urbi et orbi, son "sentiment de trahison", sa "honte" et son "indignation" devant les "crimes odieux" (comprendre les viols et autres abus sexuels) commis en Irlande par des ecclésiastiques sur des enfants.
Mais la colère papale arrive un peu tard. Le pontife a préféré rester silencieux, au printemps dernier, quand un premier rapport révélait que d'innombrables gamins et gamines avaient été violentés dans les écoles cathos de l'île depuis au moins 1940."
[...]


Rude concurrence pour les scientos
Le Canard Enchaîné - 27 mai 2009

"Alors que s'ouvre à Paris le procès de l'Eglise de scientologie, accusée d'escroquerie en bande organisée, certains évoque déjà la dissolution de la secte. En attendant ce très incertains dénouement, on peut jeter les yeux sur l'Irlande, où s'étalent aujourd'hui les méfaits d'une autre communauté, commis pendant un demi-siècle, entre 1936 et 1990. Enquêtant dans les pensionnats, les orphelinats, les maisons de redressement, une commission irlandaise vient de détailler les sévices subis par de milliers d'enfants orphelins, délinquants ou simples rejetons de divorcés : viols ("les abus sexuels étaient endémiques dans les institutions pour garçons"), travail forcé, humiliations diverses et autres traitements fort évangéliques...
Le nom de cette très dangereuse secte ? L'Eglise catholique d'Irlande, mouillée de bas en haut, de long en large, du curé à l'évêque ("Les autorités religieuses savaient")."
[...]


En Irlande, soixante ans de sévices dans les institutions catholiques (Sonia Delasalle-Stolper)
Libération - 22 mai 2009

"C’est une longue litanie de violences physiques et sexuelles systématiques, d’humiliations, de mauvais traitements, de négligences et d’ignorance. Les quelque 2 600 pages du rapport d’enquête sur les abus dont ont souffert des milliers d’enfants placés dans des institutions catholiques irlandaises financées par l’Etat, sur une période de soixante ans, coupe le souffle.
"J’ai passé six ans chez les Sœurs- de-la-Miséricorde avant d’être transféré, alors que j’avais 8 ans, dans l’école industrielle de Glin, à Limerick, gérée par les Frères chrétiens", nous raconte Tom Hayes, né en Irlande, d’une mère célibataire, en 1946. Il avait deux ans quand il fut placé. Le cauchemar commença. "C’étaient des violences physiques exceptionnelles, des abus sexuels de la part de garçons plus âgés, et les Frères nous menaçaient quand on se plaignait", raconte-t-il. A 16 ans, il quitte l’institution et économise grâce à des petits boulots de quoi payer son voyage vers l’Angleterre. "Il ne faut pas oublier que l’Etat irlandais ne nous a jamais offert aucun soutien, financier ou moral." Il entre dans le régiment des fusiliers royaux irlandais. "Ils m’ont rendu la raison. J’avais trouvé une famille." Sa véritable famille, il ne l’a retrouvée qu’en 2004, grâce à Barnardo’s, une organisation caritative qui lui apprend que sa mère vient de mourir. "On m’avait dit qu’elle était morte à ma naissance." Il a retrouvé des frères et sœurs, des oncles, des tantes, et a fondé Alliance Support Group "pour rassembler tous ceux qui ont vécu la même horreur".
"Esclaves". Il aura fallu neuf ans pour réunir dans un pavé de cinq volumes le catalogue hallucinant des abus subis par 35 000 enfants irlandais placés dans 250 institutions catholiques entre 1930 et la fin des années 90. Et faire le constat de l’absolue indifférence quand ce n’était pas la complicité des autorités religieuses et administratives. "Les enfants étaient davantage traités comme des esclaves ou des détenus que comme des êtres disposant de droits légaux", souligne le rapport présenté par le juge Sean Ryan. "Attentats à la pudeur et viols endémiques", "climat de peur", "terreur quotidienne de savoir d’où viendrait le prochain coup" : la commission d’enquête a entendu le récit de plusieurs milliers de ces enfants, classés asociaux ou délinquants parce qu’ils étaient orphelins ou illégitimes, ou parce que leurs parents étaient jugés incapables de les élever. Elle a écouté aussi certains des 800 tortionnaires, dont beaucoup sont aujourd’hui décédés."

http://www.liberation.fr/monde/0101568752-en-irlande-soixante-ans-de-sevices-dans-les-institutions-catholiques


L'apartheid religieux survit à la paix en Irlande du Nord (Rémi Godeau)
Le Figaro – 5 mars 2007 (1/4 de page)

Mercredi, les Irlandais du Nord vont voter pour élire leurs 108 députés à l'Assemblée régionale qui est "en sommeil" depuis 2002.
"Sans surprise, urnes et bénitiers racontent aussi la même histoire : le vote est ethnique à 90 %. Traduisez : les protestants soutiennent le DUP et l'UUP, les catholiques le SDLP et Sinn Féin. Cette polarisation laisse peu d'espace aux partis intercommunautaires comme Alliance."
[...] "Entre 1969 et 1973, l'Irlande du Nord a connu le plus grand mouvement forcé de population depuis la Seconde Guerre mondiale. C'était le début des « troubles », l'appartenance religieuse suffisait à justifier un assassinat. En un chassé-croisé de la terreur, les familles se sont regroupées en fonction de leur religion. Et claquemurées pour se protéger. À Belfast, l'emblème le plus criant de cette démarcation reste les murs, ces mal nommées peacelines érigées par l'armée aux frontières des quartiers catholique et protestant." De nos jours, la mixité religieuse reste entre très marginale.


Irlande du Nord. Un armistice plein d'arrière-pensées (Eric Dior)
Marianne - 8 au 16 juillet 2006 (3 pages)

"En Ulster, on ne se tue plus, sans pour autant se tolérer. La paix balbutie, mais catholiques et protestants continuent à cajoler, comme un legs vénéneux, de multiples raisons de s'exécrer."
Cependant sur fond de délinquance et de marasme économique, les mariages mixtes commencent à se développer et la classe moyenne souhaite un gouvernement biconfessionnel.



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