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Grèce

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Rencontre historique entre Tsipras et le pape (Marina Rafenberg)
L'Humanité - 19 septembre 2014

"Le leader de Syriza, principale force d'opposition en Grèce, a rencontré jeudi le pape François. ?Les deux hommes ont principalement échangé sur les naufrages de migrants en Méditerranée.
La rencontre est historique. Aucun représentant de la gauche de transformation européenne n'avait été reçu au Vatican depuis longtemps. Alexis Tsipras, le président de Syriza (Gauche radicale), s'est entretenu, jeudi, pendant une vingtaine de minutes avec le pape François. Les deux hommes ont discuté du réchauffement climatique, des naufrages de migrants en Méditerranée et de la crise économique en Europe. « Il est inconcevable qu'on sauve des banques et non des personnes », a notamment déclaré le dirigeant du Vatican. [...]
Cette visite est bienvenue, pour Alexis Tsipras, attaqué par l'Église orthodoxe de son pays pour s'être déclaré athée."

http://www.humanite.fr/rencontre-historique-entre-tsipras-et-le-pape-552218


L'Eglise orthodoxe grecque : "Touche pas à mon pope !" (Frédéric Pagès)
Le Canard Enchaîné - 28 décembre 2011

"En pleine crise de la dette, ce clergé très bling-bling sait faire passer la monnaie.
Tandis que l'Europe s'inquiète de la montée des islamistes, un pays de l'Union européenne ménage allègrement l'Eglise et l'Etat : la Grèce, dont la constitution reconnaît en toutes lettres "la Trinité sainte, consubstantielle et indivisible". Les séances du Parlement commencent par une prière, le Premier ministre y prêt serment sur les textes sacrés, et les barbus, payés par le ministère de l'Education, bénissent la rentrée des écoles où le catéchisme est obligatoire.
Principal propriétaire foncier du pays, riches d'hôtels, d'immeubles, de legs et de donations, actionnaire de la banque nationale, ce clergé ne paie pas d'impôts - ou si peu. Dans un pays sans cadastre, Dieu seul sait sa fortune.
[...]


Chiffre: 666
Libération - 18 novembre 2010

"C'est le chiffre que la très puissante Eglise orthodoxe grecque veut bannir des nouvelles cartes d'identité informatisées, en préparation en Grèce. "Nous avons le devoir de préserver l'intégrité de la foi" contre le "chiffre de la Bête", a expliqué dans un communiqué le Saint-Synode, l'organe collégial de direction de l'Eglise de ce pays où l'orthodoxie reste la religion officielle."


L'obligation des cours de religion orthodoxe est levée par Athènes (Didier Kunz)
Le Monde – 6 août 2008 (1/8 de page)

"Pressé par les instances européennes, le gouvernement conservateur grec a décidé d'assouplir les règles d'enseignement de la religion orthodoxe dans le primaire et le secondaire, mettant en difficulté la puissante Eglise de Grèce, non séparée de l'Etat. Celle-ci a vivement réagi, dimanche 3 août, à la publication d'une circulaire du ministère de l'éducation et des cultes qui autorise les parents à demander une dispense du cours de religion pour leurs enfants, sans être obligés de mentionner le motif de cette requête ni de révéler leur confession. Jusqu'alors, seuls les parents qui n'étaient pas orthodoxes pouvaient demander une dispense pour leurs enfants, en étant obligés de déclarer leur religion." [...]
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=
ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1046212



Grèce. L’Eglise orthodoxe au-dessus de l’Etat (Taki Kondylis)
Courrier International – 7 au 13 février 2008 (1/3 de page)

"Sous l’impulsion de Mgr Christodoulos, qui vient de disparaître, l’Eglise orthodoxe grecque est devenue un acteur majeur du débat public.
Le décès de l’archevêque d’Athènes, Mgr Christodoulos [le 28 janvier, à 69 ans, des suites d’un cancer], est l’occasion de nous rappeler que le primat de Grèce est souvent intervenu, plus que ses prédécesseurs, dans les politiques menées par les gouvernements successifs. Avant l’arrivée de Mgr Christodoulos, l’Eglise était intégrée à l’Etat, donnant son avis de manière plus discrète. Quand Mgr Christodoulos a été nommé archevêque [en 1998], le ton a changé. Il se voulait au-dessus de l’Etat, et non plus son égal, comme ses prédécesseurs. Une sorte d’homme de la nation. Il intervenait partout et donnait son avis sur tous les thèmes qu’il considérait comme "de dimension nationale" : la lutte contre le retrait de la mention de la religion sur les cartes nationales d’identité ; le refus que Skopje utilise l’appellation de "Macédoine", y voyant une violation d’un patrimoine historique ; les réticences sur la perspective européenne de la Turquie ; ses positions sur le statut des immigrés ; ses appels au vote utile pour les élections nationales, trouvant la droite plus “proche” de l’Eglise ; son rôle pendant la junte ; ses prises de position géopolitiques violentes contre la suprématie du patriarcat œcuménique de Constantinople, l’ouverture vers la Russie et l’Eglise catholique."
[...]


L'Eglise grecque cède sur la crémation (Philippe Cergel)
Libération - 6 mars 2006 (1/6 de page)

Après l'adoption d'un amendement proposé par des députés des partis Nouvelle Démocratie, Pasok et SYN, la crémation est désormais possible en Grèce pour ceux "dont les convictions religieuses la permettent".
Il s’agit cependant d’une timide avancée qui s'est heurtée à l'Eglise Orthodoxe qui exigeait l'inhumation pour ses adeptes.
En outre, il y aurait eu un accord secret entre l'Eglise et le gouvernement : "l'Eglise accepterait sans trop rechigner certaines atteintes mineures à ses pouvoirs (crémation, abandon de la prestation de serment lors de la prise de fonctions des élus), alors que le gouvernement s'opposerait aux tentatives de la gauche et des laïcs de faire inscrire la séparation de l'Eglise et de l'Etat dans la nouvelle Constitution."


Grèce : Les popes font de la résistance (N. Nikopoulos)
Courrier International - 16 au 22 février 2006 (2/3 de page)

"Les députés grecs s’apprêtent à modifier la Constitution pour séparer l’Eglise orthodoxe de l’Etat. Mais, l’archevêque d’Athènes, tout en se déclarant ouvert au dialogue tente de réduire la portée de cette modification."
[...]
"Il est étonnant de parler de dialogue lorsqu’on pose des limites avant même d’engager le débat. Mais c’est ce que fait l’Eglise de Grèce. Cela signifie qu’elle affaiblit les chances d’aboutir à la séparation de l’institution ecclésiastique et de l’Etat grec. Elle n’acceptera pas de perdre son pouvoir et son autorité. Elle dispose de plus de la moitié des richesses du pays et joue encore du fait qu’elle a sauvé la Grèce de l’occupation ottomane, ce qui, avec le recul et l’analyse, est fort douteux puisqu’elle a toujours été liée au pouvoir. Des Ottomans aux dictateurs et maintenant à l’Etat, cette séparation sera certainement trop artificielle pour que le gouvernement s’en vante et que l’Union européenne soit satisfaite."


L’armée du pop
Le Canard enchaîné - 20 avril 2005 (12 lignes)

Grèce. Selon le journal Libération, les popes et moines orthodoxes Grecs devront à l’avenir servir sous les drapeaux. Cette proposition de l’Eglise a pour objectif de "purifier" le clergé "après une série de scandales mêlant affaires de mœurs et corruption de magistrats".


Les scandales financiers au sein de l'Eglise grecque orthodoxe (Didier Kunz)
Le Monde - 16 mars 2005 - (1/4 de page)

Grèce. Depuis le début de l'année, l'Eglise orthodoxe grecque traverse une crise très importante "à la suite d'une série d'affaires de moeurs, de vénalité et de corruption de magistrats qui touchent le haut clergé. Critiques et autocritiques pleuvent dans tout le pays." C'est ainsi que Mgr Panteleïmon, évêque de Corinthe, vient d'être inculpé pour détournement de 300 000 euros. L'archevêque d'Athènes, lui-même impliqué, constate l'obligation de "faire notre examen de conscience". Une circulaire de la hiérarchie de l'Eglise invite les dirigeants ecclésiastiques et les fidèles au repentir.
Cette série de scandales a incité le Pasok (socialiste), principal parti d'opposition, à demander pour la première fois la séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'Eglise orthodoxe s'indigne : "Ils veulent à présent imposer le mariage civil pour les fidèles, ridiculisant les liens sacrés du mariage. Ils demandent maintenant la légalisation de la cohabitation des couples homosexuels. Ils posent à nouveau la question de la propriété de l'Eglise. Ils veulent tout à présent !" Le gouvernement, quant à lui, a indiqué qu'il encourageait la "catharsis", mouvement de "purification" de la gestion économique entrepris par l'Eglise.


La dormition de la Vierge à Corfou (Jean-Claude Colosimo)
Le Monde des Religions - Juillet-Août 2004 (2 pages)

Grèce. L’article raconte la fête du 14 août dans un petit village de l’île de Corfou. L’Eglise orthodoxe, qui refuse de dogme de l’Assomption, fête la Dormition de Marie, la Théotokos, la Mère de Dieu, c’est-à-dire son "endormissement dans l’incorruption du corps". L'Eglise orthodoxe refuse également le dogme de "l’Immaculée Conception" et préfère "mettre l’accent sur l’humanité de la "Mère de Dieu", - selon la formule du concile d’Ephèse (431) -, dans sa communauté avec la nôtre".



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