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Aïd el-Kébir


(Par Eric Timmermans)


Aïd el-Kébir.

L'Aïd el-Kébir = Fête du Sacrifice ou Grande Fête. Ou aïd al-kabir.

La prière pour les deux fêtes, Aïd al-Kabir et Aïd as-Saghir,est nommée salat al-a'yad ou salat al-'idan.

C'est le lien commun entre ces deux fêtes. Dans les deux cas une offrande est faite également : une aumône légale ou zakat pour l'Aïd al-Fitr, une immolation de mouton dans le cas de l'Aïd el-Kébir.

L'Aïd el-Kébir se déroule durant la période du hajj ou pèlerinage de la Mecque tous les dix du dou-al-hijja, le 12e mois lunaire ou "mois du pèlerinage". Cette fête symbolise la confraternité abrahamique.

En souvenir du sacrifice d'Abraham, chaque famille sacrifie un mouton.

On substitue ainsi au fils du patriarche le mouton/agneau, ce qui explique l'autre appellation de l'Aïd-el-Kebir : Yaoum an-nahr (= Jour du sacrifice).

Coran XXXVII/37 (101-109) selon l' Editions Garnier Frères, 1960 :
"Abraham lui dit : O mon fils ! j'ai eu une vision. Il m'a semblé que je te sacrifiais. Vois quelle impression ma vision fait sur ton cœur.
Exécute ce que Dieu commande, répondit Isaac ; soumis à ses décrets je souffrirai avec patience.
Ils allaient accomplir l'ordre du ciel ; déjà Isaac était couché le front contre terre.
Une voix céleste cria : Abraham !
Ta vision est accomplie ; c'est ainsi que nous récompensons la vertu.
Dieu a voulu t'éprouver.
Une hostie (*) racheta le sang de son fils.
La postérité célèbrera son obéissance.
La paix soit avec Abraham !"

(*) Cette hostie désignerait le bélier du Paradis Terrestre offert à Dieu par Abel. Gabriel l'amena à Abraham qui l'immola en actions de grâces.

Coran XXXVII/37, 107-109, selon le Dictionnaire des symboles musulmans. Rites, mystique et civilisation. Malek Chebel. Albin Michel, 2001 :
"Nous avons racheté son fils par un sacrifice solennel.
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
Paix sur Abraham !"

Qu'il soit ou accompagné, lorsqu'il est à La Mecque, le pèlerin doit également sacrifier une bête en souvenir de cet événement.

L'immolation proprement dite est nommée [dabh', nahr'] et répond à un rituel précis, l'animal à immoler ne devant présenter aucune imperfection et être couché sur le côté gauche en direction de la Qibla. On prononce la formule consacrée : Bismillahi, Allah Akbar (Au nom d'Allah, le Plus Grand), puis on tranche l'artère carotide. La bête immolée doit être divisée en trois parties plus ou moins égales :
  1. La première est bonne pour la consommation immédiate.

  2. La seconde est offerte aux pauvres de l'entourage.

  3. La troisième peut être conservée.
"Le fait de passer rituellement le couteau sur la gorge de l'animal est un acte purificateur observé par tout Musulman. Compte tenu du tabou très fort qui pèse sur toute bête non immolée selon les règles établies, oublier de sacrifier la bête au nom de Dieu entraîne ipso facto l'interdiction formelle de consommer la chair de cet animal." (Dictionnaire des symboles musulmans. Rites, mystique et civilisation. Malek Chebel. Albin Michel, 2001, p.215).

On nomme également cette fête aïd al-Adha ou encore (en Turquie, Egypte, Syrie…), Qourban Baïram.


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