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Le "Canard Enchaîné" du 4 juillet 2012 nous apprend que les intégristes sunnites d'Egypte venaient de découvrir avec horreur (parce que sans doute ils n'ont aucun pas le sens de l'observation particulièrement développé) qu'une tomate coupée dans le plan horizontal présentait l'image d'une croix, et plus horrible encore, la dite croix est celle que portaient les croisés, et également le symbole des Coptes (dixit toujours le "Canard").
Que voilà une curieuse et bien tardive constatation ! Quiconque a fait un semblant d'humanités et études sommaires, du niveau du collège, (ou a tout simplement coupé des tomates), a constaté ce fait en travaux pratiques de SVT (anciennement Sciences Naturelles, plus anciennement encore Leçons de Choses).
Mais le plus curieux c'est que ces intransigeants salafistes, qui de leur propre aveu, refusent tout ce qui n'existait pas du temps du prophète, vivent en réalité dans une contradiction permanente.
D'après leur doctrine, qu'ils proclament avec véhémence et violence, le bon croyant (tiens, un oxymore) doit vivre comme du temps du prophète (que son nom soit exécré !) et refuser toutes les nouveautés apportées par le Grand Satan occidental.
Malheureusement pour eux, la tomate en fait bel et bien partie, car cette solanacée d'origine andine, ne comptait probablement pas dans les légumes cultivés dans les jardins d'Arabie.
Donc, au lieu de s'en prendre à la croix abhorrée, qui figure (parfois) dans une tomate coupée, au nom de leurs principes, ils n'auraient jamais dû en consommer.
Mais il est vrai que ces fous de Dieu n'en sont pas une contradiction près : voulant vivre "comme au temps de Mahomet", comment se fait-il qu'ils utilisent des téléphones portables, armes à feu plus ou moins perfectionnées, explosifs, véhicules à moteur, internet, télévision etc.
Que ne prennent-ils exemple sur les Amish étasuniens qui circulent uniquement dans leurs petites voitures hippomobiles, (ceux là n'ont pas le droit, entre autres absurdités, d'après leurs règles de vie, d'utiliser le téléphone dans leur demeure, c'est pourquoi ils vont téléphoner dans la grange à côté. sans commentaires).
Pourquoi les salafistes se permettent-ils d'utiliser des véhicules à moteur ? Que ne continuent -ils comme leurs ancêtres à circuler à dos de chameau ? De longues files de chameaux dans les embouteillages, voilà qui aurait de l'allure, et pour ceux qui utilisent les transports en commun, ils économiseraient une carte hedromadaire (plaisanterie facile.).
Quant aux footballeuses autorisées à disputer des compétitions, affublées de voiles et survêtement "pudiques "(sic) et autres falbalas, voilà encore une flagrante contradiction (probablement dictée par un impératif financier, le football féminin ayant semble-t-il ces temps-ci le vent en poupe et les émirats investissant beaucoup dans ce domaine).
Je pose la question : le football, et particulièrement le football féminin était -il un sport pratiqué du temps du prophète sus-nommé ?
Poser la question, c'est y répondre.
Mais trêve de plaisanteries. Ces exhibitions de foi, ne nous y trompons pas, ne sont en fait que des occasions de se mettre en vedette et de donner publicité à ces fanatiques. Ils ont d'ailleurs malheureusement des moyens autrement plus tragiques de faire parler d'eux.
Ces tentatives, qui éveillent évidemment la critique et la réprobation, contrairement au but visé, constituent une provocation et une incitation à la violence chez d'autres fanatiques. Elles attirent surtout l'attention sur l'hypocrisie qui est une constante commune à toutes les religions, mais qui n'est pas, hélas, leur exclusivité.
Ces attitudes démontrent également autre chose : le manque flagrant d'esprit critique dont ces populations sont affligées.
Comment pourrait-il en être autrement quand on trace ou plutôt quand on vous impose une ligne de vie (avec beaucoup de zigzags) en prenant modèle dans des textes où les absurdités le disputent aux calembredaines, le tout ressassé à l'infini.