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Les religions sont-elles encore un danger ?

Religion(s) chrétienne(s) / Islam


par Guilain Delwiche  -  23/07/2017




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




Examinons deux cas !

Religion(s) chrétienne(s)

Les athées généralement acceptent sans difficulté qu'il existe des religions, pour autant que cela reste dans la sphère privée et n'entrave pas leur liberté. Certes ils tiennent les idées de celles-ci pour des sottises, bâties sur d'obscures invraisemblances issues des temps anciens, mais ils conçoivent que la plupart des individus refusent que le néant soit leur seul avenir et s'accrochent à la première croyance venue. Jean Rostand disait : "Peu de gens sont dignes de ne croire à rien." Pourtant il existe des chrétiens superbement intelligents et créatifs, mais dans le domaine de la foi, entre l'absurde (au sens de Camus : "L'absurde c'est la raison lucide qui constate ses limites.") et la magie, ils choisissent la magie.

Les chrétiens évolués (il reste des noyaux rétrogrades) ont profondément changé. Ils ne s'intéressent plus aux lourds dogmes qui ont fait couler tellement d'encre, passionner tant de conciles et brûler tant d'hérétiques pour des textes fumeux ; la plupart ne les connaissent quasiment plus ; l'enfer n'est pas supprimé, mais on ne menace plus. On n'est pas loin, dans certains cas, de nous dire que nous irons tous au paradis. Je lis dans un cours universitaire de religion catholique : "Ainsi, le christianisme se redéfinit-il comme un humanisme transcendant orienté vers l'épanouissement terrestre, mais reste ouvert sur un au-delà dédramatisé."

Les chrétiens ont mis des siècles avant de mettre en évidence dans la Bible (hors Ancien Testament) le côté éthique d'une grande partie des textes (non-violence, séparation du politique et du religieux, amour du prochain - allant jusqu'au pardon et à l'amour de ses ennemis...) Dès lors, quels que fussent les soubresauts des textes dits sacrés dans les premiers siècles de notre ère, ils auraient dû exclure la violence, la torture et le meurtre. Mais disons-le tout de suite : l'église catholique n'y aurait pas survécu, les barbares les entourant n'adhérant pas du tout à ces principes, bien au contraire, n'en auraient fait qu'une bouchée. Certes, on trouve dans Isaïe (11, 6) "Le loup habitera avec l'agneau", comme le pense le pape François, cela est possible en effet, mais à condition de changer l'agneau tous les jours. Pour que les choses bougent vraiment il fallut attendre la deuxième partie du XXème siècle et le Concile Vatican 2, plus particulièrement le texte de Gaudium et spes sur "l'Eglise dans le monde de ce temps" qui étend la réflexion de l'Eglise aux questions soulevées par la modernité, le pluralisme culturel, les questions éthiques, la guerre, la dignité de la personne humaine, avec des lacunes toutefois.

Pour garder une certaine objectivité il faut évoquer quelques points qui, dans les Evangiles, n'ont rien à voir avec la bonté et la générosité. Le présumé Jésus croyait à l'enfer. Dans les Evangiles six passages décrivent les "pleurs et les grincements de dents" des malheureux qui auront été jetés dans la fournaise ardente, et onze parlent de la géhenne où souffriront éternellement les pécheurs. Condamner ses créatures à des tortures éternelles est d'une cruauté sans nom. L'esclavage n'est pas remis en cause. Les esclaves "seront votre propriété et vous les laisserez en héritage à vos fils après vous pour qu'ils les possèdent à titre de propriété perpétuelle." (Lv 25, 44-46) Et "Le serviteur qui connaissant la volonté de son maître n'aura rien fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups." (Lc 12, 47). Et parfois Jésus ne semble pas futé et prend des décisions aberrantes : apercevant de loin un figuier il alla voir s'il y trouverait quelque chose; et, s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. Vexé, il le dessécha. Le vrai miracle n'aurait-il pas été d'y faire pousser des figues hors saison ? (Mc 11, 13-14).

Mais, depuis, l'Eglise a, en outre, renoncé à l'interprétation littérale et historicisante de la Bible et préconise maintenant toutes les techniques modernes pour l'exégèse biblique. En 1993, le cardinal Joseph Ratzinger (futur Benoît XVI) a présenté à Jean-Paul II, au nom de la Congrégation de la doctrine pour la foi, un rapport volumineux allant dans ce sens. Il faut dire que chez les chrétiens les textes sacrés n'ont pas été dictés par Dieu mot à mot mais seulement inspirés par Lui. Et l'inerrance biblique n'est maintenant plus prise au pied de la lettre : "En effet, pour vraiment découvrir ce que l'auteur sacré a voulu affirmer par écrit, il faut faire minutieusement attention soit aux manières natives de sentir, de parler ou de raconter courantes au temps de l'hagiographe, soit à celles qu'on utilisait à cette époque dans les rapports humains." (Dei Verbum 12)

Heureusement, il y a le paradis. Dans les évangiles, le "Royaume des Cieux" ou le "Royaume de Dieu" apparaissent 82 fois. C'est un endroit qui n'est pas de ce monde (Jn 18, 36). Ce n'est pas un lieu matériel mais un état spirituel, c'est un endroit de béatitude où la seule occupation est d'adorer Dieu. Le paradis chrétien n'est pas aussi folichon que le paradis musulman comme nous le verrons, et personne n'est trop pressé de s'y retrouver. En outre, contrairement au Coran, la Bible ne promet pas qu'en se sacrifiant pour tuer des mécréants (chacun a les siens) on se retrouve sur-le-champ dans le Royaume de Dieu.

Les religions se réclamant du Coran

Pendant le Ramadan 2017, les attentats au nom de l'islam dans le monde ont été au nombre de 174, faisant 1595 morts. Il n'y eut aucun attentat au nom d'une autre religion, mais 2 qui ont fait 2 morts le furent par des islamophobes ayant perdu patience. En Europe, la règle est de dire que ces atrocités n'ont rien à voir avec l'islam. Et on se contente, après chaque drame, d'un déballage de fleurs, nounours, billets d'amour, embrassades émues de personnes non musulmanes qui disent : "Pourquoi ?" sans chercher vraiment à comprendre. Simone de Beauvoir dit que le fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance mais le refus de savoir.

Yann Moix écrit : "On nous dit : "Cela n'a rien à voir avec l'islam." Imaginons que les terroristes, avant chaque carnage, se mettent à chanter un refrain des Beatles au lieu de crier "Allahou akbar !": on finirait bien, au bout d'un moment, par aller regarder ce qui, dans la discographie des Beatles, déclenche cette folie. Personne ne dirait : "Cela n'a rien à voir avec les Beatles." Il faut bien le dire : s'il n'y avait pas d'alcool il n'y aurait pas d'alcooliques, et s'il n'y avait pas d'islam il n'y aurait pas d'islamistes.

Bien sûr tous les musulmans ne sont pas des terroristes, loin s'en faut. En Europe ils ne sont même pas tous pratiquants. Mais reconnaissons qu'être un musulman modéré et ouvert ce n'est pas facile. Il n'y a qu'un seul Coran dicté par Dieu et donc inamendable (sourate 6 verset 115) et on y trouve des sourates comme celles-ci :

"Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité..." (Sourate 9 verset 29).
"Ne prenez pas d'alliés parmi les mécréants, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux, ni allié ni secoureur."
(Sourate 4 verset 89).
"Combattez-les. Allah, par vos mains, leurs infligera le supplice douloureux, les couvrira d'ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d'un peuple croyant de la haine qui les habite." (Sourate 9 verset 14).
Dès lors, la Hijra ou l'immigration musulmane représente un moyen efficace pour réaliser cet objectif.

Arrêtons là car 396 versets sont haineux, belliqueux, esclavagistes et appellent à tuer les apostats et les infidèles ; 129 versets prônent la guerre et le djihad ; 41 versets sont misogynes. Par contre, le terme "amour" n'est repris nulle part. Il en est de même dans les hadiths qui sont réputés témoigner des paroles et des actes de Mahomet, "le beau modèle", et sont parfois plus dangereux que le Coran lui-même. En voici un parmi des milliers d'autres : "J'ai été victorieux par la terreur" (Bukhari 4.52.220).

Alors à quels commandements les musulmans modérés vont-ils désobéir sans risquer l'enfer horrible et perdre le paradis qui est si attrayant ? Dire que l'islam est une religion de paix et d'amour, c'est bien, mais où cela se trouve-t-il dans les textes "sacrés" ? En plus, l'Oumma, la communauté-nation islamique, transnationale qui selon le Coran est la meilleure du monde (sourate 3, verset 110), par un effet de surveillance interne permanente, veille et stigmatise ceux qui voudraient sortir du "droit chemin" et ne laisse pas s'égarer les brebis atteinte du virus de la liberté de conscience. Et il ne fait pas bon être un apostat dans les pays musulmans..

Le coran est ainsi conçu qu'il contient des versets abrogeants et des versets abrogés cela étant prévu dans la sourate 2, verset 106. Les versets abrogés se situent généralement dans la période mecquoise (610 à 622) mais figurent toujours dans le Coran et les versets abrogeants qui sont nécessairement postérieurs, dans la période médinoise (622 à 632). Malheureusement, outre l'imbroglio des abrogations, le classement des sourates se fait par ordre de longueur décroissant et non chronologiquement ce qui rend le livre hermétique même pour les musulmans l'ayant appris par coeur, et permet de maintenir un certain flou sur la paix et la tolérance en particulier à l'intention des kouffars (mécréants). Dans la période mecquoise Mahomet est un prédicateur qui puise ses idées relativement pacifiques notamment dans la tradition juive et chrétienne. Dans la période médinoise, par contre, c'est un chef d'Etat qui a réussi, un guerrier implacable amateur de butins et d'esclaves sexuelles, d'où les abrogations. Nous devons constater que c'est un islam archaïque, fidèle à sa tradition et en décalage avec les valeurs occidentales qui est prêché dans "nos" mosquées. On y promet aussi le paradis, en priorité pour les martyrs qui se feront exploser au milieu des kouffars, (Sourate 9, verset 111) : "Allah, a établi ainsi son pacte avec ses fidèles : "Je vous ai acheté vos âmes : Vous tuez et vous vous faites tuer; en échange vous recevrez mon paradis. Tels sont ma promesse et mon engagement !"

Or, le paradis d'Allah est tentant. En voici un aperçu parmi d'autres. (Sourate 56, versets 12 à 24) : dans les jardins des délices seront les élus, sur des lits ornés d'or et de pierreries, s'y accoudant et se faisant face. Parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes, avec des coupes d'une liqueur qui ne leur provoquera pas de maux de tête, et des fruits de leur choix. Et ils auront des houris aux yeux grands et beaux. On peut aussi y boire du vin, car il n'enivre pas (sourate 83, verset 25)

L'islam qui veut dire soumission n'a pas évolué, et ceux qui s'y rattachent abandonnent toutes possibilités de critiques. On leur dicte comment faire chaque geste du quotidien, ce qu'il faut manger et quand, et comment pratiquer les actes les plus triviaux. Il faut ajouter le refus des chefs religieux musulmans de traduire le Livre et certaines prières comme la fatiha en dialectes arabes, la langue originale étant souvent incompréhensible pour le commun des fidèles qui s'en remettent aux prêches. En outre, le Coran est toujours psalmodié dans les mosquées pour donner une aura aux textes au détriment de la compréhension.

Il n'est pas question ici de s'attaquer à des hommes, mais d'observer une religion totalitaire dont le but proclamé est de conquérir le monde et d'établir partout sa loi, la charia, qui définit dans le détail le droit civil, le droit de la famille, le droit pénal et le droit commercial selon le message d'Allah. Une loi qui rejette les autres religions et surtout les athées auxquels l'Arabie Saoudite a même interdit l'entrée sur son territoire.

Il faut le dire haut et fort : le racisme (une religion n'est toutefois pas une race) et la haine ne sont jamais justifiés, jamais ! La vigilance si. D'ailleurs, j'imagine aisément que, confié à une madrasasas dès mon plus jeune âge, sommé d'apprendre les 6200 versets du Coran par coeur au détriment de mes facultés de raisonnement, entouré depuis d'imams imprécateurs, baignant dans la piété familiale, confiné dans mon oumma protectrice, craignant le plus terrible enfer éternel qui se puisse imaginer, je serais peut-être maintenant un musulman fanatique se prosternant cinq fois par jour en signe de soumission, et prêt à partir sus aux infidèles comme l'ordonne Allah. Mais le fait d'éprouver une certaine empathie ne doit pas nous empêcher d'appréhender les menaces que cette religion fait peser sur une liberté de pensée et d'expression si difficilement acquise en Occident. Un retour au VIIème siècle n'est pas tentant.

Les dignitaires musulmans ne s'en cachent pas, il s'agit bien de faire basculer l'Europe dans la charia. En voici quatre exemples :
  1. Youssouf Al Qarasadawi (savant, c'est-à-dire théologien dans l'islam) : "Grâce à vos principes démocratiques, nous vous envahirons. Grâce à notre démographie et à nos principes coraniques, nous vous vaincrons." ;

  2. Marwan Muhammad (Directeur du CCIF -Collectif contre l'islamophobie en France), à la mosquée d'Orly : "Qui a le droit de dire que la France, dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n'a le droit de nous enlever ça. (...) Personne n'a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu'est l'identité française." ;

  3. Ahmed Jaballah, ancien président de l'Union des organisations islamiques de France : "L'UOIF est une fusée à deux étages Le premier étage est démocratique, le second mettra en place une société islamique." ;

  4. sans oublier Erdogan : "La démocratie, c'est comme un autobus. Une fois arrivé au terminus, on en descend." Et bien d'autres.

Conclusion

Il n'existe plus dans le monde de religions menaçantes en dehors de l'islam, soit qu'elles se sont "assagies", soit qu'elles ne sont pas ou plus conquérantes (nous avons examiné la chrétienté dont l'évolution en ce sens a été marquante). Y a-t-il de l'espoir de voir l'islam évoluer profondément ?

Un exemple récent se doit d'être examiné. Le samedi 8 juillet dernier, des imams ont lancé une "marche contre le terrorisme" qui les a menés sur les lieux d'attentats récents en Europe. Cette initiative a été prise par l'imam Chalgoumi connu pour son progressisme mais n'a pas suscité une adhésion significative de la part des musulmans. Tout au long du périple il y eu plus de journalistes bienveillants que de participants. Même le Conseil français du culte musulman (CFCM) a refusé de s'y associer enlevant à la démarche toute légitimité. Un participant, Hocine Drouiche, vice-président des imams de France, a déclaré à la chaîne allemande Deutsche Welle : "La majorité des musulmans n'accepte pas nos discours" et encore : "ma famille et moi avons été menacés par la communauté musulmane en raison de cette conception tolérante. Certains imams qui participent à la marche perdront leur emploi [dans les mosquées] pour avoir exprimé leur point de vue [rejet du terrorisme]". Quoi qu'il en soit, on aurait aimé 50000 voire 100000 modérés de la "religion de paix et d'amour" dans leur entourage. Sachons aussi qu'en dehors du rejet du terrorisme et malgré sa réputation de progressiste, Chalgoumi a des idées pointues sur l'islam. Il trouve normal de voiler sa femme et que tout le monde mange halal dès lors qu'il y a plus de 30% de musulmans dans un pays. Il ne faut jamais se réjouir trop vite.

Dans le Coran, on trouve à citer des formules attrape-kouffars comme :
  1. "Pas de contrainte en religion" (s 2, v 256) qu'on ne peut lire sans la sourate 9, versets 5 et 29 où il est question de combattre tous ceux qui ne croient pas en la vraie religion ;

  2. La sourate 6, verset 151, dit : "Ne tuez personne sans une juste raison, car Dieu a fait la vie sacrée." Tout est dans "Sans une juste raison...". Tuer un apostat, un mécréant, une femme adultère... comme prévu dans le Coran et la charia est une juste raison !!
Y a-t-il une solution ? Ne pourrait-on ne conserver dans la pratique que les sourates mecquoises ? C'est ce que préconisait Mahmoud Muhammad Taha (1909-1985) qui estimait que les versets médinois étaient des "versets subsidiaires" valables au VIIème siècle, et inadaptés à notre époque. Mais il fut pendu pour hérésie. Il y a tous ceux qui dans un pays musulman, où à l'étranger où ils ont fui, osent critiquer l'islam à leurs risques et périls. Maigre espoir.

Et puis il y a cette fameuse taqîa (3, 28 et 16, 106) qui permet le mensonge sur sa foi dans l'adversité ou en vue d'une conquête et empêche d'y voir très clair dans les messages des uns et des autres.

Etant pessimiste de nature, je suis sceptique quant à un aggiornamento de l'islam, d'autant que différents courants l'animent et compliquent les choses. Je ne puis que faire appel à l'instinct de conservation du monde occidental qui, en plein relativisme, en pleine repentance ne semble pourtant pas réagir à bon escient, voire réagir tout court. J'ai peur que notre liberté d'expression et notre liberté de ne pas croire et de le dire ne soient un jour en jeu. Ronald Reagan lorsqu'il parlait de liberté prenait la précaution de dire que celle-ci n'est jamais plus éloignée que d'une génération de l'extinction.


Guilain Delwiche



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