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Religions ?...Vous avez dit religions ?par Jan Gahel - 04/03/2016 Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs. Les hommes (et les femmes) ont toujours voulu connaître la place qu'ils pensent être la leur dans l'immense organigramme du monde. La religion, quelle qu'elle soit, enseigne à ses fidèles que le monde des vivants est limité, que la vie est éphémère par nature et qu'elle n'a donc pas de réelle valeur. On naît, on vit puis on meurt. L'après-vie, en revanche, donnerait accès à l'éternité puisqu'en effet, ceux et celles qui meurent ne reviennent jamais. Ainsi, puisque la mort est éternelle, c'est bien l'après-vie qui serait important et pas le royaume illusoire de la vie. Partant de ce postulat, toute religion enseigne que chacun doit gagner son petit coin d'éternité (le paradis !...) et que la vie, tel un rite de passage, ne serait qu'un moyen d'y accéder. La vie ne serait donc rien d'autre qu'une illusion transitoire ne pouvant être comparée à la glorieuse immortalité qui nous attendrait au delà de la mort. La vie ne serait donc qu'une possibilité qui nous est offerte pour forger la capacité et la résistance de notre âme. Le sacrifice de soi, l'abnégation, le sacerdoce sont, d'un point de vue religieux, autant de façons de reconnaître que la vie n'a aucun sens. A l'inverse, la perspective de l'éternité serait la seule chose qui devrait motiver un esprit rationnel. Ainsi, en sacrifiant tout ou partie de sa personnalité, l'être humain affirmerait qu'il rejette l'illusion de l'existence pour le séjour éternel qui l'attend après sa mort. Et qu'importe s'il passe à côté de choses qui le feraient grandir et s'améliorer et qui le rendraient meilleur et que la religion nomme "Tentation" ! Sacrifier des années de son existence, voire toute son existence, serait un prix à payer bien dérisoire pour sauver son âme. Mais celui qui préfère connaître le bonheur terrestre, celui qui, d'un point de vue religieux, commet le péché, proclamerait aisni qu'il n'a que mépris pour le plan conçu pour sauver ton âme. Dans ce cas, qui serais-tu pour douter de celui qui a fait que tu existes ? De quel droit oserais-tu placer tes petits désirs personnels avant le dessein qui a été conçu pour toi ? Qu'est-ce qui t'autoriserait à cracher sur l'éternité qui t'est offerte ?... Au fil des temps, pour développer la religion, pour la faire connaître, pour évangéliser d'autres contrées, des hommes - beaucoup d'hommes - sont morts au nom de LA religion. Mais qu'importe ? Ne serait-ce pas là la plus belle cause du sacrifice de la vie d'un croyant ? Ne devrions-nous pas tous nous disputer cet honneur ?... Et, dans ce cas, puisqu'une vie n'est rien dans le grand mystère de la création, tuer des incroyants aiderait les autres à ouvrir leurs yeux à notre croyance et apporterait le salut aux "brebis égarées" en leur permettant de revenir dans le giron du "créateur". A toute époque, cette mission "sacrée" fut accomplie par des croyants de toute religion et de toute région. Dans la religion, les gens entendent ces préceptes toute leur vie et finissent par y croire dur comme fer. Ils croient également que ceux qui ne les respectent pas méritent une éternité de souffrance (l'enfer !). Comment les victimes de ce bourrage de crâne peuvent-ils raisonner différemment ? Ils sont piégés et conditionnés et n'ont aucune envie d'échapper à leur situation. Pour eux, aimer la vie et viser son propre accomplissement revient à délaisser l'éternité pour un bonheur frivole, impie et temporaire. Ils renoncent à toute satisfaction immédiate et jadis, les plus zélés devenaient même experts dans l'art de dénoncer les déviants (ex. : les sorcières), trouvant là aussi un moyen de remettre des "pécheurs" sur le droit chemin. Longtemps (et il en est encore aujourd'hui), les adeptes d'une religion abominaient ceux qui ne partageaient pas leurs convictions et considéraient que l'enseignement reçu ne pouvait être remis en cause puisqu'il émanait directement de "dieu". Ainsi, un pape, un évêque, un curé, un pasteur, un rabbin, un ayatollah seraient tout simplement l'incarnation de la "parole divine". Des gens, croyants mais également sceptiques, avancent parfois la notion du doute, l'absence de certitude, l'ignorance du désir du "créateur". La réponse des tenants du "grand mystère" est toujours la même : Vouloir savoir ce que "dieu" veut qu'on ignore est un manque de foi ! C'est la nature même du mystère divin qui confère à la foi toute sa valeur. Quel serait le mérite des dévôts si l'objet de leur croyance se manifestait à ses fidèles ? En revanche, celui qui croit aveuglément, sans chercher ni demander de preuves, serait un parangon de vertu. Parmi les croyants les plus aveugles, naissent les fanatiques religieux. Ceux là sont en totale immersion dans leur mysticisme, ils n'éprouvent que mépris (haine ?...) pour ceux qui n'embrassent pas leur foi et, pour eux, les pires ennemis sont les athées qui sont le symbole de l'anathème absolu. Leur endoctrinement est poussé à l'extrême, il devient une part d'eux mêmes et ils ne le voient plus comme une idée discutable mais comme l'incarnation de leurs sentiments. La religion s'est toujours échinée à abêtir les peuples et à se présenter comme un savoir en faisant de la foi sa valeur suprême. Les croyances puis les religions sont nées de l'homme et ont évolué avec lui, au fur et à mesure des développements de l'humanité. Mais, la croyance prend sa source dans l'imagination humaine et l'imagination ne peut résister à l'épreuve de la réalité. Croyances et religions sont appelées à disparaître. Tôt ou tard !... Patience !... Jan Gahel Voir la page d'accueil sur la religion ![]() ![]() |