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Mais peut-on parler de l'islam à la fin ?


par Guilain Delwiche  -  19/07/2016




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




Le déni occidental

Il se passe une chose curieuse, les Occidentaux d'origine sont muets et apeurés lorsqu'il s'agit de parler, même à charge et à décharge, de cette religion en plein développement qu'est l'islam. Il faut dire qu'une simple considération négative publique, ne portant pas sur les personnes pourtant mais sur les dogmes du Coran, des hadiths ou du prophète peut les amener en justice où des officines spécialisées et financées par l'impôt ont pour seul boulot de les attraire (LDH, UOIF, SOS racisme, MRAP...). Car, phénomène étrange, la critique de cette religion (mais d'aucune autre) est considérée comme l'expression d'une haine acharnée, d'un racisme nauséabond (depuis quand une religion est-elle une race ?). Les médias mainstream, "politiquement corrects", parlent à tort et à travers de dérapage, de populisme et d'extrême droite. Et la chambre correctionnelle n'est jamais loin.

Etrange en effet : des intellectuels, parfois bouffeurs de curés et libertaires, se consacrent sans compter à la défense de la religion jusqu'à preuve du contraire la plus identitaire, la plus rétrograde et la plus violente au monde et en acceptent les exigences les plus saugrenues. Des catholiques européens, le Pape en tête, dont les fidèles sont persécutés voire massacrés dans les pays musulmans, s'acharnent à revendiquer une sorte d'oecuménisme qui n'a aucune chance d'être partagé. La traditionnelle gauche de tous les combats : égalité, antiracisme, droit des homosexuels, des minorités, de la femme, mariage homosexuel... n'est pas en reste alors même que les idées qu'elle défend sont rejetées, interdites et punies par la loi (et parfois cruellement) dans les pays où règne un islam majoritaire. Même les féministes, pourtant particulièrement concernées par la misogynie étalée dans le Coran, se gardent de trop insister.


La repentance des Occidentaux

Tout se passe comme si de nombreux "Européens de souche", épouvantés par l'horreur de leur malheureuse guerre de 14-18 et par les théories du fascisme et du nazisme qui débouchèrent sur la deuxième guerre mondiale et la shoah, ainsi que par leur passé colonial qui ne sont pas si loin, étaient pétris d'une repentance telle qu'elle paralyse leur sens critique et les empêche de porter sur l'islam un rigoureux regard investigateur. D'où aussi la réaction des gouvernements, des "élites" et de l'infosphère qui estiment que faute de mentir et d'édulcorer la réalité, ce qu'ils font sans vergogne, les masses européennes, excités par des populistes racistes, se révolteront voire déclencheront une guerre civile au nom d'une peur de l'autre maladive.

Le passé c'est l'Histoire et nos contemporains n'ont pas à se sentir coupables des crimes de leurs ancêtres qu'ils n'ont pas pu commettre avant d'être nés. (Seul le ridicule "péché" d'Adam et Eve est censé se transmettre à toute leur descendance). D'autant que ces crimes furent le fait des uns comme des autres. Ainsi reproche-t-on aux Européens les Croisades (1095-1291) qui ont fait deux millions de morts, mais on oublie les atrocités musulmanes et le génocide des hindous qui ont fait quatre-vingt millions de morts (1000-1525). (Encore aujourd'hui la chaîne de hautes montagnes centrée sur l'Afghanistan et le Pakistan porte le nom d'Hindou Kouch qui signifie "massacre des Hindous"). Et le génocide des Arméniens il y a cent ans ! Quant à l'esclavage, il comporta trois traites : la traite interafricaine (quatorze millions d'individus), la traite arabo-musulmane (dix-sept millions) et la traite atlantique (onze millions). Le principe (accepté dans les textes "saints" de toutes les religions) est abominable quel que soit le nombre respectif, mais pourquoi les descendants des Occidentaux qui furent les seuls à décréter l'abolition (France 1848) devraient-ils continuer de battre leur coulpe alors que des islamistes le pratiquent toujours, ici ou là, sans état d'âme. Il faut être lucide sur le passé, en tenir compte pour changer les choses, mais tout en évitant l'autopunition permanente, le masochisme hors de propos, la dette infinie à l'égard du reste du monde et le déni des dangers qui se profilent à l'horizon.

Religion apaisée et religion belliqueuse

Voilà quatorze ans que je suis un observateur infatigable de l'islam : j'ai commencé après le massacre des tours jumelles, ayant compris que ces kamikazes illuminés avaient pour but d'amplifier une guerre religieuse à sens unique qui allait assombrir le monde.

Ayant, avant cela et en tant qu'athée, approfondi les croyances chrétiennes dans lesquelles j'ai été élevé, et appréhendé toute l'absurdité de leurs dogmes, j'ai toutefois pu constater l'évolution des Eglises qui s'en revendiquent vers une croyance relativement privée. Certes, la désaffection de la pratique religieuse chez les chrétiens ne témoigne pas toujours d'un abandon de l'irrationnel et de la religiosité, mais la profusion des variantes individuelles atténue le risque d'un regroupement va-t-en-guerre. Je n'ai rien contre les religions qui pratiquent un prosélytisme modéré et respectueux des autres opinions. Après tout l'athéisme n'est pas à la portée de tout le monde et si certains ont besoin de nier la mort par des croyances magiques, ça ne me regarde pas. Certes, ces Eglises furent dangereuses, et gardent dans certains pays un pouvoir d'influence politique et/ou financier énorme (Pologne, Russie, Grèce...), mais le dernier citoyen à avoir été torturé et exécuté comme "impie, blasphémateur et sacrilège" en France est le chevalier de La Barre en 1766, il y a tout de même 250 ans.

Par contre les crimes et les génocides commis au nom de l'islam, si ce fut une constante de cette religion idéologique durant 1400 ans, c'est aussi maintenant ! Cette religion reste ce que ses textes sacrés en faisaient du temps de Mahomet, cruelle, guerrière et conquérante. Et la sauvagerie de l'EI et les attentats d'aujourd'hui ne font que s'y conformer ! Et c'est cela qui est grave.


Une religion totalitaire en progrès dans le monde

Pour éviter le retour de cette barbarie qui fut le fait de quasi toutes les religions et Etats dans le passé, les Occidentaux n'ont-ils pas inventé les droits de l'homme, qui garantissent la liberté de croire ou de ne pas croire, l'égalité entre hommes et femmes... Les pays islamiques n'y adhèrent pas car l'islam est foi et loi et n'autorise pas la remise en question de la charia, loi rétrograde issue de leurs dogmes figés. Et certes les pays musulmans ont bien signé au Caire en 1990 leurs propres droits de l'Homme, mais dans le cadre strict de cette charia et en réaffirmant le rôle civilisateur et historique de leur communauté, l'oumma, dont Allah a fait selon le Coran la meilleure communauté au monde (Raciste va !).

Les athées ont tout à redouter de l'islam : "Et craignez le Feu préparé pour les mécréants", dit la sourate 3 verset 131. Et l'Arabie Saoudite interdit l'entrée sur son territoire aux Juifs et aux athées. Est-ce que cela va changer ? Cela paraît difficile : un hadith ne fait-il pas dire à Muhammad "Toute innovation est hérésie, toute hérésie est égarement et tout égarement mène à l'enfer." Dans l'Islam, le pouvoir séculier a parfois fait évoluer les moeurs, modestement et localement, comme pour le port du voile, mais un réveil religieux a toujours suivi qui a gommé ces initiatives. Certes, nous ne sommes pas obligés d'aller vivre dans les pays de l'OCI., mais l'islam n'est-il pas en train de venir vers nous à grandes enjambées migratoires? Appelé parfois par des bienpensants qui recherchent une sorte de rédemption par l'immigration ! Il ne s'agit pas d'être envahi par des armées conventionnelles d'ailleurs équipées par nos soins, mais par un peuplement progressif fort marqué religieusement qui s'amplifiera ensuite par un très important écart de natalité. Un des fondateurs de l'Union des Organisations Islamiques de France, Ahmed Jaballah, nous a prévenus : "L'UOIF est une fusée à deux étages Le premier étage est démocratique, le second mettra en place une société islamique." Il ne s'agit pas d'avoir peur d'autres hommes mais de leur croyance en un Coran intolérant agressif et conquérant qui est réputé parole de Dieu et donc inamendable. Il a fallu des millénaires pour que l'athéisme ait droit de cité chez nous, il est donc normal que l'on s'inquiète d'un retour en arrière.


Les attentats et l'islam

Après chaque attentat, un imam de service, une femme voilée ne manquent pas de proclamer : "Ce n'est pas cela l'islam, c'est une religion d'amour et de tolérance." Il faut bien calmer l'émotion que ces atrocités suscitent ! Notons tout de même que pour la première fois, à l'appel collectif des mosquées de Mantes-la-Jolie, 3 ou 4000 personnes ont participé à une marche silencieuse en hommage au couple de policiers assassinés par un islamiste dans le bourg voisin de Magnanville, derrière une prudente banderole en tête "Mobilisons-nous contre la barbarie". Barbares en effet ces attentats au cri d'Allah Akbar qui sont nombreux et sans limites dans la cruauté. Dans l'odieux attentat au camion, à Nice ce 14 juillet, on parle déjà d'un solitaire déprimé et déboussolé sans lien avec la religion d'amour. C'était déjà le cas pour Mohammed Merah en 2012. S'il n'y avait pas d'alcool il n'y aurait pas d'alcooliques. S'il n'y avait pas l'islam il n'y aurait pas d'islamistes.

Cette fois, s'ils étaient sincères, les musulmans devraient être cent mille dans la rue à refuser le terrorisme islamique et leurs imams devraient être clairs au sujet des versets dépassés du Coran. Certes tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais à peu près tous les terroristes sont musulmans (plus de trente mille attentats depuis le massacre des tours jumelles en 2001).

Les intégristes catholiques, ce sont des gens qui veulent revenir aux rites tridentins, grand bien leur fasse, mais ça fait tout de même moins peur que l'intégrisme musulman.


Un islam modéré est-ce possible ?

Un islam modéré et tolérant est-il envisageable dans nos contrées ? Les musulmans qui le pratiquent ou le pratiqueraient prendraient le risque de perdre le paradis et surtout de gagner l'enfer. Un hadith dit : "le jour de la résurrection, le Prophète -la paix et la bénédiction sur lui- sera rejoint par ceux qui l'avaient écouté de son vivant. Certains, cependant, seront chassés et repoussés vers l'Enfer par le jugement de Dieu. Le Prophète dira alors : "Ils faisaient partie de ma communauté". Et il lui sera répondu : "Tu ne sais pas quelles innovations ils ont introduit après toi !" Et le Prophète répondra dès lors : "Arrière ! Arrière ! Vous qui vous êtes détournés de ma tradition !" Voilà de quoi rendre craintifs les musulmans modérés

Certes, la sourate 2, verset 256, proclame "Nulle contrainte en religion." Malheureusement ce verset a été abrogé par la sourate 9, verset 5, qui dit : "Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux."

Le coran est ainsi conçu qu'il contient des versets abrogeants et des versets abrogés autorisés par la sourate 2, verset 106. Les versets abrogés se situent généralement dans la période mecquoise (610 à 622) et les versets abrogeants qui sont nécessairement postérieurs, dans la période médinoise (622 à 632). Malheureusement, outre l'imbroglio des abrogations, le classement des sourates se fait par ordre de longueur décroissant et non chronologiquement ce qui rend le livre hermétique même pour les musulmans l'ayant appris par coeur, et permet de maintenir un certain flou sur la paix et la tolérance à l'intention des kouffars (mécréants). Dans la période mecquoise Mahomet est un prédicateur qui puise ses idées relativement pacifiques notamment dans la tradition juive et chrétienne. Dans la période médinoise, par contre, c'est un chef d'Etat qui a réussi, un guerrier implacable amateur de butins et d'esclaves sexuelles, d'où les abrogations.


Le Coran est agressif et souvent difficile à déchiffrer

Beaucoup de versets peuvent être mal interprétés quand on les lit trop vite. Ils sont ainsi susceptibles de servir à duper le mécréant qui a autre chose à faire qu'à approfondir ce monument fastidieux fait essentiellement de menaces et d'interdictions.

Ainsi la sourate 6, verset 151, dit : "Ne tuez personne sans une juste raison, car Dieu a fait la vie sacrée." Tout est dans "Sans une juste raison...". Tuer un apostat, un mécréant, une femme adultère... comme prévu dans la charia est une juste raison !!

Ou encore: "Nous avons prescrit, pour les Enfants d'Israël, que celui qui tue une personne non coupable d'un assassinat ou d'un péché, celui-là a agi comme s'il avait tué toute l'humanité." Mais ne nous réjouissons pas trop vite, les "savants" musulmans indiquent que cette règle ne concerne que les Enfants d'Israël (les Juifs) et non les musulmans.

Et il y eut même des versets très accommodants (sourate 53, versets 19 à 23). En parlant de déesses préislamiques de La Mecque, Mahomet fut conciliant : "Ce sont des femelles très élevées dont l'intercession, en vérité, doit être demandée." Ces versets furent modifiés ensuite comme ayant été dictés par Satan. Cet épisode inspira l'oeuvre de Salman Rushdie : "Les versets sataniques" et l'auteur fut l'objet d'une fatwa de mort toujours en cours.

Et la plupart du temps, on trouve des versets comme ceux-ci, qui nous mènent loin d'une religion de tolérance et d'amour:
"La parole de Dieu s'est révélée en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles." (6, 115)

"Ô vous qui croyez ! Combattez les mécréants qui sont autour de vous. Qu'ils trouvent en vous de la dureté ! Et sachez que Dieu est avec ceux qui lui obéissent." (9, 123)

"Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués." (9, 111)

"Ne faiblissez pas et ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous !" (Sourate 47, verset 35)

Y a-t-il des courants réformateurs ?

On ne peut être un musulman modéré qu'en ignorant la plupart des injonctions du Coran. Et cela est difficile car l'oumma (de umm : mère), la communauté qui unit les musulmans indépendamment des nationalités, veille et ne laisse pas s'égarer les brebis atteintes du virus de la liberté de conscience.

Il faudrait que de puissants courants réformateurs soient répandus par des imams et qu'une sorte d'aggionamento voie le jour. On en est loin.

Il est vrai qu'il y eût des musulmans qui prônèrent de ne conserver dans la pratique que les textes mecquois, sans pour autant dépecer le Coran intégral, maintenu au titre de patrimoine religieux. Après tout c'est ce qu'ont fait les chrétiens avec l'Ancien Testament, qu'ils ne renient pas mais relativisent, par exemple en ne prenant pas à la lettre le "Livre de Josué" appelant au génocide. Ce fut le cas de Mahmoud Muhammad Taha (1909-1985) qui estimait que les versets médinois étaient des "versets subsidiaires" valables au VIIème siècle, et inadaptés à notre époque. Mais il fut pendu notamment pour hérésie. Pas facile d'être un réformateur en islam !

Actuellement, il est des apostats de l'islam qui se risquent à la critique des "textes sacrés". Bien entendu, la plupart du temps, ils ont fui en Occident et sont menacés de mort. Leurs livres ou conférences sont passionnants. Certains journalistes et écrivains restent dans leur pays et osent dire des choses qui seraient lourdement condamnées chez nous sur plainte d'une officine antiraciste. En 2010, Ahmed Al-Sarraf, Al-Qabas, écrit dans un journal koweïtien : "Quand elle (l'Europe) défend son identité et sa façon de vivre, nous n'avons pas le droit de nous en offusquer. Elle ne fait que défendre la démocratie et les libertés individuelles contre une pensée religieuse, celle de l'islamisme. Il faut être objectif pour comprendre les réactions de colère des Européens face à "l'assaut culturel et humain" musulman. Au bout d'une ou deux générations, le monde entier, et le monde arabe en premier lieu, regrettera l'Europe telle qu'elle avait été jusque-là. Celle-ci aura été transformée sous l'effet de l'immigration musulmane. Les Européens ont donc raison de s'inquiéter (...) C'est effrayant de voir que ceux qui ont fui les dictatures politiques, militaires ou religieuses voudraient transformer l'Europe en quelque chose qui ressemblerait à ce à quoi ils cherchaient à échapper."


Le Coran est-il un livre d'amour et de tolérance ?

Si on appliquait les mêmes règles que celles qui ont cours pour les publications ordinaires, le Coran devrait être interdit pour incitation à la haine et au crime, pour racisme...

Les courageux kouffars qui se sont impliqués dans l'analyse du Coran ont pu constater que : 396 versets sont haineux, belliqueux, esclavagistes et appellent à tuer les apostats et les infidèles ; 129 versets prônent la guerre et le djihad ; 41 versets sont misogynes [1]. Par contre, le terme "amour" n'est repris nulle part. Il en est de même dans les hadiths qui sont réputés témoigner des paroles et des actes de Mahomet, le beau modèle, et sont parfois plus dangereux que le Coran lui-même.

Non, le Coran n'est pas un livre prônant la paix, la tolérance et l'amour ! Il suffit de le lire malgré son aridité, de se rendre sur les sites musulmans en français, de lire certains ouvrages écrits par des apostats érudits. Les athées ne peuvent rester indifférents aux menaces contre la liberté d'expression qu'il contient. Il leur appartient de résister. D'en appeler aux règles de la laïcité et d'informer tous ceux qui n'ont aucune notion du problème.


Guilain Delwiche



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Note :
  1. La liste de ces versets est disponible sur http://la-voie-de-la-raison.blogspot.com/2015/07/versets-coraniques.html



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