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Islam :

Le culte de l'interdit


par Georges Petitjean  -  13/06/2013




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




Les historiens savent combien il est hasardeux de juger une époque passée avec des critères contemporains, mais la lecture exhaustive du coran nous plonge dans un monde frustre et révolu. Sanctifié par le sceau du divin, le texte reste, à tout jamais, pétrifié dans un archaïsme barbare. C'est une ouvre immuable et intouchable, celle que Dieu lui-même aurait offerte à celui qui se présentait en son nom : Mahomet. En ce sens nul n'est en droit de la contester.

Les interdits


A défaut de convaincre par des arguments réfléchis, le Coran assène ses interdits. L'éloge de la souffrance et de la privation se substitue à l'aspiration au bonheur. Endurer la souffrance devient une des qualités premières du croyant (2:150): "Nous vous éprouverons par la peur et la faim, par les pertes de vos biens et de vos hommes, par les dégâts dans vos récoltes. Annonce des nouvelles heureuses à ceux qui souffriront patiemment."

Le musulman évolue dans un monde simplifié, selon un schéma binaire régit par deux maitres-mots : le "Halal" et le "Haram", le licite et l'illicite.
Pour assurer l'application de ces nombreuses contraintes et interdits que les croyants endurent tout au long de leur vie, la religion omniprésente décharge sur les consciences un fardeau de menaces et de superstitions.

Contrainte alimentaire, sexuelle, matrimoniale, relationnelle, vestimentaire pour les femmes, sacrificielle pour l'enfant par la circoncision, culturelle, sociale, liturgique journalière. Une multitude de règles envahissent le quotidien du croyant et régule son existence du berceau au tombeau.

Jouant sur la dualité sanction-récompense, avec pour tout bénéfice, la promesse du paradis, les interdits et les obligations jalonnent le parcours du croyant:

L'alcool

L'interdiction faite aux musulmans de consommer de l'alcool apparait clairement comme corollaire de la pratique quotidienne des cinq prières. A cette occasion Il est demandé au musulman d'avoir l'esprit clair.
4:.43 : "(.) N'approchez pas de la Salat (Prière) alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites (.)"
Dans "Le Hadith du Prophète Muhammad" on peut lire :
Abu Dawud 38:4467 : "Le Prophète a dit : - Si ils boivent du vin, flagellez-les, si ils en boivent encore, flagellez-les si ils en boivent encore tuez-les."
Mais comme c'est souvent le cas dans le "Livre parfait", une sourate vient en contredire une autre et ce qui n'est pas recommandé dans la 4ème devient parfaitement licite dans trois autres : Dans la seizième il est question des dons et bienfaits que le seigneur a offerts aux hommes. Le vin de palme ou de raisin, en font clairement partie, et ne sont cités que pour leur qualité enivrante.
16:67 : "Des fruits des palmiers et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. (.)."
76:16 "Et aux vertueux sera donné une tasse de vin mélangé avec du gingembre"
83:25 "un vin, choisi et scellé sera donné aux croyants pour être bu"

En revanche, au paradis toute ambigüité est levée et le vin y coule à flots :
56:18 : "les enfants du paradis présenteront aux justes, des gobelets, des aiguières et des coupes remplies de vin exquis."
Et 76:5 : "Les justes boiront des coupes où le nectar sera mêlé au vin".


L'homosexualité

Pour aborder le thème, Mahomet reprend le mythe de Loth énoncé dans la Bible :
Loth, neveu d'Abraham, habite à Sodome près de la mer morte. A l'instar de Gomorrhe, sa voisine, la ville est pervertie par le vice. Dieu, annonce à Abraham qu'il enverra deux anges pour juger de la situation. Loth les accueille mais les hommes de la ville encerclent la maison et menacent de les violer tous. Loth tente une négociation en proposant en échange ses deux filles "belles comme la lune". Au refus des hommes, les anges font appel à Dieu qui aveugle les agresseurs. Loth est, par le Seigneur, invité à quitter la ville qui sera détruite par le soufre et le feu.
L'homosexualité est dénoncée dans l'ancien testament et les évangiles : Jude 7 :8, Pierre 2 :6. Et la condamnation à mort est même explicite dans Lévitique 20 :13 et Romains 1 :32.
Mahomet reprendra à son compte l'interdit :
26:165 : "- Accomplissez-vous l'acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n'êtes que des gens transgresseurs." Soutenu par 27:54, 29:28, 21:74 et 54:33
On notera que pour l'Islam l'homosexualité n'existait pas avant la création des villes de Sodome et Gomhorre : 7:80 : "(.) -Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n'a commise avant vous ? (.)" En ce qui concerne la peine à appliquer à la faute, rien dans le Coran n'est clairement indiqué. Mais la sunna prescrit la peine de mort, le plus souvent par lapidation. Une peine maintenue dans plusieurs pays musulmans : l'Arabie saoudite, l'Iran, le Nigeria, la Mauritanie, le Soudan et le Yémen. L'Iran affirme avoir suspendu l'usage de la lapidation pour l'application de la condamnation à mort des adultérins depuis 2002, ce qui est démenti par les faits et ne remet pas en cause la peine de mort concernant les homosexuels.

Le lesbianisme est aussi considéré comme un crime dans près de la moitié de ces pays ; les peines le concernant sont cependant en général moins sévères.

La transsexualité est en revanche tolérée comme une réparation clinique d'un déséquilibre entre l'âme et le corps de type hermaphrodite. Elle est légalement autorisée en Iran, en Turquie, et dans plusieurs autres pays à majorité musulmane.

Les aliments impropres à la consommation

Les restrictions du régime alimentaire sont inspirées par la cacherout des juifs, en étant moins sévères. Aucune allusion à une hygiène alimentaire adaptée aux conditions de conservation des aliments de l'époque, n'est mentionnée. La doctrine s'insinue dans la vie quotidienne du croyant, jusque dans "le fond de son assiette" pour éprouver sa soumission.

Une courte liste de recommandations est délivrée dans deux sourates :
5:4 : "Les animaux morts (Trouvés morts), le sang, la chair du porc, tout ce qui a été tué sous l'invocation d'un autre nom que celui de Dieu, les animaux suffoqués, assommés, tués par quelque chute ou d'un coup de corne ; ceux qui ont été entamés par une bête féroce à moins que vous ne les ayez purifiés par une saignée ; ce qui a été immolé aux autels des idoles , tout cela vous est défendu.", Confirmé en 2:68

Le régime alimentaire des juifs dont s'inspira en partie l'Islam est présenté, à postériori, comme une punition pour leur insoumission :
6:146 "Aux juifs, Nous avons interdit toute bête à ongle unique. Des bovins et des ovins, Nous leurs avons interdit les graisses, sauf ce que portent leur dos, leurs entrailles, ou ce qui est mêlé à l'os. Ainsi les avons-nous punis pour leur rébellion."
Réitéré en 16:118

Littérature et poésie

La légèreté d'une certaine littérature n'a guère les faveurs du prophète. De manière très inattendue, Mahomet invective personnellement dans la sourate 31, un arabe païen qui apporta de son voyage en Perse des recueils poétiques persans ! Le récit parait encore plus étrange quand on sait que c'est Dieu qui est sensé réprimander le lettré :
31:5 :"Parmi les hommes il en est un qui achète des histoires frivoles pour faire dévier par elles les hommes du sentier de Dieu : c'est l'effet de leur ignorance, et ils le tournent en dérision. Une peine ignominieuse leur est préparée."

Les relations amicales avec des non musulmans

Elles sont proscrites :
5 :51 : "(.) Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens pour amis et protecteurs : Ils sont amis et protecteurs les uns des autres. Et celui parmi vous qui se tourne vers eux est un des leurs.(...)."

Et pour que le message soit bien compris, les injonctions sont répétées dans différentes autres sourates : 3 :27, 5 :57, 5.47, 143 et 60:1

Le jeu

Dans le monde arabe pré islamique il était très courant, pour prendre une décision importante ou choisir une date bénéfique, de s'en remettre au hasard. Les jeux de flèches divinatoires étaient répandus, ils traduisaient le message des divinités. Le Prophète en interdit l'usage, proclamant que seul, son dieu décidait de tout pour chacun. Les jeux d'argent et de hasard, par voie de conséquence furent ainsi prohibés.
5:90 : "(.) Le vin, les jeux de hasard, les statues, les flèches de divination sont une abomination inventée par Satan. Ecartez-vous-en (.). Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimité et la haine, et vous détourner d'invoquer Allah et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin ?" confirmé par 2:219

L'usure

L'ancien testament en avait interdit l'usage au sein de la communauté juive, et les évangiles proscrivaient eux aussi le prêt avec intérêts. Mahomet reprend à son compte l'interdiction.
3:130 : "(.) Ne pratiquez pas l'usure en multipliant démesurément votre capital."
Confirmé par 30:39 et 2:275

La représentation physique du prophète

Le prophète, en dépit de son caractère sacré, n'est qu'un homme, et le Coran contrairement à la Bible n'interdit à aucun moment la représentation d'un être vivant
La seule trace de consigne existant à ce sujet dans la religion musulmane se trouve dans les hadiths, Plusieurs textes font référence à la fabrication d'images d'hommes ou d'animaux, et donc de Mahomet lui-même.
Dans l'un des plus importants recueils de hadiths, Al-Bukhârî, compilé au IXème siècle il est dit :
77:87 : "Les anges n'entreront pas dans une maison où il y a un chien, ni dans celle où il y a des images"

Mais "l'image" tant détestée est dans ce cas, interdite principalement à cause du risque d'idolâtrie qu'elle entraîne, un des pires pêchés dans l'islam comme dans le christianisme et le judaïsme. C'est donc bien le comportement humain qui est en cause, plus que l'image.

Il a fallu cependant trouver un système pour représenter le prophète. On a alors inventé la calligraphie qui est née dans les mosquées. Allah et le prophète Mahomet ont trouvé leurs représentations dans un graphème, en fait, équivalent au dessin.

D'autres hadiths évoquent cette interdiction, mais elle concerne là aussi toute représentation d'humains ou d'animaux, pâles copies impures du geste de Dieu. Plusieurs hadiths affirment que le jour du jugement dernier, ceux qui ont peint des hommes ou des animaux seront sommés de leur insuffler une âme, de leur donner vie.

C'est sur la base de ces textes que certains estiment que la religion musulmane interdit les représentations de Mahomet. Mais l'histoire montre que la défense de ce texte n'a pas toujours été une priorité. De nombreuses ouvres mettant en scène le prophète ont été réalisées depuis le XIIIème siècle. Aux XIVe et XVe siècles, les représentations de Mahomet à visage découvert n'étaient pas problématiques et n'ont pas entraînées de réprobation de la part des autorités religieuses. Des ouvrages religieux ont représenté le prophète pour promouvoir la connaissance de l'islam ou même pour transcrire des hadiths en image


Les obligations


La plupart des devoirs imposés au croyant, sont établis et codifiés par le coran :

La zakat

Elle a été érigée au rang de quatrième pilier de l'Islam et montre ainsi l'intérêt que le Prophète portait aux problèmes pécuniaires.
Le terme zakat est parfois traduit, à tort par aumône, sans autre précision. La zakat s'apparente plus à un impôt obligatoire qu'à une aumône consentie délibérément. Historiquement, dans les pays islamiques, c'est l'état qui récolte la zakat.
Dans la pratique, la "zakat al mâl" (aumône légale) est imposée annuellement sur les ressources financières supérieures à un certain montant, le bétail, les marchandises, les ressources extraites du sol, les fruits, légumes et céréales.

La "zakât al-Fitr" (aumône de la rupture du jeûne) est versée à la fin du mois de ramadan.
Le Coran contient plus de 80 versets concernant cet impôt et l'obligation de s'en acquitter :
2:110 : "(..) Acquittez-vous de la Zakat, vous retrouverez auprès d'Allah le bien que vous aurez acquis à l'avance, pour vous-même."
9:103 : "Prélève une zakat sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches."

Les supposés bénéficiaires de la zakât y sont cités :
9:60 : "La zakat est destinée aux pauvres, aux indigents, à ceux qui le prélèvent, à ceux dont les cours sont à gagner [à l'islam], à l'affranchissement des jougs, à ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse)."

Mais les percepteurs de cet impôt s'accordent sur le fait que la partie redistribuée doit se faire, au profit des musulmans, ou pour convertir une personne à l'islam en accord avec interprétation de "dans le sentier d'Allah"

La salat

Elle désigne la prière islamique, second des cinq piliers de l'islam. Le croyant est tenu de l'effectuer 5 fois par jour en direction de la Mecque après avoir effectué ses ablutions purificatrices.
Elle peut se faire partout, dans un endroit propre, mais pour les hommes, l'accomplir en groupe à la mosquée est fortement recommandé, surtout pour les prières du vendredi (les plus importantes de la semaine) et pour les deux fêtes (Aïd al-Kebir et Aïd al-Fitr).
De nombreux versets mentionnent cette obligation et précisent le moment choisi :
9:114, 17:78, 73:2,76:25

Le pèlerinage à La Mecque

C'est un des piliers de l'Islam. Il est sévèrement régenté et n'est pas qu'un itinéraire spirituel pour le croyant. La deuxième sourate en donne le menu détail. On y indique les dates, On y prescrit l'abstinence sexuelle pendant cette période et l'interdiction de se chamailler. On retiendra que le pèlerin empêché de s'y rendre est tenu d'y faire apporter une offrande, en échange de quoi il lui sera interdit de se raser pendant quelque temps.

L'endogamie

L'endogamie a pour objet, en préservant la cohésion de la communauté, de garantir sa pérennité. Elle met l'idéologie islamique, à l'abri de toute influence extérieure. L'interdiction de se marier en dehors de la communauté, est clairement exigée dans la troisième sourate :
3:114 : "O croyants ! Ne formez de liaisons intimes qu'entre vous, les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre."

La circoncision

Les plus anciens témoignages attestés de la circoncision remontent à l'Égypte ancienne. Elle est clairement représentée sur les hiéroglyphes du tombeau d'Ankhmahor à Saqqarah datant de 2300 ans avant J.C. On y voit une ablation du prépuce pratiquée avec un silex sur un homme debout.

La circoncision était sévèrement rejetée par les grecs et les romains qui estimaient cette pratique dégradante et assimilaient la perte du prépuce à une mutilation.

Sa pratique dans l'Islam, consacre l'alliance entre dieu et Abraham, l'un des plus importants prophètes des musulmans.

La circoncision est effectuée par la majorité des musulmans. Elle n'est pas mentionnée dans le Coran mais plusieurs hadiths en font état. Comme le hadith 4 :575 de Abu Huraira :
"L'envoyé de Dieu a dit, Abraham se circoncit lui-même à l'âge de 80 ans à l'aide d'une herminette.". Un peu plus loin, le prophète déclare aux nouveaux convertis "Débarrassez vous des cheveux longs des païens et soyez circoncis."
La plupart des enfants musulmans sont circoncis entre l'âge de 4 et 13 ans.

La circoncision reste une opération chirurgicale douloureuse et traumatisante. Pour raison médicale, phimosis notamment, l'acte chirurgical est fait sous anesthésie générale.
On a démontré que les nouveau-nés qui sont circoncis sans analgésique ressentent une douleur et un stress physiologique. On sait qu'il existe une corrélation entre la circoncision et l'intensité de réponse à la douleur, pendant des mois.
Les défenseurs de la circoncision invoquent souvent pour la justifier, des bénéfices du point de vue de l'hygiène et la santé. La pratique moderne d'une hygiène quotidienne rend, fort heureusement, disproportionné et inutile le recours à cette mutilation.

En ce qui concerne les bénéfices au sujet des maladies sexuellement transmissibles, des études du NIH et de l'ANRS, effectuées dans différents pays ont conclu que, dans le cadre de rapports sexuels non protégés par le préservatif, la circoncision y réduisait de 51 % à 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH uniquement de la femme vers l'homme. Ces études n'ont pas observé d'effet sur le risque de transmission inverse (de l'homme vers la femme), ni le risque de transmission hétérosexuelle par voie anale ou par rapport homosexuel.

Ces justifications, faites à posteriori, tendent à banaliser un acte de cruauté d'un autre âge, infligé à un petit être, sans son consentement.

En occident les codes civils des différents pays interdisent les atteintes à l'intégrité physique d'une personne, sans nécessité médicale. La circoncision constitue donc, au regard de la loi une aberration juridique.
Le rite, couvert et banalisé par des siècles de pratique et par tant de personnes n'est pour autant, que très rarement remis en question par les autorités juridiques et administratives.

Le ramadan

C'est un des cinq piliers de l'Islam. Il s'effectue le neuvième mois du calendrier musulman pendant la période d'un cycle lunaire, soit 29 à 30 jours. Au cours de ce mois, les musulmans adultes ne doivent pas ingérer d'aliments ou de boisson et entretenir de relations sexuelles de l'aube au coucher du soleil.

Les malades, les femmes enceintes ou qui allaitent, les femmes ou jeunes filles qui sont dans leur période menstruelle, les voyageurs, ainsi que les malades dont le jeûne pourrait fragiliser l'état, en sont exemptés.

Il est défini ainsi dans la deuxième sourate :
2 :181 : "La lune de ramadan dans laquelle le Coran est descendu d'en haut pour servir de direction aux hommes, pour leur en donner une explication claire, et de distinction entre le bien et le mal, c'est le temps destiné à l'abstinence. Quiconque aura aperçu cette lune se disposera aussitôt à jeûner. Celui qui sera malade ou en voyage jeûnera dans la suite un nombre de jours égal."

Le sacrifice d'un animal

L'Islam encore une fois reprend un mythe biblique, celui d'Abraham. Le Patriarche est considéré comme l'ancêtre commun du peuple juif et arabe. La légende dit qu'il eut deux fils. A quatre-vingt-six ans, une esclave égyptienne, Agar, lui donna Ismaël. Sa première femme Sarah, lui donna un autre fils Isaac. Le patriarche était alors âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans. Sur l'insistance de Sarah, il répudiera Agar et Ismaël. La descendance d'Ismaël devait constituer le peuple arabe, celle d'Isaac le peuple juif. Il est étonnant de constater, qu'aujourd'hui encore de nombreux croyants, juifs et musulmans tiennent cette légende pour une vérité scientifique.

Dieu, lui ayant promis un avenir glorieux, voulut éprouver la foi d'Abraham. Il lui demanda d'égorger son fils préféré, Isaac. Obéissant à l'injonction divine, Abraham se prépare à l'exécution. Mais son seigneur envoie in extremis, l'ange Gabriel qui substitue un mouton (ou un bélier) à l'enfant. C'est pour commémorer cette soumission aveugle ou cette alliance du patriarche à son dieu que les musulmans égorgent un animal, généralement un mouton, chaque année, pendant le pèlerinage de La Mecque, le dix du dernier mois lunaire du calendrier islamique.
Cette célébration est appelée "Aïd el kebir"

37:101 : "Abraham lui dit : - O mon fils ! J'ai eu une vision. Il m'a semblé que je te sacrifiais (.). - Exécute ce que Dieu commande, répondit Isaac (.) déjà Isaac était couché le front contre terre. (.) Une voix céleste cria : Abraham !.Dieu a voulu t'éprouver. Un bélier du paradis, (substitué à Isaac par Gabriel) racheta le sang de son fils (.)" Le miracle est confirmé en 37:107 Qu'il soit ou non accompagné, lorsqu'il est à La Mecque, le pèlerin doit également sacrifier une bête en l'honneur de cet événement. L'immolation proprement dite répond à un rituel précis. On tranche l'artère carotide et l'animal toujours en vie, se vide de son sang.
La bête immolée doit être divisée en trois parts plus ou moins égales. La première pour la consommation immédiate, la seconde offerte aux pauvres de l'entourage, la troisième peut être conservée.

A l'occasion de la célébration de la fête, le partage de l'animal s'accompagne généralement de distribution d'autres plats cuisinés ou friandises. La religion s'insinue au plus profond des cours et la générosité qui par définition est un acte spontané et désintéressé revêt dans l'islam un caractère quasi rituel et obligatoire.

Le voile

L'Islam considère comme nocif, parce que tentateur toute expression en public de la beauté féminine.

C'est Mahomet qui commença par imposer le voile à ses épouses et à restreindre leurs relations sociales :
33 :57 : "O prophète ! Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d'abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes."
Confirmé par 33 :51 "Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes, faites-la à travers un voile, c'est ainsi que vos cours et les leurs se conserveront en pureté."

Les esclaves sexuelles du prophète ne connurent pas ces restrictions, au contraire elles étaient plus libres même dans leur façon de s'habiller. Elles cachaient leur corps uniquement du nombril aux genoux. Leurs seins étaient visibles. Elles priaient sans se couvrir la tête.
Plus tard l'Islam ajouta des consignes pour "la préservation de la pudeur des femmes" : baisser le regard en public, cacher les seins et les bijoux etc. ces restrictions furent étendues par les disciples du prophète, bien au-delà des intentions originelles exprimées dans le Coran. Elles demeurèrent par la suite une caractéristique permanente de la vie des musulmanes.


La conjugaison du futur

Elle s'effectue avec l'assentiment de Dieu en prononçant le rituel "Inchallah" (Si Dieu veut) :
68:17 : "Nous avons éprouvé les propriétaires du verger qui avaient juré d'en faire la récolte au matin, sans dire. Une calamité de la part de ton Seigneur tomba dessus pendant qu'ils dormaient et le matin, ce fut comme si tout avait été rasé ;
18:23 : "Et ne dis jamais, à propos d'une chose : - Je la ferai sûrement demain, sans ajouter si Allah le veut"

Autres restrictions

A ces interdits, clairement stipulés, dans les textes sacrés, viennent s'ajouter d'autres. Ils prétendent émaner de l'esprit des lois coraniques ou se réclament d'une hypothétique tradition :

- Le rituel d'inhumation
Il est extrêmement codifié. On note que le corps du défunt repose la tête orientée vers La Mecque et qu'il ne peut séjourner à côté de celui d'un mécréant.

- Le choix des prénoms pour les enfants.
Sortir de la palette des prénoms islamiques est fortement déconseillé et peut être considéré comme un écart quasi apostat.

- Le don d'organes
Il est interdit par l'ensemble des ulémas mais curieusement, la greffe d'organes au bénéfice du croyant semble admise.


Les contraintes, on le voit sont nombreuses, rappelant le bon croyant à son obligation de soumission permanente. Une somme aussi importante d'obligations et d'interdits, exempte l'individu de son libre arbitre. Le musulman est soumis à un perpétuel questionnement. Il ne s'agit pas pour lui, de savoir ce qu'il veut faire, mais ce qui lui est permis de faire. Nulle autre religion ne pénètre aussi insidieusement le fond de l'âme. De nos jours, les questions lancées sur la toile, dans les très nombreux forums islamiques, montrent clairement cette crainte de sortir du cadre de la légalité religieuse. Le nombre et la nature même de ces questions relèvent, pour un observateur extérieur, du dialogue immature entre personnes mineures.

La liberté de chacun se dissout dans l'intérêt d'un bien commun hypothétique. Des contraintes aussi nombreuses et sévères ne peuvent engendrer que des frustrations. Celles-ci deviennent vite un moteur de haine et de violence, et l'un des ressorts psychologiques incontestables du fanatisme sacrificiel.

Ce contrôle coercitif de la vie de chaque individu dans son comportement quotidien n'a qu'un seul but : assurer à l'islam le moyen de mieux asseoir son autorité. La transcendance islamique est une voie étroite, balisée et sans issue.


Georges Petitjean



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