"Si dieu a fait l'Homme à son image alors pourquoi une telle vénération ?"
(Scott Adams / né en 1957)
"Vénération: n. f. L'attitude spirituelle d'un homme envers un dieu, et d'un chien envers un homme."
(Ambrose Gwinett Bierce / 1842-1914 / Le Dictionnaire du Diable)
"Le tournant nécessaire de l'histoire est donc cette confession et cet aveu franc que la conscience de Dieu n'est rien d'autre que la conscience de l'espèce, que l'homme ne peut et ne doit s'élever qu'au-dessus des limites de son individualité ou personnalité, mais non pas au-dessus des lois et des déterminations fondamentales de son espèce, que l'homme ne peut concevoir, pressentir, imaginer, sentir, admettre, vouloir, aimer et vénérer aucun autre être comme être absolu et divin que l'être humain."
(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L'Essence du christianisme)
"Je donne le nom de vertus de préjugé à toutes celles dont l'observation exacte ne contribue en rien au bonheur public; telles sont la chasteté des vestales et les austérités de ces fakirs insensés dont l'Inde est peuplée; vertus qui, souvent indifférentes et mêmes nuisibles à l'état, font le supplice de ceux qui s'y vouent. Ces fausses vertus sont, dans la plupart des nations, plus honorées que les vraies vertus, et ceux qui les pratiquent en plus grande vénération que les bons citoyens."
(Claude Adrien Helvétius / 1715-1771 / De l'esprit)
"Ces quatre choses sont les germes naturels de la religion : l'idée qu'il y a des esprits, l'ignorance des causes secondes, la vénération de ce qui fait peur, et la prédiction de l'avenir à partir de choses accidentelles."
(Thomas Hobbes / 1588-1679 / Léviathan / 1651)
"Deux choses remplissent le coeur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi."
(Emmanuel Kant / 1724-1804 / Critique de la raison pratique /1788)
"On peut vénérer Dieu profondément et ne pas croire à son existence."
(Stanislaw Jerzy Lec / 1909-1966 / Nouvelles pensées échevelées / 1966)
"Je crois que tout ce que nous avons coutume de vénérer comme toutes les notions de ces valeurs vénérées qui s'appellent humanité, compassion, pitié, peut avoir une valeur apparente dans la mesure où cela affaiblit certains instincts fondamentaux dangereux et puissants, mais qu'à la longue, il en résulte que le rapetissement du type du type de l'homme - sa médiocrité."
(Friedrich Nietzsche / 1844-1900 / L'Antéchrist /1888)
"...il s'agit d'éviter ce à partir de quoi se sont constituées les religions du siècle, à savoir la croyance à des entités singulières, autonomes, susceptibles de vénération, d'adoration. Dieu, l'Etat, la Race, le Prolétariat, l'Argent furent totems durant de longues décennies. Aux pieds des fétiches, on a versé du sang, de la sueur et des énergies. Ils se sont nourris de passions, d'enthousiasmes, de foi, ont grandi avant de se transformer en léviathans et béhémoths qui ont absorbé toutes les vitalités passant à leur portée. Ridicules et niais, les adorateurs et leurs clercs ont produit des doctrines universalistes à l'aide desquelles ils ont châtré les velléités singulières et individualistes."
(Michel Onfray / né en 1959 / La Sculpture de soi / 1991)
"L'obstacle majeur au développement des droits de l'homme dans l'islam, c'est Dieu ou, pour être plus précis, (...) c'est la vénération du Coran et de la sunnah."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)