Athéisme
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Citations :   Culte




"Et l'humaniste ne connaît de précieux au monde que la culture humaine, par les oeuvres éminentes de tous les temps, en tous, d'après cette idée que la participation réelle à l'humanité l'emporte de loin sur ce qu'on peut attendre des aptitudes de chacun développées seulement au contact des choses et des hommes selon l'empirisme pur. Ici apparaît un genre d'égalité qui vit de respect, et s'accorde avec toutes les différences possibles, sans aucune idolâtrie à l'égard de ce qui est nombre, collection ou troupeau. Individualisme, donc, mais corrigé par cette idée que l'individu reste animal sous la forme humaine sans le culte des grands morts. La force de l'humanisme est dans cette foule immortelle."
(Emile Chartier, dit Alain / 1868-1951 / Mars ou la guerre jugée / 1921)

"Nous voyons que le corps, aujourd'hui, apparemment triomphant, au lieu de constituer encore une instance vivante et contradictoire, une instance de "démystification", a tout simplement pris le relais de l'âge comme instance mythique, comme dogme et comme schème de salut. Sa "découverte", qui fut longtemps une critique du sacré, vers plus de liberté, de vérité, d'émancipation, bref un combat pour l'homme contre Dieu, se fait aujourd'hui sous le signe de la resacralisation. Le culte du corps n'est plus en contradiction avec celui de l'âme : il lui succède et hérite de sa fonction idéologique."
(Jean Baudrillard / 1929-2007 / La Société de consommation / Denoël / 1970, page 212)

"Les gens ne sont pas si méchants. Dans leur immense majorité, ils ne demandent qu'à admirer. Aujourd'hui comme hier. Et à se prosterner. S'ils étaient vraiment décidés à en finir avec tous les privilèges, quels qu'ils soient, ils ne toléreraient pas le développement du culte de la personnalité et les excès qu'il entraîne."
(Gérard Bonnot / La vie c'est autre chose / 1976)

"Les hommes ont toujours aimé se prosterner. L'homme moderne a la passion de l'égalité. Contradiction que le culte de la vedette déjoue brillamment. Il se prosternera, mais devant sa propre image. Rien d'étonnant à ce que les vedettes échappent à toutes les règles de la vie en société. C'est à lui-même que le public accorde le droit d'être irresponsable, par procuration, ce sont ses propres caprices qu'il assouvit en imagination."
(Gérard Bonnot / La vie c'est autre chose / 1976)

"Ce qu'on a appelé "liberté de conscience", au long de l'Histoire, c'est la liberté, pour les insatisfaits du culte officiel massivement majoritaire dans un certain pays, de pratiquer une religion différente, généralement simple version légèrement déviante du culte officiel, à proprement parler : une hérésie.
Il n'a jamais été question de liberté de conscience pour les non-croyants. Quand le protestantisme version Calvin se fut imposé à Genève comme religion dominante, le simple soupçon d'athéisme vous conduisait au bûcher plus sûrement que la persistance dans la religion catholique, devenue à son tour "hérésie".
Aujourd'hui encore, surtout hors de France, ne pas croire en une version quelconque de Dieu est proprement impensable. L'athée est regardé avec une certaine répugnance, comme une espèce de monstruosité, d'ébauche humaine inachevée à qui il manque une faculté essentielle."

(François Cavanna / 1923-2014 / Lettre ouverte aux culs-bénits / 1994)

"Pour moi, assister à un culte, c'est être certain de m'ennuyer et d'outrager, même en silence, ceux qui croient et qui prient et dont je ne partage pas les sentiments. Mon esprit est tellement porté à la dérision que je suis capable d'éclater de rire même pendant un enterrement, rien qu'en voyant les officiants déguisés avec des habits de Mandarom, un bout de bois à la main ou une tarte sur la tête. Le culte, c'est souvent carnaval pour impressionner le gogo !"
(Michel Charasse, sénateur / né en 1941 / interview pour l'hebdomadaire Le Point du 16 janvier 2004)

"La croyance en Dieu fait et doit faire presque autant de fanatiques que de croyants. Partout où l'on admet un Dieu, il y a un culte; partout où il y a un culte, l'ordre naturel des devoirs moraux est renversé, et la morale corrompue. Tôt ou tard, il vient un moment où la notion qui a empêché de voler un écu fait égorger cent mille hommes."
(Denis Diderot / 1713-1784 / Lettre à Sophie Volland / 6 octobre 1765)

"Les théologiens et les philosophes, qui font de Dieu l'auteur de la nature et l'architecte de l'univers, nous le font paraître absurde et méchant. Ils le disent bon parce qu'ils le craignent, mais ils sont forcés de convenir qu'il agit d'une façon atroce. Ils lui prêtent une malignité rare, même chez l'homme. Et c'est par là qu'ils le rendent adorable sur terre. Car notre misérable race ne vouerait pas un culte à des dieux justes et bienveillants. [...] Sans le purgatoire et l'enfer, le bon Dieu ne serait qu'un pauvre sire."
(Anatole France / 1844-1924 / Les dieux ont soif, 1912)

"La morale de toutes les religions est à peu près la même: l'histoire de tous les cultes est la même aussi. Les hommes, dans tous les temps, ont fait de la religion un instrument d'ambition et d'injustice."
(Melchior, baron de Grimm / 1723-1807 / Correspondance inédite)

"La religion, sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux. On croit servir Dieu lorsque, par exemple, on le loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir."
(Emmanuel Kant / 1724-1804 / Réflexions sur l'éducation)

"Dans ce calendrier tout profane, on n'a pas prétendu faire loi, mais comme malheureusement les habitants de la terre sont divisés de culte, on a tenté de les rapprocher par un lien commun de fraternité."
(Sylvain Maréchal / 1750-1803 / Almanach des Honnêtes Gens / 1788)

"Un culte dominant, des prêtres ex professo, mènent droit à l'esclavage et à la misère. La religion est un alliage funeste aux bonnes moeurs : la nature n'a jamais ordonné de prêtres, mais elle a gravé dans le coeur des enfants ce précepte ineffaçable : tu honoreras ton père. Ainsi donc, n'ayez d'autres temples que la maison paternelle."
(Sylvain Maréchal / 1750-1803 / Dame Nature à la Barre de l'Assemblée Nationale / 1791)

"Ma conviction intime est que la religion de l'avenir sera le pur humanisme, c'est-à-dire le culte de tout ce qui est de l'homme, la vie entière sanctifiée et élevée à une valeur morale."
(Ernest Renan / 1823-1892 / L'Avenir de la science, Pensées de 1848 / 1890)

"Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Correspondance)

"Un monde humain nécessite le savoir, la bonté et le courage; il ne nécessite nullement le culte et le regret des temps abolis, ni l'enchaînement de la libre intelligence à des paroles proférées il y a des siècles par des ignorants."
(Bertrand Russell / 1872-1970 / Pourquoi je ne suis pas chrétien / 1927)

"Réponds avec franchise et surtout bannis l'égoïsme. Si j'étais assez faible que de me laisser surprendre à tes ridicules systèmes sur l'existence fabuleuse de l'être qui me rend la religion nécessaire, sous quelle forme me conseillerais-tu de lui offrir un culte? Voudrais-tu que j'adoptasse les rêveries de Confucius, plutôt que les absurdités de Brahma, adorerais-je le grand serpent des nègres, l'astre des Péruviens ou le dieu des armées de Moïse, à laquelle des sectes de Mahomet voudrais-tu que je me rendisse, ou quelle hérésie de chrétiens serait selon toi préférable?"
(Marquis de Sade / 1740-1814 / Dialogue entre un Prêtre et un Moribond / 1782)

"Tous les cultes sont également permis et protégés. Mais, dans aucuns des engagements civils, les considérations de culte ne sont permises, et tout acte où il est parlé de culte est nul.
Les temples publics sont ouverts à tous les cultes.
Les rites extérieurs sont défendus ; les rites intérieurs ne peuvent être troublés.
Le prêtre d'aucun culte ne peut paraître en public avec ses attributs, sous peine de bannissement."

(Antoine de Saint-Just / 1767-1794 / L'esprit de la révolution, quelques institutions morales sur les fêtes)

"Si "le libre exercice des cultes" doit être garanti, tout autant doit l'être l'expression philosophique de l'athéisme; son expression publique, comme est garantie celle des religions. Ce qui revient à dire que les "athées" ont non seulement le droit de s'organiser, mais aussi de défendre leurs positions et leurs thèses. Et même de les enseigner."
(Danièle Sallenave / née en 1940 / dieu.com / 2004)

"La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte."
(Article 2 de la loi de "Séparation des Eglises et de l'Etat", du 9 décembre 1905)


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