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Noël

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"


Pas de crèche de Noël au conseil général de la Vendée (Ariel F. Dumont)
L'Express - 2 décembre 2014

"Au nom de la laïcité, le tribunal administratif de Nantes a fait retirer une "crèche de la nativité" dans le hall des bâtiments. "Faut-il interdire les étoiles dans les guirlandes de Noël?", s'interroge le conseil, qui compte faire appel.
La naissance de Jésus, célébrée sous la forme d'une crèche de Noël, a-t-elle sa place dans un bâtiment d'Etat? Après décision du tribunal administratif de Nantes, une "crèche de la nativité" qui était installée dans le hall du conseil général de la Vendée a été retirée, au nom du principe de séparation de l'Église et de l'État. Le conseil a indiqué son intention de faire appel.
Le tribunal invoque "la neutralité du service public à l'égard des cultes" et "a donné mandat au préfet pour pourvoir à l'exécution de sa décision", détaille Ouest France."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/pas-de-creche-de-noel-au-conseil-
general-de-la-vendee_1628370.html?xtmc=religion&xtcr=9


Laïcité: une crèche de Noël fait polémique à la gare de Villefranche-de-Rouergue (Avec AFP)
L'Express - 19 décembre 2013

"Une crèche de Noël derrière une vitre de guichet n'a pas été appréciée par un client. La question de la laïcité dans les lieux publics est posée.
La crèche de Noël porte-t-elle atteinte au principe de laïcité dans les lieux publics? Les agents SNCF de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron, et leurs supérieurs vont en effet essayer de répondre à cette question, a indiqué la direction régionale jeudi 19 décembre. La question a été soulevée par un usager qui a récemment interrogé la SNCF par courrier électronique sur la présence visible de ce signe religieux derrière une vitre de guichet.
Une critique mal accueillie
Certains agents ont mal pris la remise en cause de cette pratique ancienne. Ils ont ostensiblement caché la crèche sous une bâche et apposé au-dessus sur la vitre une affichette disant: "Suite à la plainte d'un client, nous ne pouvons laisser exposer la crèche. Crèche que la gare de Villefranche met en exposition depuis dix ans !!", rapportait mercredi le quotidien Centre Presse."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-creche-de-noel-fait-polemique-a-la-gare
-de-villefranche-de-rouergue_1308991.html?xtmc=religion&xtcr=4


Croyants ou non, tous fêtent Noël (Paul Valadier)
Le Monde – 23 décembre 2007 (1/4 de page)

Propos de Paul Valadier, professeur aux facultés jésuites de Paris, recueillis par Stéphanie Le Bars et Henri Tincq.
"Que signifient encore religieusement Noël, Pâques, la Pentecôte, la Toussaint ? La mémoire de l'origine religieuse de ces fêtes s'estompe en effet. Mais est-ce si grave ? Les fêtes, qu'elles soient civiles ou religieuses, ont toujours plusieurs niveaux de sens. Regardez le 14-Juillet : les historiens expliquent aujourd'hui qu'il n'y avait presque personne ce jour-là à la Bastille... Cette date est pourtant devenue le symbole républicain de la lutte contre l'embastillement et la tyrannie, pour les droits de l'homme. Même chose pour Noël : au-delà du folklore et d'une exploitation commerciale insensée, cette fête est, pour les chrétiens, le rappel de la naissance du Fils de Dieu à Bethléem. Mais elle a une signification anthropologique universelle : c'est la fête de la naissance, de la nouveauté, du mystère, de la fragilité de la vie humaine. On peut la célébrer sans être croyant !" [...]
(Il convient effectivement de fêter dignement le solstice d'hiver, c'est-à-dire la renaissance du soleil.)


Noël : le Pape appelle les Européens à l'humilité (Hervé Yannou)
Le Figaro - 26 décembre 2006 (1/8 de page)

Lors de son traditionnel message de Noël, "Urbi et Orbi", le pape Benoît XVI a exprimé son "appréhension" face aux crises qui secouent le Proche-Orient.
"De manière plus inattendue, le Pape s'est inquiété des risques de conflits et de tensions en Europe et en Amérique latine car l'homme du XXIe siècle, trop "sûr de lui et autosuffisant", a plus que jamais "besoin d'un sauveur" face aux menaces "insidieuses" contre "son intégrité personnelle et morale"."


Noël. Le politiquement correct invité pour les fêtes (Marc Semo)
Libération - 25 décembre 2006 (1/6 de page)

"De peur de froisser leurs minorités non chrétiennes, de plus en plus de pays occidentaux hésitent à mettre en avant l'aspect religieux de Noël."
De nombreuses affaires ou polémiques, au Canada, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne…, alimentent "le débat autour de la fête de la Nativité et de ses symboles dans des sociétés occidentales toujours plus mutliculturelles. La sémantique en témoigne. On parle toujours plus volontiers dans le discours public de "joyeuses fêtes" ou des "fêtes de fin d'année" en éludant toute référence explicite à la naissance du petit Jésus. Certes, le très profane Père Noël et la frénésie consumériste ont depuis longtemps mis au second plan la dimension spirituelle de cette fête instituée par l'Eglise dès le IVe siècle, en substitution au culte païen du solstice d'hiver, mais désormais toute référence chrétienne tend à s'effacer."
[...] "Dans la France jacobine, le multiculturalisme sent encore le soufre, d'où l'absence de polémique sur un Noël de fait déjà très laïcisé et faisant partie des habitudes. Le plus gros risque reste la dénaturation de cette fête par une orgie de consommation, comme le soulignent une douzaine de mouvements catholiques français. Ils rappellent que Jésus est né "pauvre parmi les pauvres"."


Noël, une fête familiale avant tout (D.R.)
Le Figaro - 24 décembre 2006 (15 lignes)

"Si les Français sont 49% à considérer Noël comme une fête familiale, ils ne sont que 14% à y voir une fête religieuse avant tout, selon un sondage réalisé pour Le Parisien et i>télé.
Seuls 18% des plus de 50 ans considèrent le côté religieux de Noël comme prioritaire. Tout comme 21% des électeurs de droite et 12% de ceux de gauche."
[...]


Faudra-t-il un jour débaptiser Noël ? (Henri Tincq)
Le Monde - 23 décembre 2006 (1/6 de page)

Début de l'article : "Qui ne s'est aperçu de la substitution de langage qui, d'année en année, sur les frontons des mairies et édifices publics, transforme le traditionnel souhait de "Joyeuse fête de Noël" en "Joyeuses fêtes de fin d'année" ou "Joyeuses fêtes" tout court ? Ce n'est pas simple fantaisie sémantique. Le nom de Noël, qui évoque la naissance du Christ, événement fondateur de l'histoire et de la foi chrétiennes, est-il devenu politiquement incorrect dans la société multiculturelle d'aujourd'hui, au point qu'il faille éviter de le prononcer ? Plus qu'en France, à l'approche du 25 décembre, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, des initiatives sont prises contre un affichage trop voyant de la fête de Noël, pour ne pas risquer de choquer la sensibilité des croyants des autres religions." ... sans oublier, tous ceux, encore plus nombreux, qui n'ont pas de religion.
[...]
L'article fait le constat d'une laïcisation de la société qui a tendance à substituer d'autres fêtes collectives aux fêtes religieuses : Fête de la musique, Fête du patrimoine, Nuit blanche...
"L'Europe n'est certes plus de culture chrétienne, si tant est qu'elle l'ait jamais été complètement. Mais l'ignorance de son patrimoine historique de valeurs, de références et de fêtes religieuses va à l'encontre d'une pratique apaisée de la laïcité et du dialogue entre les ethnies, les cultures, les confessions." (La laïcité qui, par définition, est toujours apaisée, impose la neutralité aux pouvoirs publics. Personne n'empêche les chrétiens de se souhaiter "Joyeux Noël", entre eux. Et à tous les autres de fêter dignement le solstice d'hiver et la nouvelle année.)


La presse populaire britannique part en croisade contre la "dé-Noëlisation" (Jean-Pierre Langellier)
Le Monde – 14 décembre 2006 (1/10 de page)

"A grands coups de manchettes exaltées, la presse populaire britannique chevauche une cause noble et saisonnière : défendre Noël, ses atours et ses traditions contre les ravages présumés du politiquement correct.
Il a suffi d'un sondage et de quelques initiatives, aussi maladroites que rarissimes, pour que les tabloïds se lancent en croisade contre les tentatives d'expurger toute référence au christianisme dans les célébrations de la nativité pour ne pas offusquer les religions minoritaires."



Noël de soutien aux chrétiens d’Orient (Hervé Yannou)
Le Figaro - 22 décembre 2006 (1/8 de page)

"Le pape Benoît XVI a exprimé sa solidarité avec la minorité chrétienne de Terre sainte où sévissent les "horreurs de la guerre"."
"Au Vatican, Benoît XVI a ouvert le marathon des célébrations liturgiques en présentant hier ses vœux aux cardinaux et membres de la curie romaine. Ce traditionnel échange a été l’occasion pour le Pape de tracer un bilan personnel de l’année écoulée. Benoît XVI a ainsi fait un tour d’horizon des principaux sujets abordés au cours des quatre voyages internationaux effectués en 2006." Etc... et je vous en fais grâce.


Benoît XVI : premier Noël sous le signe de la paix (Hervé Yannou)
Le Figaro - 26 décembre 2005 (1/2 de page)

Ayant pitié des lecteurs non croyants qui viennent de subir la déferlante catholique à la télévision et la radio, je ne résumerai pas cet article très convenu. Cependant, quelques mots du pape peuvent retenir l’attention :
"Eveille-toi, homme du troisième millénaire !" Non, ce n’est pas un appel à la révolution.
Le pape met en garde l’homme contre le risque "d'être victime des succès mêmes de son intelligence et des résultats de ses capacités d'action" Sans doute considère-t-il, en ces temps de prosélytisme religieux, qu’il est plus facile de séduire ceux qui oublient de se servir de leur intelligence.
"La lumière de la raison ne suffit pas à éclairer l'homme et le monde." La lumière de l’Eglise lui paraît plus efficace.
"Dieu est si grand qu'il peut se faire petit". Tellement petit qu’on ne le voit guère.
Sur chaque enfant, "même sur celui qui n'est pas encore né", resplendit "la lumière de Dieu". Sous-entendu, l’Eglise catholique est contre l’avortement, pour ceux qui l'auraient oublié.


Premier Noël au balcon pour Benoît XVI (Marc Semo)
Libération - 26 décembre 2005 (1/8 de page)

Sans surprise et dans un style plus réservé que son prédécesseur, Benoît XVI "a appelé les catholiques à se transformer en "porteurs de paix" dans le monde". Intransigeant sur le dogme et la vie de l'Eglise, Benoît XVI gère, selon certains vaticanistes italiens "de façon notariale la continuité".
Depuis son élection, le pape a sévèrement dénoncé la contraception et l'homosexualité et a rappelé la règle du célibat des prêtres au cours du synode des évêques. "Philosophe nourri de Saint-Augustin et d'un pessimisme sur l'homme et le monde, [il] accentue encore un rigorisme doctrinal qui inquiète une partie du monde catholique."


Alléluia, échantillons de crème, Père Noël et Jésus vivant (Catherine Coroller)
Libération - 20 décembre 2004 - (1/8 de page)

Sous-titre : Aux Galeries Lafayette, des charismatiques haranguent le badaud.
A la demande de la direction un groupe de la communauté charismatique de l'Emmanuel s'est installé au rez-de-chaussée du magasin parisien. A côté d'une crèche vivante, des chanteuses de gospel entament les classiques : "Il est né le divin enfant", "Oh, Freedom", Jingle Bells"... sous la conduite d'un abbé. Dans la cohue des veilles de fêtes les charismatiques distribuent des cartes de Noël. "Nous sommes là pour rappeler que l'origine de cette fête est la venue de Jésus parmi les hommes. Nous voulons partager notre joie." Tandis que deux Pères Noël avec un bonnet bleu et blanc distribuent des échantillons de crèmes, un client d'exclame : "Complètement allumés !"
Après tout, chacun à le droit à croire au Père Noël ou au petit Jésus.


Croire au Père Noël (Catherine Vincent)
Le Monde - 24 décembre 2003 - (1/3 page)

Cette "croyance" est réactivée chaque année à l’approche de Noël. Tout est fait pour la rappeler et recréer l’illusion, en particulier grâce à "l’économie marchande, qui multiplie les vitrines le mettant en scène [le Père Noël], les services client-courrier lui permettant de recevoir de missives et les faux Père Noël à barbe trop légère postés aux portes des grands magasins".
Lointain cousin de Saint-Nicolas, il est apparu aux Etats-Unis en 1823, issu de l’imagination du révérend Moore, pasteur luthérien, pour amuser ses enfants. Le Père Noël en a vite conquis des millions d’autres et a pris ses couleurs définitives, celles de Coca-cola, en 1930. L’Eglise catholique a craint une "paganisation" de esprits, mais il était trop tard, les parents trouvant trop de plaisir à "s’émerveiller de l’émerveillement" de leurs enfants. Une interprétation psychanalytique est donnée : "une valeur affective particulière, et qui lui [à l’enfant] permet d’adoucir la séparation temporaire d’avec sa mère… le fait que le Père Noël revienne une fois l’an lui permettrait ainsi de vivre en douceur la période intermédiaire durant laquelle, il ne sait pas très bien s’il y croit ou pas".



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