Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse  >  Europe > 2004-2003

Europe

2004-2003

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la revue de presse sur l'Europe



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"


Mgr Husar : "N'exagérons pas les divisions" (propos recueillis par Hervé Yannou)
Le Figaro - 7 décembre 2004 - (1/5 de page)

Sous-titre : Le chef de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine est reçu aujourd'hui par Jean-Paul II
Ukraine. Le cardinal Lubomyr Husar, chef de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine, s'est associé aux protestants et aux Eglises orthodoxes autonomes, indépendantes du patriarcat de Moscou, pour dénoncer la fraude électorale. Il demande aux manifestants de ne pas perdre l'espérance et de garder confiance en un monde meilleur. Le cardinal minimise les divisions avec les orhodoxes rattachés au patriarcat de Moscou et veut donner avec les protestants et les Eglises orthodoxes autonomes "la pleine liberté au peuple, [et] le laisser seul juge de son vote". Deux traditions cohabitent en Ukraine, celle de la partie qui a vécu sous la domination de l'empire russe, et l'autre sous l'autorité des polonais, puis des austo-hongrois. Le gouvernement a voulu profiter des mouvements séparatistes en jouant sur les différences. Quant à l'Europe, c'est le moment pour elle de "donner un fort témoignage de solidarité aux Ukrainiens".


L'islamisme gagnera-t-il la bataille de l'Europe (Gilles Kepel)
Le Monde – 2 novembre 2004 - (1/2 page)

Europe. La question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et, en France, l'affaire du voile à l'école mettent en lumière l'imbroglio devant lequel se trouvent les populations musulmanes d'Europe. L'européanisation de leur religion sera-t-elle un exemple ou bien offrira-t-elle l'opportunité aux "militants islamistes et salafistes d'établir les têtes de pont d'un prosélytisme qui, à en croire les plus exaltés, assurerait la troisième - et victorieuse - expansion sur le sol européen", après les échecs en Espagne au XVe siècle et lors du siège de Vienne en 1683 ?
D'un côté, une poignée de terroristes islamiques sème la mort en Espagne, faisant de ce pays une "terre d'islam" à reconquérir et de l'autre, la mobilisation des musulmans non islamistes en France pour la libération des deux journalistes a permis de mettre en "porte-à-faux" les preneurs d'otages. Cette dernière réaction montre le souhait des musulmans français de ne pas se voir représentés par des courants tels que ceux issus des Frères musulmans et qui attisent la fragmentation de cette communauté. Pour lutter contre cela, les grands partis politiques doivent permettre à des "candidats au patronyme musulman" d'être en position d'être éligible, sans en faire des "députés des beurs". En outre, la difficulté que rencontre les jeunes musulmans pour progresser dans l'échelle sociale permet aux islamistes de "retourner le découragement en rejet de la société "impie" et la réification identitaire défensive qui se projette dans une "umma" - communauté des croyants...".
Cette bataille autour des musulmans en Europe se joue aussi sur la question de l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne. Demandée par les élites laïques et les classes montantes voulant bénéficier de la prospérité européenne, cette intégration permet cependant aux islamistes turques d'utiliser les libertés européennes pour rendre possible le port du voile dans les universités.
Cette question politique de l'islam en Europe nécessite de "poser les enjeux de manière claire, afin que chacun sache comment se définir et à qui s'identifier."


Commission européenne : le papiste fait de la résistance (Jean Quatremer)
Libération - 22 octobre 2004 - (3 pages)

Europe. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a confirmé qu'il maintenait son choix de nommer Rocco Buttiglione commissaire à la Justice et aux Affaires intérieures. Ce dernier, soutenu par Sylvio Berlusconi, est un penseur et activiste chrétien, très proche de Jean-Paul 2, et qui a pris des positions homophobes et sexistes devant le Parlement européen : "l'homosexualité est un péché" et "la famille existe pour permettre à la femme de faire des enfants et d'être protégée par un mâle".
José Manuel Barroso a fait le pari, en maintenant son choix, que le Parlement lui accordera l'investiture malgré ces propos gênants. Le choix de Rocco Buttiglione est presque un "casus belli" entre les députés et le président de la Commission. "Un militant chrétien qui proclame son hostilité au droit à l'avortement, aux droits des homosexuels et à l'émancipation des femmes peut-il prétendre appliquer les lois européennes qui vont à l'encontre de ses convictions sacrées. C'est un combat d'arrière-garde dangereux que livre le Vatican pour influer sur l'Europe." Il est important que l'Europe affiche son caractère séculier et démocratique face aux intégristes qui placent au-dessus de tout de "prétendues" lois morales d'inspiration divine. "Et que Dieu renonce enfin à se substituer à César."
Conforté par une lettre de contrition de Rocco Buttiglione qui regrette d'avoir utilisé des mots "chargés émotionnellement", le président de la Commission estime que lui refuser la confiance serait "une sorte de guerre de religion", dont l'Europe n'a nul besoin. Entre les conservateurs et les parties de gauche, les libéraux et les démocrates ont le pouvoir de faire basculer le vote du Parlement dans un sens ou dans l'autre, le 27 octobre prochain.


Le pape béatifie deux victimes du communisme (Sophie de Ravinel).
Le Figaro - 15 septembre 2003 - (1/4 de page)

Sous-titre : Slovaquie : Jean-Paul II a achevé hier à Bratislava une épuisante visite de quatre jours.
Le souverain pontife a été accueilli par le couple présidentiel qu'il a béni. Puis, il a béatifié deux martyrs du communisme (un évêque et une sœur). Comme souvent, ces temps-ci, le pape a été trop fatigué pour terminer son discours. Langue de bois épiscopale : "Il est parfois confronté à des difficultés physiques, mais à l'intérieur il se sent très bien." (Jozef Tomko, cardinal slovaque)


>>> Début de la revue de presse : Europe



Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion   Accueil Revue de presse    Haut de page    Contact   Copyright ©