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L'Eglise catholique en France

2007

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Voir également les rubriques : L'Eglise catholique, Benoît XVI, Jean Paul II


Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
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Débaptisez-moi (Chloé Andriès)
Libération – 4 décembre 2007 (1/6 de page)

Sous-titre : "Rite. Comment renoncer à ce sacrement et devenir apostat."
"Que celui qui n’a jamais été baptisé lève la main. Allez, reconnaissons-le, une large majorité de Français a un jour fait trempette dans les fonts baptismaux. Il y a ceux qui le vivent plutôt bien - les catholiques -, ceux qui s’en contrefichent, et il y a les autres. Ceux à qui ça file des boutons rien que d’y penser ou qui rêvent de provoquer Sa Sainteté le pape en duel… Chaque année que Dieu fait, ils sont une centaine à commettre l’acte hérétique ultime : se débaptiser. La démarche est on ne peut plus sérieuse. Il s’agit de devenir un apostat officiel par une simple demande écrite à l’évêché de son lieu de baptême." [...]
"Du côté des militants de la débaptisation, on propose une grande variété de formulaires types. Pour une efficacité maximum, le nec plus ultra des courriers semble être celui qui en appelle à la loi informatique et libertés, qui donne le droit de s’opposer à l’utilisation de données personnelles figurant sur un fichier.
C'est en tout cas celui qu'Estelle, 27 ans, a utilisé. "Je voulais une lettre bien tournée, un peu menaçante. En me référant à une loi, j'avais l'impression d'engager une procédure de divorce." Résultat, en deux semaines tout était plié. La jeune fille recevait un courrier du diocèse avec photocopie de son acte modifié. Dégoûtée : "Ils auraient pu me faire languir !" Sa seule consolation : l'annotation était en latin : Deficit a fide ("a renoncé à sa foi"). "Ça en jette, vous ne trouvez pas ?""

http://www.liberation.fr/vous/0101116909-debaptisez-moi


Les nouveaux hussards de l'Eglise (Stéphanie Le Bars)
Le Monde – 4 novembre 2007 (1/2 de page)

Extrait : "Chaque année, une centaine d'hommes, trentenaires pour la plupart, viennent grossir les rangs clairsemés des prêtres ordonnés en France. Généralement diplômés, parfois même engagés avant le séminaire dans un parcours professionnel de qualité, ils assument la singularité de leur choix, à l'heure où la pratique religieuse est devenue minoritaire. "On croit sincèrement que l'Eglise a encore des choses à dire à la société, pour la titiller", dit Guillaume Danno, un ex-pharmacien de 29 ans, en dernière année de séminaire à Nantes. "On vit comme les premiers chrétiens : ils étaient peu nombreux, dans un monde qui ne connaissait rien au christianisme. C'est un sentiment libératoire !", s'enthousiasme Franck Viel, 36 ans, diplômé en philosophie et curé dans la Mayenne depuis 2001.
Venus pour beaucoup de familles pratiquantes, passés par les mouvements de jeunesse comme le scoutisme, familiers des grands rassemblements, type Journées mondiales de la jeunesse, adeptes des pèlerinages, ces jeunes hommes assurent avoir conforté leur choix en se frottant à "l'anticléricalisme" et à "l'athéisme" ambiants. "Etre confronté à des non-croyants durant mes études m'a obligé à me poser en profondeur la question de mon identité catholique", confirme Olivier Michalet, diplômé de sciences politiques, ordonné en septembre à Paris. Quitte à en rajouter dans l'affichage identitaire, au risque de déconcerter les plus anciens."
[...]


Premières cérémonies de béatification en France (Sophie de Ravinel)
Le Figaro - 15 septembre 2007 (1/8 de page)

"Le fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix, le père Basile Antoine Moreau, a été béatifié samedi après-midi au Mans -une première hors du Vatican- devant 4.500 personnes."


Peut-on démolir des églises ? (Stéphanie Le Bars)
Le Monde - 13 septembre 2007 (1/6 de page)

Le maire de Valanjou (Maine-et-Loire), 2 000 habitants et 3 églises, a fait voter en Conseil municipal la destruction de la flèche et de la chambre des cloches de l'une d'entre elle. La municipalité n'a pas les moyens de l'entretenir.
Extraits : "A l'image de Valanjou, des milliers de communes rurales supportent la charge de lieux de culte construits avant la loi de 1905 et s'interrogent sur l'avenir de ces bâtiments. Le patrimoine cultuel français compterait de 40 000 à 100 000 édifices, dont 13 000 sont classés monuments historiques, selon le ministère de la culture. La politique de regroupements paroissiaux imposée ces dernières années par la baisse de la pratique religieuse a entraîné la fermeture totale ou partielle de centaine d'églises." [...]
Certains responsables catholiques pensent qu'il vaut mieux, pour leur survie donner une nouvelle affectation aux églises "d'autant que la dégradation de centaines d'églises, bâties à la hâte au XIXe siècle pour affirmer l'emprise de l'Eglise catholique sur le territoire et aujourd'hui sous-utilisées, va s'accélérer dans les prochaines années."


Sanctuaires : 28 millions de visiteurs français (Sophie de Ravinel)
Le Figaro – 15 août 2007 (1/6 de page)

"Alors que Lourdes attend ce matin plus de 30 000 fidèles pour la fête de l'Assomption de Marie, l'essor des 120 sanctuaires de France, qui ont accueilli 43 millions de visiteurs en 2006, ne fait que se confirmer." Les deux tiers seraient français.
Pour Mgr Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris et président de l'association des sanctuaires de France, "les évêques accordent de plus en plus d'importance à ces lieux ; ils sont un instrument du renouveau, dans la continuité de la tradition."
C'est sûr que de tels rassemblements sont plus télégéniques que le quotidien paroissial fait d'églises désertées.


La mort du cardinal Jean-Marie Lustiger
Le 4 août 2007


L'enseignement catholique affirme son identité (Marie-Estelle Pech)
Le Figaro - 8 juin 2007 (1/6 de page)

Alors que 600 congressistes se réunissent aujourd'hui sur le thème de la scolarité chrétienne, le système éducatif catholique est traversé de plusieurs tentations contradictoires.
Extrait : Selon le secrétaire général de l'enseignement catholique, Paul Malartre, ""il peut y avoir un risque d'indifférenciation au point que plus rien ne nous distingue de l'enseignement public en terme de projet éducatif". Plus "préoccupant", selon lui, il existe une "demande accrue" de la part de certaines familles à vouloir un enseignement "privé-privé", au sens "libéral" du terme. "Les parents y sont des clients plus que des acteurs de la communauté éducative, trop exclusivement attachés à la réussite scolaire"." [...]


Une Française remporte la Tiare Ac' (Frédéric Pagès)
Le Canard Enchaîné – 4 avril 2007 (1/10 de page)

Mieux que la "France présidente", slogan de Ségolène Royale, notre pays devient la "France miraculeuse" grâce à soeur Marie-Simon, guérie par Jean-Paul II de la maladie de Parkinson, deux mois après la mort de ce dernier. Les médias s'en sont pâmés à longueur de journaux télévisés. "Sans aucun recul critique, France 2, service publique et papolâtre, nous a débité la pieuse version officielle."
Cette guérison arrive au bon moment pour permettre de boucler d'urgence la procédure de béatification de Jean-Paul II pour qu'il devienne "Santo subito", alors qu'habituellement la canonisation prend une dizaine d'années. "Mais pour le superpape Jean-Paul II l'Eglise a décidé de violer ses propres règlements. Du coup, les miracles tombent comme à Lisieux et Lourdes réunis." Mais notre représentante française a réussi à "coiffer au poteau" tous les autres miraculés. [...]


Soeur Marie Simon-Pierre, de l'ombre à la lumière (Sophie de Ravinel)
Le Figaro – 31 mars 2007 (1/6 de page)

A propos de Marie Simon-Pierre atteinte de la maladie de Parkinson en 2001 et dont la guérison pourrait servir à la canonisation de Jean-Paul II. Elle a témoigné de "sa difficulté à regarder Jean-Paul II à la télévision, atteint du même mal, l'aggravation de la maladie à la mort du pape, et enfin les prières incessantes de sa congrégation des Petites Soeurs des maternités catholiques pour sa guérison".
[...]
"Ce week-end, soeur Marie Simon-Pierre et son archevêque, Mgr Claude Feidt, doivent quitter le diocèse pour rejoindre Rome. La religieuse ne sait pas si elle rencontrera Benoît XVI à l'occasion des cérémonies prévues lundi pour le deuxième anniversaire de la mort de Jean-Paul II et pour la clôture du procès diocésain. "Ce n'est pas prévu", dit-elle avant de quitter l'archevêché."


Balle : "Pour être audible, l'Église doit se montrer unie" (Propos recueillis par Sophie de Ravinel)
Le Figaro - 24 février 2007 (1/6 de page)

"Invité des conférences de carême à Notre-Dame de Paris, qui s'ouvrent ce week-end, Francis Balle, spécialiste des médias, commente les difficultés de l'institution catholique à communiquer."
Francis Balle considère que la laïcité à la française est "plus proche d'un rejet systématique de la réalité religieuse que d'une ouverture en vue de l'acceptation réciproque". (La laïcité ne rejette pas les religions, elle assure la liberté de conscience et le droit de chacun d’exprimer ses convictions - croire ou de ne pas croire, de changer de religion, d’assister ou pas aux cérémonies religieuses - et garantit la neutralité de l’Etat en matière religieuse)
Extrait : "Il me semble que l'Église, devenue minorité au sein de la société, réagit comme si elle était encore une majorité. Des voix multiples se font entendre, que ce soit au sujet des recherches scientifiques, des options politiques ou des questions éducatives. Ou bien alors, elle préférera garder le silence par peur de heurter les sensibilités dans ses propres rangs."
[...]
"Être une minorité ne signifie pas être identitariste. L'identitariste est celui qui croit détenir la vérité et qui, du même coup, se fait un devoir de l'imposer à tous. Autant dire qu'il conduit à l'intolérance et donc aux totalitarismes. Le défi, pour une institution comme l'Église, réside plutôt dans sa capacité à propager avec autorité son message, sans jamais faillir à un esprit de dialogue et d'ouverture."


La catéchèse des enfants en perte de vitesse (Sophie de Ravinel)
Le Figaro - 12 février 2007 (1/6 de page)

Sous-titre : "L'Église catholique veut replacer la Bible et la liturgie au coeur de son message"
Début de l'article : "LA CATÉCHÈSE n'est plus ce qu'elle était. Seuls 30 % des 8 à 12 ans sont concernés contre 90 % en 1945 et encore 45 % en 1993. Et Mgr Christophe Dufour, l'évêque chargé du dossier, prévient : les références chrétiennes de la société française "risquent d'être remisées dans le domaine de l'archéologie comme les temples de la Rome antique".
"Désormais, a-t-il froidement constaté lors d'un débat sur l'initiation chrétienne, organisé par l'École cathédrale à Paris, l'enfant, le jeune ou même l'adulte, naît et vit dans un monde païen." Une déchristianisation qui s'est vigoureusement manifestée dans le dernier sondage CSA/Le Monde des religions. On y apprend que deux tiers des Français (67 %) se déclarant catholiques - ils sont 51 % de la population - ignorent le sens de la fête de la Pentecôte et 57 % ne croient pas au dogme de la Trinité."



L'Eglise sera vaincue par le libéralisme (Jean-Marie Donegani)
Le Monde - 21 janvier 2007 (1/3 de page)

Cet entretien avec Jean-Marie Donegani, directeur d'études à l'Institut d'études politiques de Paris, fait suite au sondage publié dans le Monde des religions qui montre que les personnes se disant catholiques ne sont plus que 51% alors qu'elles étaient encore 67% en 1994.
Pour lui, la France n'est pas une exception : "Ce constat vaut pour toutes les sociétés occidentales développées, même si la France est la plus sécularisée. C'est le grand triomphe du libéralisme : la religion n'englobe plus tous les aspects de la vie des personnes et de la société, elle devient une affaire privée."
[...]
"Quand le Vatican pourfend le relativisme, il pourfend une réalité irrépressible. Pour le magistère, le relativisme conduit à l'indifférentisme - toutes les religions se valent - puis à l'indifférence - si elles se valent toutes, aucune ne vaut. Or le sondage montre que les gens sont relativistes mais non indifférentistes : ils ne sont que 39 % à dire que toutes les religions se valent. C'est au sujet individuel d'apprécier la valeur relative d'une religion indépendamment de l'institution."
Jean-Marie Donegani considère que les "religions peuvent remplir un rôle de médiation ou de proposition de sens, comme dans le Comité national d'éthique ou le Haut Conseil à l'intégration" et regrette que la théologie n'ait pas droit de cité à l'Université.
La théologie est très bien hors de l'Université. Il y a des livres, des séminaires ou des écoles coraniques pour ceux que cela intéresse. Jean-Marie Donegani oublie de préciser que parmi les catholiques seuls 52% considèrent comme "certaine" ou "probable" l'existence de Dieu. "Ite missa est."


La déchristianisation est une réalité, affrontons-la ! (Le cardinal Paul Poupard)
Le Figaro - 19 janvier 2007 (1/4 de page)

Le cardinal Poupard, président des Conseils pontificaux de la culture et du dialogue interreligieux, commente le sondage publié par "Le Monde des Religions", selon lequel seuls 51% des français se disent catholiques et se révèlent peu croyants dans les principaux dogmes de l'Eglise.
Pour lui, "les parents sont parfois, aujourd'hui, les personnes qui exercent le moins d'influence sur leurs enfants ! L'école - c'est-à-dire le corpus enseignant - et surtout les autres jeunes, les personnages de fiction du cinéma, de la télévision et d'Internet sont, en quantité d'heures et en puissance d'influence, bien plus présents à leurs enfants qu'eux-mêmes, lorsqu'ils reviennent de leur travail."
[...] "Le flou des croyances enregistrées par l'enquête incite à la réflexion. À ce propos, ne faut-il pas noter, qu'en marge des 52 % de personnes interrogées qui affirment croire en Dieu, 31 % expriment un doute qui ne peut-être assimilé à une négation (ni à une affirmation). Ceux qui doutent ont-ils la possibilité concrète de rencontrer des chrétiens, fidèles ou prêtres, aptes à les aider à faire la lumière ? (tentative de récupération) L'ouverture religieuse est un progrès sensible, à condition que ce ne soit pas le symptôme d'un relativisme religieux."


La France n'est plus catholique : bonne nouvelle ! (Matthieu Grimpret)
Le Figaro - 12 janvier 2007 (1/8 de page)

Essayiste et professeur d'histoire, Matthieu Grimpret est l'auteur de "Dieu est dans l'isoloir" (Presses de la Renaissance). Dans le sondage paru mardi dans "Le Monde des religions" selon 51 % des Français se disent catholiques (ils étaient 67% au début des années 1990).
Matthieu Grimpret y voit là une bonne nouvelle : "Socrate, Thérèse d'Avila, le dalaï-lama, tous les sages l'ont dit : il faut se connaître pour grandir. Rien n'est pire que l'aveuglement. Il est donc salutaire de s'affronter à la réalité, aussi dure soit-elle. Depuis mardi, les catholiques se connaissent mieux. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ils sont donc plus forts."
"Les catholiques, pas plus que les musulmans, les juifs ou les protestants, ne sont là pour servir la soupe à l'État. Ils doivent refuser, avec intransigeance, toute forme d'instrumentalisation : un prêtre, un rabbin ou un imam n'a pas vocation à promouvoir les "valeurs de la République", il n'est pas un agent public à ranger à côté du pompier, du psychologue scolaire et du cantonnier."
Quant à la République, "providentiellement débarrassée de sa soeur ennemie, l'Église catholique, elle va enfin pouvoir se dépouiller du grotesque déguisement de dragon de la laïcité pour revêtir le sobre habit de gardienne de la liberté." (Il y a bien longtemps que La République n'a plus l'Eglise comme ennemie, grâce à la laïcité, grâce à la loi de 1905 que les nostalgiques de la France "fille aînée de l'Eglise" voudraient voir supprimer, car c'est bien de cela dont il est question.


Les Français sont de moins en moins catholiques (Henri Tincq)
Le Monde - 10 janvier 2007 (1/6 de page)

Un sondage CSA, réalisé sur un échantillon de 2012 personnes et publié dans Le Monde des religions de janvier 2007, révèle que seulement 51% des Français se disent "catholiques" (67% en 1994). 31% sont "sans religion" alors qu'ils n'étaient que 23% en 1994. Les musulmans sont 4% (2% en 1994) tandis que les protestants et les juifs restent stables avec respectivement 3% et 1%.
"L'Eglise a pu longtemps se rassurer en invoquant - au-delà de la baisse ancienne des pratiques et des croyances dans les dogmes - une résistance de l'identité catholique. Mais cette observation est de moins en moins fondée. Le déclin du sentiment d'appartenance au catholicisme rejoint celui des pratiques et croyances."
Quant aux catholiques, le sondage montre que plus de la moitié ne vont jamais à la messe. Seuls 8% s'y rendent le dimanche (13% en 1988). Le plus surprenant est dans la croyance en l'existence de Dieu que seuls 52% considèrent comme "certaine" ou "probable". "Et c'est une minorité (18 %) qui croit en un "Dieu personnel" - vérité fondamentale du christianisme - contre une grosse majorité (79 %) qui identifie Dieu à une notion plus vague de "force, énergie ou esprit". 58 % croient à la résurrection du Christ et 38 % à la virginité de Marie. Seules résistent les croyances aux miracles (64 %), au diable (33 %), à l'idée que la mort n'est pas "l'étape ultime" (74 %)." Les catholiques français sont, en outre, très favorables au mariage des prêtres (81 %) et à l'ordination de femmes-prêtres (79 %), réformes qui ne sont pas d'actualité à Rome.


>>> Suite de la revue de presse : l'Eglise catholique en France : 2006

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