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Divers

2009

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Qui peut prévoir la fin d’une religion ? (Michel Cazenave)
Libération - 23 juillet 2009

Interviewé par Catherine Coroller, Michel Cazenave, écrivain, analyse les origines, les échecs et les succès de divers cultes.
"Michel Cazenave est le producteur de l’émission Symboles et religions : les vivants et les dieux sur France culture.
Pourquoi certaines religions disparaissent-elles alors que d’autres durent ?
La disparition d’une religion est la conséquence des inattendus de l’histoire. De facteurs multiples, spécifiques, historiques. Le christianisme prend la suite des cultes dionysiaques ou cultes à mystères qui supposaient des initiations successives. Le culte de Mithra, par exemple, était presque militaire, réservé aux hommes, élitiste, alors que la grande force du christianisme est qu’il s’adresse à tout le monde et porte un message d’égalité. Souvenez-vous des paroles de l’apôtre Paul : "Il n’y a plus ni serviteur, ni maître, ni Grec, ni juif, ni homme, ni femme."
Certaines religions ne contiennent-elles pas les germes de leur propre échec ?
Le mandéisme, par exemple, n’a jamais prospéré même s’il eut son heure de gloire au début du XXe siècle, des savants y voyant la source des origines chrétiennes, pourquoi ?
Le mandéisme est une religion dualiste : sa théologie oppose le monde d’en haut, celui de la lumière, de la gloire et de la vie, au monde d’en bas fait de ténèbres et créé par un dieu mauvais ou imparfait appelé le démiurge. Cette notion de dieu totalement mauvais, encore pire que le diable, n’est pas évidente à accepter. Les gens ont besoin de croire qu’il existe un dieu dans lequel on peut avoir confiance. Le dualisme a surtout marché en Perse, son pays d’origine, beaucoup moins au Moyen-Orient même s’il a concurrencé, un temps, le christianisme."
[...]
http://www.liberation.fr/societe/0101581364-qui-peut-prevoir-la-fin-d-une-religion


Allah est grand, le CAC40 est son prophète (H.L)
Le Canard Enchaîné - 8 juillet 2009

"Le gouvernement et les banquiers français viennent de dénicher le Saint-Graal, ou plutôt la Kaaba sacrée, qui les sauvera de la crise. Après avoir adoré les dieux des agences de notations et le Veau d'or des subprimes, ils ne jurent plus que par la "finance islamique". Un marché estimé à 1000 milliards d'euros à horizon 2020.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ainsi annoncé, le 2 juillet, la parution d'une instruction fiscale pour permettre le développement en France des "ijarah" et des "istinah", deux produits financiers qui respectent la charia."

Pour respecter la charia les banquiers inventent des produits où les termes "loyers" et "intéressement au profit" remplacent pudiquement les intérêts.
"Les gardiens de la foi et les banquiers sont ravis. Les imams de la mosquée Al-Azhar du Caire empochent notamment un superdenier du culte chaque fois qu'ils déclarent charia-compatibles un sukuk ou un murabaha. Et les établissements financiers encaissent de confortables commissions pour réaliser ces montages sophistiqués.
Les financiers du Vatican peuvent en prendre de la graine."



Un Google catholiquement correct (Catherine Coroller)
Libération - 12 janvier 2009 (1/8 de page)

"Religion. Un moteur de recherche filtrant vient d’apparaître sur la Toile.
Un Google catholique ? Avant un Google musulman, juif, hindouiste, bouddhiste et autres ? Pour les pourfendeurs du communautarisme et/ou du politiquement correct, voici une nouvelle bataille à mener. Un moteur de recherche est apparu il y a quelques semaines sur Internet. Il s’intitule Catholicgoogle (1). Tom Heneghan, journaliste à l’agence Reuters, révèle son existence sur son blog (2). Le nom, le design de la page d’accueil, la typographie et la couleur des lettres du logo, on est bien chez Google. Le monstre de l’Internet aurait-il créé une sous-section religieuse ? «Nous ne sommes ni associés ni affiliés à Google.com», dément son webmaster, Paul Mulhern, britannique installé près de Lourdes où sa femme tient une boutique d’objets pieux. Pour répondre aux questions des internautes, Catholic-google utilise toutefois la "technologie de filtrage" de Google.com adaptée à ses exigences particulières. Objectif : « donner davantage de poids aux sites catholiques» et «éliminer la majorité des sites au contenu répugnant, tels la pornographie». Google est-il d’accord pour ce repompage ? Le bureau parisien du géant américain n’y voit pas d’inconvénient. Aux Etats-Unis, la maison mère n’a pas encore fait connaître sa réponse. En cas de refus, Paul Mulhern rebaptisera son site qui connaît déjà un joli succès : 16 000 visites par jour aujourd’hui."
[...]
http://www.liberation.fr/societe/0101311093-un-google-catholiquement-correct


>>> Suite de la revue de presse : Divers : 2008


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