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Apostasie

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
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Ashraf Fayad, poète, condamné à mort pour "apostasie" (Grégoire Leménager)
L'Obs - 2 décembre 2015

"Le poète est palestinien, mais c'est en Arabie saoudite que ça se passe.
Il est poète, il a 35 ans, il s'appelle Ashraf Fayad, et le voilà condamné à mort pour avoir renoncé à la religion musulmane. C'est-à-dire "pour apostasie", traduit-on chez Human Rights Watch. Encore un coup des salopards de Dach ? Non, non, cette condamnation-là vient d'Arabie saoudite. Elle semble donc, Dieu soit loué, avoir été prononcée par un tribunal en bonne et due forme.
Le malheureux criminel, Palestinien qui vit en Arabie saoudite, a pourtant bien essayé de protester, de dire que tout ça est faux et que le témoin qui l'accable s'est trompé (le témoin prétend l'avoir entendu critiquer Dieu et le régime). Ashraf Fayad affirme, en clair, qu'il n'a jamais cessé d'être musulman. Mais le tribunal n'a pas l'air du genre à se laisser influencer. Sa charia, c'est la charia, et cette charia-là ne se discute pas.
Il faut préciser que cet Ashraf Fayad n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice de nos bons amis saoudiens. En 2014 déjà, si l'on a bien compris l'affaire, un recueil de ses poèmes, vieux de dix ans, avait été jugé "blasphématoire". Il lui avait valu une condamnation à quatre ans de prison et 800 coups de fouet. Le poète, tout en se défendant d'avoir commis une telle infamie, avait évité de peu la peine capitale en présentant ses excuses. Il ne l'a pas évitée longtemps. Le procureur a fait appel."
[...]
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20151202.OBS0585/ashraf-fayad-poete-condamne-a-mort-par-l-arabie-saoudite.html


Les religions ne s'intéressent pas à la foi (Elie Arié)
Marianne - 4 juin 2015

"Un peu moins d'hypocrisie dans les discours religieux serait le bienvenu.
Il faut réfléchir à ce phénomène très étrange des conversions forcées, que toutes les religions ont pratiqué lorsqu'elles étaient assez puissantes pour le faire (le catholicisme sous l'Inquisition, l'islam aujourd'hui encore, etc. ) : que signifie-t-il au juste ?
Ce phénomène est bien illustré actuellement par Daech, pour qui chiites, chrétiens, yazédis, etc., peuvent avoir la vie sauve s'ils se convertissent immédiatement à l'islam sunnite : mais quelle part laissée à la foi religieuse, dans ces conversions instantanées ?
Plus significative encore, l'apostasie considérée comme un crime grave sévèrement puni (par la peine de mort en Arabie saoudite et au Soudan) dans les pays musulmans : on n'a pas le droit d'abandonner la religion musulmane, et cet interdit s'applique également à ceux qui sont simplement musulmans par naissance, donc sans avoir pu choisir leur religion.
Il en est de même pour la proclamation de l'athéisme : mais que d'autre peut être celui qui ne croit plus en Dieu ?
On voit donc bien que le phénomène de la foi ne joue aucun rôle là-dedans, et n'intéresse guère "les religions" : on ne demande pas à quelqu'un de commencer ou de continuer à croire à la Bible ou au Coran ( comment le pourrait-il, s'il n'y croit pas ou n'y croit plus ?), on ne lui demande que de ne pas le dire et de commencer ou de continuer à pratiquer leurs commandements ; on ne demande pas à quelqu'un de croire en Dieu (comment le pourrait-il, s'il n'y croit pas ou n'y croit plus ?), on lui interdit de dire qu'il n'y croit pas, et on exige uniquement de lui qu'il se comporte comme s'il y croyait."
[...]
http://www.marianne.net/elie-pense/les-religions-ne-s-interessent-pas-foi-100234228.html


L'apostasie n'a aucun fondement dans le Coran (Mustafa Akyol, Hürriyet)
Courrier International - 3 juin 2014

"L'éditorialiste turc Mustafa Akyol s'insurge contre la condamnation à mort de la Soudanaise Meriam pour avoir changé de religion. Car comment une religion peut-elle se targuer d'être éclairée, si le seul moyen de conserver ses fidèles consiste à les menacer de mort ?
A l'heure où j'écris ces lignes, une femme de 27 ans, Meriam Yahya Ibrahim, attend la mort au Soudan. Le 15 mai dernier, elle a été condamnée à mort pour apostasie. Son crime ? Avoir abandonné l'islam pour devenir chrétienne.
Le tribunal de Khartoum lui avait donné trois jours pour abjurer sa foi. Et si elle est encore en vie, c'est grâce à l'enfant qu'elle portait et qu'elle vient de mettre au monde. Le juge a en effet décidé de lui accorder un sursis de deux ans en prison avec son bébé pour qu'elle l'allaite. [...]
Malheureusement, les autorités soudanaises et certains musulmans considèrent cette décision comme juste, parce qu'ils sont convaincus que tous les coupables d'apostasie, sans exception, doivent être condamnés à mort.
Et pourtant en tant que musulman, je rejoins certains de mes coreligionnaires pour m'insurger contre cette condamnation pour apostasie, que je considère comme une entrave à la liberté religieuse et une insulte à l'islam.
Notre premier argument relève du simple bon sens : comment une religion peut-elle se targuer d'être éclairée et fondée sur la raison si le seul moyen de conserver ses fidèles consiste à les menacer de mort ? Comment pouvons-nous croire que les éventuels apostats vont devenir de bons musulmans ? Ne vont-ils pas au contraire devenir hypocrites et dissimuler leur manque de foi par peur de mourir ?
Deuxièmement, cette condamnation de l'apostasie inscrite dans la loi islamique, la charia, n'a aucun fondement dans le Coran, source incontestée de l'islam. Pas un des versets du Coran n'affirme que les gens doivent être exécutés s'ils ne croient plus. [...] Ceux qui veulent appliquer la charia, au Soudan, en Arabie Saoudite, en Iran ou ailleurs, devraient prendre conscience de cette réalité, réinterpréter leurs lois et arrêter de tuer des innocents. Il est temps pour eux de se rendre compte qu'ils infligent à l'islam des dégâts bien plus considérables que le plus militant des apostats."

http://www.courrierinternational.com/article/2014/06/03/l-apostasie-n-a-aucun-
fondement-dans-le-coran


La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie a accouché en prison (AFP)
Libération - 27 mai 2014

"Cette chrétienne de 27 ans a été condamnée à la mi-mai, puis emprisonnée avec son premier enfant, âgé de 20 mois.
Une jeune femme chrétienne condamnée au Soudan à la peine de mort par pendaison pour apostasie a accouché en prison, a indiqué mardi un diplomate occidental. "Elle a donné naissance à une fille aujourd'hui", a indiqué ce diplomate au sujet de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, 27 ans, née d'un père musulman et condamnée à la mi-mai en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan qui interdit les conversions sous peine de mort. "La mère et l'enfant semblent bien se porter", a précisé le diplomate sous couvert de l'anonymat. "Il est cruel de se retrouver dans une telle situation", a-t-il ajouté.
Le cas de la jeune femme avait suscité l'indignation après sa condamnation à mort le 15 mai par un tribunal de Khartoum. [...]
"Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l'islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison", avait déclaré lors de l'audience le juge Abbas Mohammed Al-Khalifa à l'adresse de la jeune femme, voilée et vêtue d'une robe traditionnelle soudanaise, qui est restée impassible."
[...]
Barbarie ! C'est aussi le souhait, plus ou moins caché, de toutes les religions de devenir héréditaires.
http://www.liberation.fr/monde/2014/05/27/la-soudanaise-condamnee-a-mort-pour-apostasie-a-accouche-en-prison_1028040


Soudan: elle risquerait la mort pour apostasie (avec AFP)
Le Figaro - 13 mai 2014

"Des ambassades occidentales au Soudan ont exprimé aujourd'hui leur "vive inquiétude" à propos du cas d'une Soudanaise condamnée pour apostasie et qui risquerait la peine de mort. Meriam Yahia Ibrahim Ishag, âgé de 27 ans et enceinte de huit mois, a été condamnée dimanche pour "apostasie" par un tribunal de Khartoum qui lui a donné jusqu'à jeudi, date de la prochaine audience, pour abjurer sa foi ou faire face à une possible condamnation à mort, affirme Amnesty International qui la présente comme "chrétienne".
"Nous appelons le gouvernement du Soudan à respecter le droit à la liberté de religion, notamment le droit à changer de foi ou de croyances", indiquent dans un communiqué conjoint les ambassades des Etats-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et des Pays-Bas. Ce droit est stipulé dans la constitution intérimaire soudanaise de 2005 ainsi que dans les textes internationaux sur la défense des droits de l'Homme, ajoutent les chancelleries qui exhortent les autorités judiciaires à gérer le cas de Mme Ishag "avec compassion"."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/13/97001-20140513FILWWW00410-soudan-
elle-risquerait-la-mort-pour-apostasie.php


Création du conseil des ex-musulmans (avec AFP)
Le Figaro - 6 juillet 2013

"D'anciens musulmans ayant rompu avec l'islam lancent aujourd'hui à Paris un "Conseil des ex-musulmans de France" pour réclamer le droit de se dire publiquement athées et de critiquer leur religion d'origine, ont annoncé les initiateurs du projet.
"Nous sommes un groupe d'athées et d'incroyants qui avons, de ce fait, fait face à des menaces et à des restrictions dans nos vies personnelles, plusieurs d'entre nous ont été arrêtés pour blasphème", expliquent les membres fondateurs dans leur appel publié sur Facebook. Ils se réfèrent notamment au Chevalier de la Barre, exécuté en 1766 pour avoir refusé de soulever son chapeau au passage d'une procession religieuse et dont la cause avait été défendue par les philosophes des Lumières.
"Aujourd'hui, d'innombrables Jean-François Lefebvre de la Barre sont menacés, torturés, emprisonnés, mis à mort pour apostasie, blasphème, hérésie et pour refus de se plier aux diktats islamistes", affirment les promoteurs de ce Conseil. Ils réclament notamment "la liberté de critiquer les religions", "l'interdiction de toute restriction à la liberté inconditionnelle de critique et d'expression, sous couleur de la religion", ainsi que "la liberté d'athéisme"."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/06/97001-20130706FILWWW00317-creation-du-
conseil-des-ex-musulmans.php


Le Vatican analyse sans complaisance l'"apostasie silencieuse" des catholiques (Stéphanie Le Bars)
Le Monde - 21 juin 2012

"Le travail préparatoire du Synode, publié mardi 19 juin, souligne la nécessité de relancer la "mission évangélisatrice" de l'Eglise. Comme souvent dans ce genre de documents publiés par le Vatican, le diagnostic posé sur la situation de l'Eglise catholique à travers le monde est sans fard." [...]
http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2fsociete%2farticle%2f2012%2f06%2f21%2fle-
vatican-analyse-l-apostasie-silencieuse-des-catholiques_1722549_3224.html%3fxtmc%3dreligion%26xtcr%3d2


Peine de mort pour un pasteur en Iran (AFP)
Le Figaro - 28 septembre 2011

"Le gouvernement allemand a protesté aujourd'hui contre la condamnation à mort possible pour apostasie d'un pasteur chrétien en Iran s'il ne se déclare pas musulman. "C'est avec horreur que j'apprends la menace de peine de mort contre Youssef Nadarkhani. Il ne peut échapper à la peine de mort qu'en renonçant à sa foi chrétienne", affirme le responsable allemand pour les Droits de l'Homme Markus Löning. "J'appelle les autorités iraniennes à lever la condamnation à mort et à libérer immédiatement M. Nadarkhani", a-t-il ajouté.
La Cour suprême iranienne, en juillet, avait annulé un premier verdict de peine de mort pour apostasie prononcé en 2010 par la justice contre ce pasteur de Rasht (nord-ouest de l'Iran), et avait renvoyé le dossier au tribunal local en demandant que l'accusé se repente.
M. Nadarkhani, 32 ans, musulman converti au christianisme à l'âge de 19 ans et devenu pasteur d'une petite communauté évangélique baptisée "Eglise d'Iran", avait été arrêté en octobre 2009 et condamné à mort pour apostasie en vertu de la charia (loi islamique) en vigueur en Iran."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/28/97001-20110928FILWWW00553-peine-
de-mort-pour-un-pasteur-en-iran.php


Adieu, mon Dieu ! (Raquel Moleiro, Expresso)
Courrier International - 24 mai 2011

"Le nombre de Portugais qui font une croix sur leur baptême est en progression. Un phénomène qui n'inquiète pas l'Eglise pour le moment, constate Expresso.
Etre catholique non pratiquant ne leur suffit plus. Une telle étiquette ne correspond pas au choix conscient qu'ils ont fait d'abandonner pour de bon leur religion. Le baptême est en eux tel un virus informatique qui génère peu à peu des incompatibilités avec le système de valeurs qu'ils professent. C'est comme si l'eau bénite versée sur leur tête de bébé s'était répandue en eux et provoquait un court-circuit chaque fois que l'Eglise s'exprime sur le préservatif, l'avortement ou la pédophilie au sein du clergé. Leur malaise est grand lorsque le Vatican affirme parler au nom de tous les catholiques - et les baptisés sont comptabilisés comme tels. Les apostats sont devenus une nouvelle réalité au Portugal.
"Qu'il parle en mon nom ? Pas question !" proteste João Pedro Martins. A 38 ans, il a décidé l'an dernier d'annuler son baptême à la suite de la visite du pape Benoît XVI au Portugal [en mai 2010]. "Vous avez vu le cirque qu'il y avait autour de lui, l'ostentation ? On aurait dit le chanteur Bono." Sa demande formelle a été adressée aussitôt après à la paroisse de São Vicente de Paulo de Lisbonne : "Je suis athée, mais c'est comme si j'étais supporter du FC Porto et que je continuais de payer ma cotisation à Benfica [les deux clubs de football rivaux du pays avec le Sporting]." La réponse a été longue à venir. Il a finalement reçu une copie de son certificat de baptême avec une mention confirmant son apostasie : "A quitté l'Eglise catholique par un acte formel."
La page Facebook du groupeInformaticien - la majorité des apostats ont une formation supérieure -, João Pedro avait tout pour être un croyant accompli : il a fréquenté une école catholique et fait sa première communion et sa confirmation. Les doutes ont commencé à l'âge de 12 ans. Dévoreur de livres de vulgarisation scientifique, il avait du mal à voir derrière ces théories une entité divine. Avec le temps et les mathématiques, le doute est devenu une certitude : "Dieu n'existe pas." João Pedro n'entre plus à l'église et se dit exaspéré par "le pouvoir de l'Eglise sur l'Etat. laïc". Il a découvert les règles de débaptisation sur la page Facebook du groupe "Apostasie : comment abandonner formellement l'Eglise catholique". La page a moins de un an et compte environ 3 000 membres, dont près d'une centaine devenus apostats ou sur le point de le devenir."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/24/adieu-mon-dieu


Le réveil des catholiques (Jean-Pierre Denis)
Le Monde – 3 février 2009 (1/4 de page)

Jean-Pierre Denis est directeur de la rédaction du magazine "La Vie".
"Un évêque négationniste peut-il être réintégré dans l'Eglise catholique ? En théorie, oui, puisque ses opinions, même les moins défendables, ne font pas de lui un hérétique. Moralement, non. Surtout si l'on en juge par l'émotion suscitée par les propos tenus par Mgr Williamson à la télévision suédoise, le 22 janvier. Une émotion considérable en France, où cinquante intellectuels catholiques, dont trois académiciens, ont signé dans "La Vie" un appel contre sa réintégration.
Ce qui est devenu l'"affaire Williamson" intervient comme un révélateur. Depuis la fin des années 1960, l'Eglise est travaillée par un mouvement centrifuge d'une violence symbolique inouïe, que contient à grand-peine son système institutionnel, la papauté. Ce mouvement s'est traduit par un schisme (ultraminoritaire) et par une apostasie (massive). Le schisme intervient à droite : c'est la sécession, à partir de 1988, des disciples de Mgr Lefebvre, ceux-là mêmes dont Benoît XVI vient de lever l'excommunication fulminée par Jean Paul II.
Leur mouvement pèse moins qu'on ne veut le croire : 500 prêtres dans le monde, contre plus de 400 000 dans l'Eglise officielle. Mais, symboliquement, il charrie davantage, car il est lié à toute la tradition antirévolutionnaire et antimoderniste française. L'apostasie survient sur la gauche : c'est la fuite massive de fidèles déçus à la fois par l'encyclique Humanae vitae sur la contraception ou par certaines espérances utopiques d'un concile vu comme le grand soir du christianisme progressiste. Fuite douce ou amère, crise de la transmission, ralliement à la sécularisation... de ce côté non plus, le tableau n'est pas réjouissant."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/02/le-reveil-des-catholiques-par-jean-pierre-denis_1149618_0.html


De la mosquée à l'église, une route solitaire (Stéphanie Le Bars)
Le Monde – 2 avril 2008 (1/4 de page)

"Un prêtre pour parrain, une amie pour marraine, mais ni père ni mère à ses côtés. Guy-Khaled a reçu le baptême dimanche 30 mars, dans une église du Var. Depuis, il se sent "illuminé".
Né en France, élevé dans la tradition musulmane, le jeune homme âgé de 26 ans a rejoint les quelques centaines de musulmans qui, plus ou moins ouvertement, se convertissent chaque année au christianisme, embrassant la religion catholique ou protestante. Lui affiche ses convictions avec militantisme. Désapprobateurs, son père et ses demi-frères et soeurs lui reprochent d'avoir "renié sa culture". Sa mère "a du mal à comprendre" mais "l'accepte" et l'accompagne parfois à des rencontres avec des chrétiens. Certains de ses anciens amis l'accusent d'apostasie et ne lui parlent plus."
[...]


Débaptisez-moi (Chloé Andriès)
Libération – 4 décembre 2007 (1/6 de page)

Sous-titre : "Rite. Comment renoncer à ce sacrement et devenir apostat."
"Que celui qui n’a jamais été baptisé lève la main. Allez, reconnaissons-le, une large majorité de Français a un jour fait trempette dans les fonts baptismaux. Il y a ceux qui le vivent plutôt bien - les catholiques -, ceux qui s’en contrefichent, et il y a les autres. Ceux à qui ça file des boutons rien que d’y penser ou qui rêvent de provoquer Sa Sainteté le pape en duel… Chaque année que Dieu fait, ils sont une centaine à commettre l’acte hérétique ultime : se débaptiser. La démarche est on ne peut plus sérieuse. Il s’agit de devenir un apostat officiel par une simple demande écrite à l’évêché de son lieu de baptême." [...]
"Du côté des militants de la débaptisation, on propose une grande variété de formulaires types. Pour une efficacité maximum, le nec plus ultra des courriers semble être celui qui en appelle à la loi informatique et libertés, qui donne le droit de s’opposer à l’utilisation de données personnelles figurant sur un fichier.
C'est en tout cas celui qu'Estelle, 27 ans, a utilisé. "Je voulais une lettre bien tournée, un peu menaçante. En me référant à une loi, j'avais l'impression d'engager une procédure de divorce." Résultat, en deux semaines tout était plié. La jeune fille recevait un courrier du diocèse avec photocopie de son acte modifié. Dégoûtée : "Ils auraient pu me faire languir !" Sa seule consolation : l'annotation était en latin : Deficit a fide ("a renoncé à sa foi"). "Ça en jette, vous ne trouvez pas ?""

http://www.liberation.fr/vous/0101116909-debaptisez-moi


Embarrassant apostat aux Pays-Bas (Sabine Cessou)
Libération - 12 septembre 2007 (1/10 de page)

Ehsan Jamin, conseiller municipal travailliste néerlandais, âgé de 22 ans et né en Iran, vient de créer un Comité des ex-musulmans. Lui-même apostat, il revendique le droit pour les musulmans de renier l'islam sans risquer de se faire insulter ou de recevoir des menaces de mort.
Il "a demandé en vain au Parlement une déclaration de "solidarité". Le jeune homme ne trouve guère d’appui, sans doute parce qu’il marche un peu trop ostensiblement dans les pas d’Ayaan Hirsi Ali." Cette dernière, député conservatrice originaire de Somalie, a quitté l'islam après les attentats du 11 septembre 2001. Plusieurs députés qui l'accusaient de "polariser" les Pays-Bas, s'étaient réjouis ouvertement de son départ pour les Etats-Unis.
Ehsan Jami a été agressé en août dernier par trois hommes dans un tramway. Depuis, il vit sous protection policière. "Aujourd’hui, seul le parti ultraconservateur de Geert Wilders, islamophobe notoire, lui fait la cour. En reprochant aux autorités de donner plus de "respect à l’islam" qu’à la liberté des apostats, Ehsan Jami a relancé le débat sur la religion musulmane. La question est lancinante, aux Pays-Bas, depuis le meurtre du cinéaste Theo van Gogh, le 2 novembre 2004, par un islamiste néerlando-marocain."


Devenu chrétien, un Égyptien vit un calvaire (Tangi Salaün)
Le Figaro - 17 août 2007 (1/6 de page)

"Le jeune homme voulait officialiser son changement de religion sur ses papiers d’identité. Considéré comme apostat, il vit dans la clandestinité après avoir reçu des menaces de mort de la part d’extrémistes musulmans."


Allemagne : du danger d'abjurer l'islam (Nathalie Versieux)
Libération - 20 mars 2007 (1/2 page)

Depuis qu'elle a créé l'association des ex-musulmans, la vie de Mina Ahadi, née en Iran en 1956, est menacée et elle doit vivre protégée par des policiers en civil.
En effet, l'abjuration, le renoncement à la foi, est interdit par la charia. "L'islam ne prévoit pas de porte de sortie, ne permet pas de tourner le dos à la religion, rappelle Ursula Spuler-Stegemann, spécialiste de la question à l'université de Marburg. Si vous êtes né de parents musulmans, vous l'êtes automatiquement. Il y a certainement beaucoup d'athées, mais ils ne le diront pas ouvertement. Dans les pays où règne la charia, les non-croyants sont passibles de la peine de mort." Pour expliquer son geste aux allures de provocation, Mina Ahadi assure: "Il est impossible de moderniser l'islam".
L'association de Mina Ahadi, qui compte 140 membres, ne s'en prend pas qu'aux islamistes. Elle accuse aussi les politiciens d'être complaisants envers "l'ennemi". "Il n'est pas normal que le ministre de l'Intérieur reçoive les seules associations musulmanes lorsqu'il veut s'adresser aux personnes issues de l'immigration, estime Mina Ahadi. Ces associations n'ont pas le droit de parler au nom des 3,5 millions de "musulmans" d'Allemagne. Beaucoup, comme moi, ne se sentent pas du tout représentés par ces associations traditionalistes..."
Mina Ahadi espère que son mouvement sera suivi dans d'autres pays. "Il est important de parvenir à fonder un mouvement européen, car les problèmes y sont identiques : le port du foulard, l'éducation religieuse des enfants, etc. Puisque les organisations islamistes sont coordonnées au niveau européen, il faut que les associations qui défendent les droits de la femme soient également organisées au-delà des frontières."


Allemagne : Des musulmans revendiquent le droit d’abjurer (Wolf Schmidt)
Courrier International - 22 au 28 février 2007 (1/3 de page)

Une quarantaine d'anciens musulmans se sont regroupés au sein d’un Conseil central des ex-musulmans.
"Le 28 février, ils comptent rendre public leur renoncement à leur foi en l'’accompagnant de photos. “Ça va faire du bruit”, déclare Mina Ahadi, quinquagénaire d'’origine iranienne. Cette militante des droits de l’'homme, membre fondateur [avec dix autres personnes] de l'’association, a déjà à plusieurs reprises critiqué sévèrement l'’islam. Il y a sept ans, elle a créé le Comité contre les lapidations. En 2006, elle a organisé une campagne contre les crimes d’honneur, à laquelle ont pris part d’'autres dénonciatrices célèbres de l'’islam, comme Ayaan Hirsi Ali, qui vit désormais aux Etats-Unis."
Il convient de rappeler que le renoncement à la foi, l'apostasie, est considéré comme un crime passible de la peine de mort dans l'islam.
Quant au Conseil central des musulmans, il ne voit guère d'un bon oeœil la création de cette association et ne comprend pas ses motivations. "Le Conseil central n'’a-t-il pas, dès 2002, consigné dans sa charte le droit pour chaque musulman de changer de religion, ou même de ne pas avoir de religion du tout ?"


Pologne. Ne m'appelez plus paroissien (Monika Stelmach)
Courrier International - 13 au 19 juillet 2006 (1/2 page)

Dans la très catholique Pologne, Zbigniew Kaczmarek, qui est chauffeur de taxi et athée, s'est vu refuser par le curé de sa paroisse l'enregistrement de sa demande en apostasie. Il en appelle donc, aux tribunaux, européens si nécessaire, pour se faire rayer des listes des catholiques.
"Je pensais qu’on allait me manger tout cru, mais je n’ai pas eu la moindre égratignure sur ma voiture, pas le moindre mot de reproche ; certains m’ont même félicité pour mon courage," a déclaré l'intéressé.
La première fois qu'il est venu voir son curé avec deux témoins et le document pour l'apostat, celui-ci a refusé de lui parler. "Pour le tribunal qui a refusé la plainte de Kaczmarek, l’apostasie est une affaire interne à l’Eglise." Or la loi précise qui si l'Eglise peut constituer des archives, elle ne peut le faire que pour ses seuls membres. Le chauffeur de taxi envisage donc de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.
"Kaczmarek partage son expérience apostatique sur Internet. Sur la page (apostasie.pl), qui publie un modèle de document pour se désinscrire de l’Eglise, le débat est particulièrement animé. La rubrique "L’apostasie, pour quoi faire ?" compte plus de 4 000 participants."


Aghajari échapperait à la peine de mort
Libération - 29 juin 2004 (16 lignes)

La poursuite pour apostasie, en l'occurence "insulte au prophète et négation des principes religieux", à l'encontre de Hachem Aghajari a été abandonné par la justice iranienne. Il ne risque donc plus la peine de mort, mais encourt cependant de un à cinq ans de prison pour "insulte aux principes sacrés". Devant les protestations lors sa condamnation à mort en 2002, l'ayatollah Ali Khameny avait dû intervenir pour faire réviser le verdict. "Le nouveaux procès doit s'ouvrir le 3 juillet."



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