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Le texte qui va suivre pourrait s'intituler "Tempête sous un crâne pontifical". En imaginant le pape en proie à la fièvre et au délire, crevant à petit feu de solitude et d'angoisse, bourrelé de remords et de culpabilité, l'auteur avoue s'être abandonné à ses démons habituels. Mais la réalité ne dépasse-t-elle pas parfois la fiction ? En effet, il convient de garder en mémoire que la crise qui secoue - ou plutôt désagrège - la dernière Cour d'Europe, ne date pas d'hier, pas même du pontificat de Benoît XVI. Elle est endémique, parfois comique, et ce, bien avant le récent scandale du "Vatileaks" pour reprendre l'expression de Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège. À présent, sans plus de précautions oratoires, pénétrons dans les appartements privés du malheureux Benedetto et faisons un scanner du crâne de celui qui incarne à son corps défendant la tourmente et la décrépitude de l'inique Institution catholique. |
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[Fiévreuse et impatiente, la main décharnée a longtemps cherché le cordon dans l'ombre de la chambre. Enfin la lumière se fait. Le vieil homme en tremblant se penche, écarte la tenture... Mais devant l'alcôve, le prie-Dieu est vide : l'uniforme chamarré et l'étincelant morion n'y allument plus de buisson ardent.]
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