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Dieu, esquisse d'un portrait-robot


par Marcel Gozzi  -  04/09/2016




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




1 - PROLOGUE


Dans cet ouvrage, j'esquisserai le portrait-robot de Dieu.

Quel Dieu ?

Celui de l'Ancien Testament, Yahvé, le Tout Puissant créateur du monde sensible, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, révélé à Moïse sur le mont Sinaï. Le Dieu des Hébreux et du judaïsme.
Le même Dieu le Père du Nouveau Testament des chrétiens dont le fils, Jésus de Nazareth, est né de la vierge Marie, le Seigneur évoqué dans les quatre évangiles canoniques et les actes des Apôtres, documents rédigés au cours du premier siècle de l'ère chrétienne.
Mais aussi le Dieu des musulmans, Allah clément et miséricordieux. Sa parole fut transmise au prophète Mahomet (Muhammad) par l'archange Gabriel, au VIIè siècle de notre ère.

Ce démiurge incomparable, a créé : le ciel, la terre et tous les êtres vivants, y compris les humains, qui l'habitent.

Trois documents fondent les religions dites du Livre : L'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Ils décrivent avec des variantes propres au génie des Pères fondateurs, le même Dieu créateur des trois religions : judaïsme, christianisme et islam.
Ces doctrines partagent les mêmes croyances initiales. Elles reconnaissent Adam et Eve, puis Noé, Abraham, "le père de tous les croyants", ses fils Isaac et Ismaël (vénéré par les musulmans), son petit-fils Jacob (devenu Israël, après la lutte avec Dieu), et plus tard, Moïse, le Moussa des arabes.

Selon les exégètes, les livres fondateurs des trois principales religions monothéistes auraient été successivement rédigés dans leur forme définitive à trois époques différentes, à deux fois environ sept siècles d'intervalle.

La principale compilation de l'Ancien Testament ou Bible, aussi appelée Tanakh par les Hébreux, serait contemporaine de l'exil des Juifs à Babylone, qui prit fin en l'an 538 av. J.-C. sous le règne de Cyrus II, roi de Perse. Il semble que les textes définitifs furent élaborés entre la fin du VIIIè siècle av. J.-C. et le début du IIIè siècle av. J.-C.
Le Nouveau Testament, texte principal du christianisme, indépendamment des quatre Évangiles dits canoniques, des Actes des Apôtres et des Epîtres, complète l'Ancien Testament pour composer la Sainte Bible. La rédaction des Évangiles fut élaborée entre les années 70 apr. J.-C. et 100 apr. J.-C., puisque Jésus n'a pas laissé d'écrits.
Le Coran consiste en un ensemble de "préceptes moraux, religieux, civils et politiques, mêlés d'exhortations, de promesses et de menaces relatives à la vie future, et de récits empruntés avec plus ou moins de fidélité aux traditions arabes, et même à l'histoire des premiers siècles du christianisme." Ce livre sacré contient la parole de Dieu transmise au prophète Mahomet par l'intermédiaire de l'archange Gabriel, à partir de l'an 610 apr. J.-C., et pendant vingt-trois ans, selon la tradition.

Ma réflexion portera sur les six premiers livres de l'Ancien Testament.
Je n'aborderai pas les querelles byzantines, si je puis dire, suscitées par les nombreux exégètes, philosophes et penseurs qui, au cours des siècles, ont approfondi et fait évoluer la connaissance des Écritures :
- Sur l'islam : d'Al-Kindi, Avicenne, Averroès, jusqu'à Ahmadou Bamba ;
- Sur le judaïsme : de Philon d'Alexandrie jusqu'à Emmanuel Levinas, en passant par Baruch Spinoza, Salomon Maïmon et Hermann Cohen ;
- Sur le christianisme : Tertullien, Origène, Augustin d'Hippone, Bernard de Clairvaux, Thomas d'Aquin, Kierkegaard, Teilhard de Chardin, Simone Weil, Paul Ricoeur et Olivier Boulnois, pour n'en citer que quelques-uns.
Ces maîtres de la pensée ont poussé loin l'herméneutique et l'exégèse des textes sacrés. Ils les ont éclairés et enrichis à la lumière de leur génie propre, de leurs croyances et de leurs convictions, mais aussi, dans la mesure des connaissances limitées relatives aux époques où ils vivaient.
Tous ces penseurs ont imprimé leurs marques, et fait évoluer la pensée religieuse. Certains ont même suscité des hérésies, ardemment combattues par les défenseurs de la prétendue "vraie foi."

Mon propos est plus modeste.

Il vise, tout simplement, à essayer de comprendre la vraie nature de ce Dieu unique, tout puissant et mystérieux, ce Dieu que l'on nous présente au catéchisme sous des dehors lénifiants de bon père de famille, et qui, depuis plus de deux mille cinq cents ans, a contribué à forger notre vision du monde et nos modes de pensées, et conditionné ce que nous convenons d'appeler la civilisation dite judéo-chrétienne. Plutôt que d'interroger les penseurs et les analystes des temps passés, plutôt que de me laisser influencer par des courants d'idées honorables et pertinents, et leurs convictions personnelles, j'ai considéré qu'il était plus utile de puiser aux sources mêmes du texte sacré par excellence, le Pentateuque. Il est incontestable, que même au XXIè siècle, où l'impact des religions sur notre vie courante a fortement diminué, comparé à celui qui prévalait autrefois, nous continuons encore à nous comporter, consciemment ou inconsciemment, en vertu de principes énoncés depuis au moins trois millénaires. Puissant et mystérieux, le Dieu des religions monothéistes est toujours présent dans nos esprits. Son image est imprimée dans nos circuits neuronaux par le conditionnement cultuel et culturel auquel nous ont soumis nos parents et nos maîtres à penser. A notre insu parfois, il décide encore pour nous, et gouverne nos actes.

Je limiterai donc ma recherche à un objectif simple :
L'esquisse d'un portrait-robot de ce Dieu invisible, hors de notre monde sensible.
Mais je n'exclus pas la discussion ouverte par l'analyse des textes. Et j'admets la critique.

Pour cette étude, je n'interrogerai pas les autres religions du Livre. J'omettrai le Nouveau Testament et le Coran. Sur la nature fondamentale de Dieu et sur son dessein, ils ne m'ont rien appris de plus qui n'était déjà révélé dans le Pentateuque.
Dans l'Ancien Testament, ouvrage de référence qui comprend quarante cinq livres que l'on peut classer, plus simplement de la manière suivante :
Le Pentateuque (5 livres : de la Genèse au Deutéronome) ;
Les Livres historiques (15 livres : de Josué aux frères Maccabées) ;
Les Hagiographies (7 livres : de Job à l'Ecclésiastique) ;
Les prophètes (18 livres : d'Isaïe à Malachie).
Je limiterai encore mon choix aux six premiers livres, c'est-à-dire les cinq livres qui composent le Pentateuque et le livre de Josué.

Pourquoi le livre de Josué ?
Le Pentateuque suffit pour décrire le Dieu de l'Ancien Testament. Mais le livre de Josué permet d'en préciser certaines facettes révélées à travers la conquête de la terre promise. La nature de ce Dieu, esquissée dans les livres précédents, y apparaît plus évidente, plus nette.
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Marcel Gozzi


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