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Le mensonge de l'Eglise - 3/3

Une autre approche du déluge


(Suite de la page Les mensonges de l’Eglise)
Par Gral  -  03/12/2007





Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




Avertissement : vous ne devez, en aucun cas, prendre ce qui suit pour argent comptant, ce n'est qu'une hypothèse de travail. Ce topo nous a été inspiré par une idée de François Dor (1).

Nous avons remarqué que tout est lié dans la nature, et cela nous amène à considérer le cordon ombilical qui nous relie à notre mère comme un serpent et la poche des eaux, comme le déluge récupéré par les religions. Poussons un peu plus en avant notre observation.

Dans la bible, il est écrit que Noé échappa au déluge en construisant une arche comme la carcasse d'un poulet pour y embarquer un couple de chacun des animaux peuplant la terre (y compris les rats, moustiques et autres parasites dont dieu aurait pu l'en dispenser…) (2)
Inversons maintenant le processus ; la carcasse de poulet pourrait être la cage thoracique de la femme ou, éventuellement, la matrice de celle-ci, l'eau diluviale du déluge être le liquide amniotique, et les animaux les ovaires ou la puissance génésique de la femme et le peuple sauvé des eaux, l'enfant qui nait avec le souvenir inconscient d'une vie intra-utérine que l'on pourrait qualifier d'éden ou de paradis perdu.
Le voyage de la naissance ne s'effectue qu'en un seul sens, l'enfant sort du corps de sa mère la tête en premier après avoir effectué un demi-tour dans le corps de celle-ci. Une légende grecque nous indique de rejeter en arrière les os de la mère en se voilant la face pour repeupler la terre. L'enfant pousse des pieds le bassin de sa mère. En réalité, il est expulsé par sa mère pour qui sa naissance est une délivrance. Il est toujours relié à celle-ci par le cordon ombilical qui l'avait nourrit tout le temps de la grossesse, puis ce cordon est coupé, un morceau est noué pour donner l'ombilic.
Il ne pourra plus retourner en arrière ni ne sera nourrit par le serpent. Nous prétendons que la croyance en la réincarnation et la métempsychose (cet espoir de renaître et refaire une nouvelle vie) viennent de là.

L'enfant est rattaché à sa mère par le cordon ombilical assimilé à un serpent voire à un dragon (3) à une ou deux têtes –extrémités du cordons coupé– dans toutes les cosmogonies et tous les mythes de la création du monde nous parlent de la perte du paradis ou de l'éden. Insistant sur le bien et le serpent qui pousse la femme à commettre ce qui sera le mal et cette perte.
Nous avions établi un parallèle entre l'énergie de la mère –au niveau de sa Kundalini– qui circule chez le nouveau-né par le cordon ombilical avant de revenir naturellement chez le nourrisson après coupure de celui-ci car ce sont deux serpents diabolisés par la religion chrétienne romaine et ses consœurs…

L'homme a responsabilisé la femme de cette perte de "son" paradis et son souvenir d'avoir été bien quelques temps quelque part (4) perdure et explique ce besoin viscéral de croyance en un dieu paternel car le père fuit souvent ses responsabilités en abandonnant la femme qu'il a engrossée. Dieu le père compense le père absent ou l'absence du père.

Nous savons maintenant que l'éducation de l'enfant commence dans le sein maternel et qu'il garderait un souvenir de sa vie prénatale. Il garde tout au long de sa vie le ressenti et les émotions de sa mère. Ce qui le mène et le dirige inconsciemment une partie de sa vie. Nous pourrions aller plus loin en disant que la haine de la femme conduit la femme à le faire ressentir volontairement ou non à son enfant et nous entamons-là un cercle vicieux. (5)

La température des eaux du déluge est peu mentionnée dans les différentes légendes. Nous relevons ce qui suit sur le texte de Christian Dor :
"Les rabbins prétendent que l'eau du déluge était bouillante ; les arabes expliquent ce fait en disant que l'eau sortit d'abord du "tannour" ou four dans lequel Eve faisait cuire son pain ; pour les mages persans, les eaux diluviales sortaient du four d'une vieille femme ; les Syriens allaient jusqu'à montrer la caverne profonde d'un temple consacré à l'une de leurs déesses d'où se seraient échappées les eaux diluviales ; selon les mythologies sumériennes et akkadiennes, Zisudra se voit gratifié après le déluge du "souffle éternel des dieux", la respiration, et transféré dans le pays fabuleux de Dilmun. Tout ceci est si proche de la réalité !".
Ève est citée et le degré de chaleur des eaux n'étant pas indiqué, nous pouvons penser à la percée ou à la fuite de la poche des eaux qui précède et annonce la naissance de l'enfant (6). l'enfant qui nait après le déluge et repeuple la terre.

Par ailleurs, l'être humain vieillit à partir du moment où il pousse son premier cri, lorsque les poumons se remplissent d'air. Nous savons aussi que la différenciation entre les sexes se fait après plusieurs jours et que les fœtus (7) sont identiques et de forme féminine, c'est à dire avec les attributs masculins et féminins non différenciés à l'intérieur du corps. La colonne vertébrale est l'axe de charpente autour duquel se construit le fœtus comme l'est l'arrête d'un poisson. Ce fœtus nage, vit et est protégé par le liquide amniotique pour sa croissance comme le poisson le serait dans l'eau.

Le placenta assure l'oxygénation et l'alimentation du fœtus jusqu'à la naissance. Nous rappelons que le temps de la grossesse correspond à environ dix lunaisons.
Si nous considérons ici l'homme comme un intermédiaire entre le ciel et la terre, nous voyons l'importance du cycle lunaire pour la femme –notamment sur son cycle ovarien. Le soleil et le cycle circadien agissent sur l'être humain.

Cette protection que l'on perd en quittant le ventre de sa mère et en se trouvant brutalement exposé aux vicissitudes du milieu extérieur a pu conduire à ce mépris de la déesse mère et participer à la rupture entre le matriarcat et le patriarcat. L'homme se vengeant de la femme qui transmet la vie et la mémoire de la race par le besoin du pouvoir et la haine de son infériorité à l'encontre de la femme l'ont conduit à rabaisser celle-ci dans des religions, d'abord solaires, qu'il a inventées avec un dieu masculin, phallocratique et de haine avec comme par-avant une fausse idée d'amour. Mettre au monde un enfant est le condamner à mourir mais c'est aussi le pousser à vivre !

La déesse-mère était représentée protectrice, seins lourds et nourriciers, fessier callipyge. En un mot, une femme que son volume protégeait des attaques extérieures et qui, par ce fait, semblait ne rien craindre et assurait une protection à sa descendance. Mais les critères de beauté féminine ont changé, la femme est devenue elle-même un être à protéger.
Du temps de la déesse-mère, le polythéisme existait, il semblerait aussi que le matriarcat laissait les mêmes droits aux hommes et aux femmes. Les femmes étant des êtres psychiques, il semble que dieu soit aussi féminin car les seules apparitions auxquelles les gens assisteraient seraient celles de la vierge ou d'une dame en majesté. Puis, avec la venue du patriarcat, le polythéisme a perduré un certain temps, les familles étaient très certainement matrilocales (8). Ensuite l'homme a voulu être sûr de nourrir ses enfants, alors est venu le temps du monothéisme avec le patriarcat et la transmission patrilinéaire des biens, la surveillance des femmes et leur perte de liberté. Et l'homme a révélé son côté machiste et sa soif de pouvoir.

Certains chercheurs, comme les psychanalystes Ferenczi (9), verraient le liquide amniotique comme un rappel de l'océan primordial et le souvenir du fœtus comme le souvenir du passage du monde marin au monde terrestre. Ils donneraient à ce souvenir le nom de sentiment océanique, ou parlent de concept de Thalassa (à ne pas confondre avec la thalassothérapie).
En posant le postulat que la vie fœtale peut causer des séquelles dans la vie postérieure du sujet :
Le cerveau du nourrisson n'est pas encore "terminé" avant le troisième mois mais dès la huitième semaine, le cerveau du fœtus serait capable d'enregistrer certaines infos. Freud a été le premier à décrire l'"amnésie infantile". Idée perçue par les religions pour expliquer l'"oubli" des vies antérieures et du passage pré-utérin (10).

Nous profitons de la présente pour remercier François Dor et le féliciter pour avoir envisagé cette hypothèse brillantissime d'un déluge humain qui simplifie bien des choses mais pas toutes (11). Elle nous laisse cependant dans la bouche un arrière-goût, l'amertume de s'être fait rouler dans la farine par les religieux de tout poil alors que l'explication est somme toute naturelle. L'on comprend le besoin de pouvoir temporel des religieux et l'unicité de pensée qu'ils imposent pour gouverner les hommes en leur jetant en pâture des miracles et des mystères pour les empêcher de réfléchir et de découvrir la simplicité des choses. Monothéisme égale unicité de pensée et religion équivaut à absence de pensée.
La haine de la femme du monothéisme masculin d'un "dieu le père" donnant un enfant sans femme ou parèdre est bien obligée de passer par plusieurs artifices pour procurer une mère à son fils… ce monothéisme consomme des sacrifices humains pour calmer son dieu, ou satisfaire le sadisme de ceux qui le prône. Le cinquième commandement qui stipule ; "Tu ne tueras pas" sous-entend implicitement "ceux de ton ethnie religieuse". Les autres étant à considérer comme bétail…


Conclusion :
Tout s'explique dans la nature avec une logique implacable qui nous est révélée par l'observation : ce qui précède est compatible avec l'idée de déluge qui sévit dans toutes les cosmogonies des religions mondiales. En effet, un déluge physique par montée des eaux anéantirait de nombreuses vies mais laisserait-il un souvenir indélébile en chacun de nous ?
Exit dieu, les religions qui ne sont que mépris de la femme n'ont plus aucune utilité…
Exit l'intelligence de la foi (qui est inexistante).
Exit aussi le christianisme et le besoin d'un sauveur de l'humanité.
Exit une immortalité originelle de l'humain, une faute d'un premier homme.
Exit une race pécheresse…
Exit un dieu d'amour (le père), d'origine et créateur, il n'a plus sa place dans l'histoire humaine, il en devient même inutile voire encombrant (12).
Exit la fatalité…


gral


P.S. : Vous pouvez aussi voir : http://www.aqolad.net/article.php3?id_article=109 pour le travail de François Dor.
Nous vous conseillons le très bon livre : "Embryologie : Biologie du développement et de la reproduction"  Par Edouard Ghanassia, Virginie Procureur ; ainsi que le site :
http://books.google.com/books?id=nlCaa0MVjWEC&pg=PA187&lpg=PA187&dq=role+du+liquide+amniotique&source=web&ots=j-jWew4ObD&sig=9ulH4SSklPNbNmU6406AmQ_6MNU#PPA188,M1


Voir la page d'accueil sur la Bible



Notes :

1- Cette idée que nous faisons nôtre émane de François Dor et on peut la lire en intégralité sur le site : http://www.aqolad.net/article.php3?id_article=20. Huit ou neuf pages…

2- L'humour divin nous échappe quelque peu

3- ce serpent avec les quatre membres de l'enfant peut faire penser à un dragon chinois ou à la vouivre de nos ancêtres indoeuropéens. Par ailleurs, le combat entre saint Georges et le dragon ne représente-t-il pas le combat contre le serpent-cordon n'apportant plus la nourriture mais le feu. Le rubis diadème frontal de la Vouivre rappelle le sang et le feu !!!

4- l'expérience de mort imminente (EMI) ou les NDE (near death experience) pour tous ceux qui reviennent d'un coma, ils ressentent aussi cette impression d'une béatitude ailleurs.

5- en psychologie, pour palier au traumatisme de la naissance, il est bon d'inverser certains processus de pensée et positiver :
- votre mère n'a pas pu vous élever, dites-vous qu'elle n'a pas eu la chance de le faire ; elle ne vous a pas aimé. Dites-vous qu'elle n'a pas eu cette chance.
- votre père était absent mort, fuite, maladie ou guerre : il n'a pas eu la chance d'être là… Ces petits conseils vous permettront de rehausser votre propre estime de soi et surtout de déculpabiliser.

6- CQFD. Nous comprenons mieux maintenant l'allusion du christianisme faisant dire au christ : "Laissez venir à moi le petits enfants ». De deux choses l'une, ou ils sont innocents et on peut les berner facilement ou ils sont encore proche de la naissance et goberont ce que l'on dira…

7- les fœtus des races humaine et animales se ressemblent en début de gestation et ressemblent à des poissons ce qui nous ramène à considérer le liquide amniotique comme étant l'océan primordiale.
Pour qui a étudié un peu l'embryologie, il n'y a pas de différence entre les embryons males et femelles dans les tous premiers jours. Sur wiképédia : on parle de stade phénotypique indifférencié. L'appareil génital présente à la fois les canaux de Muller (ébauches des futures voies génitales femelles) et les canaux de Wolff (ébauches des voies génitales mâles). http://fr.wikipedia.org/wiki/Diff%C3%A9renciation_sexuelle
Lors du stade indifférencié du développement de l'appareil génital des mammifères, il y a formation de voies génitales doubles: canaux de Wolff et canaux de Müller. Chez l'humain, ce stade a lieu à la 6ème semaine embryonnaire.

8- Famille matrifocale : Famille ou groupe domestique centré sur une femme et ses enfants, le père ou les pères de ces enfants étant présents de façon discontinue dans la vie du groupe et y occupant une place secondaire. La mère des enfants est d'ailleurs rarement l'épouse de l'un des pères de ses enfants. Nous nous sommes inspiré d'une approche des travaux effectués par : Marija Gimbutas ; le langage de la déesse.

9- Sandor Ferenczi pense que tout est lié à la prime enfance. Nous tirons ce qui suit de Wikipédia : En psychanalyse, on considère que l'étiologie des pathologies psychiques prend sa source dans l'enfance et la première enfance, de manière chronologique : les psychoses ont leur étiologie ancrée dans la prime enfance, à un niveau psychique beaucoup plus archaïque que les névroses.
Ceci explique donc l'intérêt de Ferenczi pour les périodes les plus reculées de l'enfance, et notamment pour la formation de l'appareil psychique : la notion d'introjection découle de cet intérêt pour les pathologies narcissiques, ainsi que sa conception de l'enfant et donc de l'adulte.
Si nous vainquons un des derniers tabous et considérons que la mémoire enfantine remonte beaucoup plus loin que ce qui est communément admis et faisons-la remonter à la mémoire fœtale. L'écrivain Romain Rolland fut un des premiers à mentionner l'océan primordial…

10- une connaissance ne supportait ni les cols-roulés ni les cravates, adolescents, nous pensions qu'il avait péri "pendu" en une vie antérieure. Rien de cela, il était simplement né le cordon ombilical autour du cou…

11- dans ce travail, nous avons abordé un déluge psychique profondément ancré dans l'inconscient de toute personne. Nous ne nions pas la possibilité d'un déluge physique. En effet le niveau de la mer est monté de 110 mètres depuis la fonte des glaces. Il est fort possible qu'avec ou sans les mouvements tectoniques ou sismiques l'eau ait envahi une ou plusieurs régions du globe.
Cette montée des eaux ayant tué hommes et animaux, il est possible de parler d'un déluge physique mais en aucun cas d'une punition divine.

12- cela ne doit pas nous empêcher de vivre et agir en êtres responsables avec humanité et sans haine des différences religieuses et ethniques. C'est la mère qui fabrique son enfant (avec l'aide du père), pas un dieu irresponsable puisqu'inexistant.



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