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Contrepèteries et contrepets

Pour en finir


Par Gral  -  20 septembre 2006

Page de définition des contrepéteries



Les contrepets démoulent les sages ! (d’après Lalune)
ATTENTION ! Certains jeux de mots peuvent choquer la sensibilité ou la pudibonderie, aussi, déclinons-nous toutes responsabilités dans les interprétations que ferait le lecteur des phrases qui suivent cet avertissement.
Toutes ressemblances de l’énoncé de celles-ci avec une situation concrète autre que celle énoncée dans la phrase, elle-même, ne sauraient être que le fruit de l'imagination ou/et de l'interprétation qu'en ferait le lecteur. En aucun cas, elles ne sauraient être en rapport avec le contenu du texte énoncé par lui-même.


Pour en finir est on ne peut plus prétentieux de notre part car le contrepet serait lui aussi "sans cesse ni fin".
Nous allons revenir un tantinet sur les contrepets, les domaines touchés par ceux-ci et pourquoi ! Mais avant que d’aller plus loin nous est revenue une comparaison sur le contrepet que nous n’avons pas encore trouvée ailleurs et qui nous plait : Le contrepet est un puzzle littéraire. Il est à la littérature ce que le puzzle est à la peinture. Mille et un fragments à remettre en place… excepté que le contrepet reste libre par rapport à la contrainte d’un élément de puzzle.

Nous avions précédemment vu que le contrepet englobait un vaste univers de son étreinte parfois acidulée, mordante ou agressive. Plus précisément, rappellerons-nous que celui-ci inclus :
- La politique ;
- La vie sexuelle : donc le sexe ;
- Les rapports hommes / femmes ;
- La coprolalie voire la scatophilie…
En un mot des sujets tendancieux pour l’éducation, la bienséance et la politesse. Or ces sujets, ont été longtemps regroupés sous le terme de religion, dont on ne peut ignorer la connaissance pour vivre sur notre site.
Nous avions aussi vu que les contrepets étaient essentiellement « cochons et scabreux » à forte connotation sexuelle et que s’ils ne l’étaient pas, ils restaient au simple rang des jeux de mots banals (1) voire sans noblesse. Nous avions même soulevé que ce côté grivois ou salace était leur seule raison d’être.
Or, pour de nombreux contrepéteurs/contrapétistes, le contrepet est un art noble. J’entends d’ici les "fi" de la noblesse du contrepet (page 25). Art noble car il n’était pas à la portée de chacun de commettre des contrepets. En regard de cela, nous pourrions remarquer que de nombreux auteurs classiques se sont essayés au contrepet et en ont essaimé quelques uns dans leurs œuvres. Nous n’en citerons aucun car de nombreux auteurs actuels les ont déjà traqués. http://collge.en.france.fr.infovx.net/fr/contrep%C3%A8terie ; ce site entre autre parle de quelques contrepets en littérature. De nombreux autres sites en parlent également dont le site Fatrazie… "Quel œuvre Becket !" Luc Etienne a fait un travail admirable sur ce sujet…nous signalant que "Céline nous dépasse.".

Sans les citer, nous pourrions nous poser la question du pourquoi de cet exercice de haute voltige. Nous rejetons d’emblée l’idée du contrepet fortuit et involontaire ainsi que son côté réactionnaire ou nourricier et sans considérer un aspect anarchisant du contrepet, nous le verrions plutôt comme un outil, peut-être une arme (2) en politique !!!
Avant que de ne s’étendre un peu plus sur le sujet, nous pourrions rejoindre les cohortes de gens qui ne comprennent pas ou refusent de comprendre les contrepets à cause de leur côté visqueux et qui préfèrent la propreté d’un dialogue d’Audiard et son absence de vulgarité.
Il est dommageable que ceux-là oublient ou ignorent le plaisir que procure la gymnastique d’un puzzle quand on a trouvé la bonne place des pièces. En effet rien n’est plus triste qu’un puzzle incomplet ou un contrepet non résolu.
    Handicapé physique, nous étions —nous-mêmes un puzzle incomplet— différent des autres enfants. Pendant de longues années cette différence que nous revendiquons maintenant nous a traumatisés. Issu d’une famille à problèmes pulmonaires, mon frère et moi étions la risée physique des autres écoliers qui nous ont vite affublés de l’étiquette de « bouc-émissaire ». Le retour au foyer, vêtements déchirés a contraint notre père (le terrestre, pas son clone qui serait là-haut !) à nous enseigner quelques rudiments de combat de rue. Ceci nous a amené à changer souvent d’établissement scolaire ou de classe. Nous avons donc développé une condition physique par le sport et à l’âge où les adolescents flirtent, nous avons eu un grave accident avec traumatisme crânien suivi d’un autre peu de temps après mais toujours vivant, l’heure n’ayant pas encore sonnée…
    Comme nous l’avions signalé précédemment, nous avons fait le tour de l’Europe car nous étions dotés d’un peu d’argent par les assurances contractées par nos parents. Nous étions seuls et sans petites amies. Celles-ci ne nous fréquentant pas par intuition ou ? Toujours est-il que, timide, nous avions choisi de croire que cela venait de nous, du dédain qu’elles nous inspiraient, dédain devenant une misogynie « primaire », où à cause de notre différence appuyée par une éducation entre deux religions. À l’époque, nous n’avions pas encore pris conscience de l’amour du prochain prôné par les vicissitudes de la religion catholique ou cathodique.
    Le fait d’être gaucher-contrarié, main attachée dans le dos pour ne plus passer sur le texte que nous venions d’écrire à l’encre et le rendre ainsi illisible nous a procuré, par l’éducation forcée de la main droite une ambidextrie (perfectionnée par une orientation technique pour enfants à difficultés scolaires et le travail sur des mécanismes conçus pour et par des droitiers). Nous avons réappris à écrire de la main gauche après le premier accident dans lequel un métatarse avait été brisé. Nous écrivions en miroir et lisions un texte à l’envers. Cette gymnastique nous a certainement été très utile pour lire, faire et comprendre les contrepets cependant, elle nous a affublé du qualificatif de faire de l’humour douteux et déplacé.
Voilà, c’est terminé. Revenons au contrepet après cette courte introduction explicative dans laquelle nous nous mentionnons. Les points auxquels se réfèrent les contrepèteries et que nous avons cités en introduction sont le reflet d’une partie de notre travail à l’exception que nous n’avons fait que traiter de la religion qui les regroupent tous et là se trouve le côté athée car nous rejoignons les remarques de Michel Bellin dans son texte : "L'athéisme est difficile" pour lequel il émet la remarque que le fait d’être athée est grandement favorisé par une éducation religieuse assez poussée pour ouvrir les yeux (nous employions volontiers l’expression : "décillé")…
Le besoin de salir de façon subliminale quelque chose de déjà sale par nature et complètement avilie comme l’était et l’est encore la religion par la vie dissolue de ses représentants à tous les niveaux de leur société.
À l’opposé d’une lourdeur physique due à une obésité encombrante me faisant passer pour un personnage de dessin animé au point que l’on ne voit que ça.
Les problèmes de confiance en soi, du regard des autres et de la façon dont on se perçoit soi-même et croit que les autres nous regardent. Nous ne supportons toujours pas le regard des enfants et leur questionnement.
Doté d’une intelligence particulière, nous avons choisi d’exprimer notre déception par la violence du vocable et non la violence physique. Les jeux de mots et les contrepets sont devenus ce moyen d’expression et un jeu intellectuel pour nous, ils nous permettaient de dire quelque chose sans le dire et de n’être compris que de nos " pairs " qui en général ne divulguaient jamais ce qu’ils avaient compris ou cru comprendre… les messages codés ne plaisent pas car n’étant pas accessibles aux communs des mortels (3). Pour cela il faudrait lutter contre une paresse intellectuelle. L’accessibilité actuelle de tous aux contrepets est une forme d’éducation humoristique pour ceux qui « se dépassent » et dépasserait le faux côté sordide du contrepet.

Trivialement, le pet reste peu de temps tapi dans le fondement des gens et s’échappe tonitruant ou plus sournoisement pour parfumer les alentours alors que le contrepet d’une classe nettement plus élevée ou noble est là tapi dans les limbes de l’esprit attendant à l’instar du calembour le bon moment pour fleurir la conversation. Cependant pour l’un comme pour l’autre le vulgum pécus n’y verra que l’annonce imminente des fèces, nourriture annoncée du coprophage.


Pourquoi avons-nous commis des contrepets ?

- Par facilité due aux outils actuels du copié-collé et des correcteurs orthographiques et grammaticaux et le stockage des mots ;
- Pour répondre au besoin de transmettre un point de vue ;
- Pour nous libérer l’esprit ;
- Pour une raison compatible avec nos croyances, il n’y a aucun dieu et la vie n’a ni début ni fin et tout est en puissance et en devenir et inscrit quelque part sous le nom d’évolution. Ceux qui croient en un dieu sont en général en bonne santé et tous en manque de quelque chose ! nous dirons manque d’affection paternelle !!! Une de nos idées rejoindrait la théorie de la cyclicité de notre vie et de notre existence. De là à penser que les réactions anarchiques et antireligieuses de certaines personnes sont en avance ou en retard sur le déroulement du temps, il n’y a pas loin ;
- L’idée d’une revanche possible en voyant mourir tous les représentants de leur dieu sur terre hélas sans souffrances ;
- Vengeance personnelle contre un état inacceptable de naissance, oui c’est certain et aussi par vengeance contre les imbéciles bien dosés qui se sont moqués de notre orthographe (toujours science des ânes), contre ceux qui n’ont jamais pris le temps de nous écouter malgré les idées que l’on nous reconnaissait ;
- Ou celle d’une vengeance dans le cycle du temps mais tout cela n’est que branlette des neurones !!! (4)
- la politesse du désespoir : « Mon fils, sois poli avec les gens qui… »
- nous avons même été accusé de logorrhée ou chiasse verbale
- nous avons surtout commis des contrepets pour nous-mêmes, pour notre plaisir et nous prouver notre savoir-faire en jouant dans la cour des grands.
- Le dernier point à soulever est que nous avons voulu échapper à une certaine solitude isolatrice (la solitude du contrepêteur coureur de fond). En effet, avec les éloignements familiaux et les décès, seuls quelques bridgeurs, autour de nous, pratique encore cet art du divin.
Il peut cependant y avoir d’autres points que nous n’avons pas envisagés bien que nous ayons vus et fait le tour d’un vaste panel…

Finalement, peu nous chaut qu’un Inquisiteur se montre minable à Poitiers, nous n’avons rien à faire en outre de la gaité ou de la tristesse d’un jésuite qui n’a jamais été vecteur de la sauvegarde d’un passé mais son destructeur —à de rares exceptions près— et aurions pour les abbayes, dans lesquelles les moines qui fabriquaient la bière (Belgique, Allemagne… rejoignaient les chansons d’écoles de carabins, l’un cherchant le fond de la canette et l’autre refusant de trouver le fond du fond de la came, une admiration pour leur travail effectué vers le IX, X, XI° siècle.
Si les jésuites étaient des femmes, faudrait-il redouter les guerrières de l’Eglise ? (Page 25).
Jésus, te salue la vierge ! (bof) (page 25).


Conclusion :

Voilà, nous avons fait le tour, notre psychothérapie est terminée et notre travail ne devrait pas tarder à l’être. Cependant, une question subsidiaire reste en suspens : est-il possible de cesser une passion quand on nourrit cette passion ?
En psychologie, le bien-boire, -manger, écrire ( ?) rejoint l’oralité et permettent de ne pas sombrer dans la déprime.
Nous avons emprunté des couples de mots pour lesquels nous remercions leurs agenceurs et avons composé quelques contrepets pour votre plaisir et le nôtre quand ils sont à leur tour repris avec une phrase bien tournée.

Le contrepet dans son rôle éducatif lutte contre la pensée unique !
Nous vous livrons la plus jolie définition que nous ayons trouvée sur les contrepets et à laquelle nous adhérons complètement : "La contrepèterie est tout à la fois jonglerie verbale, alchimie sonore et musique des vocables. Le contrepet est le roi des jeux de mots car il est le seul à ne pas altérer le langage puisqu'il conserve tous les phonèmes. Il les range seulement dans un ordre différent. Le contrepet gaillard et roboratif, véritable pétard sémantique, est l'antidote le plus savoureux contre la "pensée unique"." Source prélevée à 50% sur le site : http://librairie.auchandirect.fr/thematique/art/dico_encyclopedie_histoire/ficheproduit.asp?isbn=2221097009&code_op=CWB2_REF_05
Nous serions tentés de rajouter ceci, et le faisons :
De par sa nature, le contrepet est admirable d'ambiguïté. Il est obscène, puisqu’il a pour fonction de cacher, tout en montrant qu'il cache quelque chose qui mérite qu'on le décèle sinon où serait l’utilité de le cacher ? À quoi servirait la connaissance s’il n’y avait transmission ?
Idées empruntée à 30% au site : http://forum.lokanova.net/viewtopic.php?t=7509


Note :
1- nous avions failli nous faire piéger par le pluriel de banal (ouf) :
banal,ale,als ; (adjectif) Commun, sans originalité. banal,e,aux ; (adjectif) Qui bénéficiait du droit de banalité, c'est-à-dire dont l'usage était imposé par le suzerain à ses vassaux. D’après le dictionnaire en ligne TV5.
2-une arme qui peut être létale pour une réputation
3- la transmission d’informations par messages codés est certainement bien antérieur à César (Jules) qui, déjà, utilisait les carrées magiques pour ses messages. Lire l’excellent bouquin de Dan Brown : « Forteresse invisible ».
4- lire l’excellent bouquin d’Ann Ancelin Schützenberge : "Aie mes aïeux".

Voilà, c’est fini : "Bien chers frères, célébrons tous le contre jet dans la poix"page 25).
Sans oublier que pour le contrepet, c’est art du divin (cds)


Gral


PS. : Il y a aussi le site suivant que je visite souvent et qui vous intéressera : http://www.langueauchat.com/jeux/liengen.html



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