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Citations par auteurs


Charles Vaudet






"Le fétichisme, le polythéisme, le monothéisme sont les trois grandes étapes de la superstition. Chacune de ces synthèses, en prenant le caractère d'un dogme impératif, est devenue un obstacle au progrès physique, moral et intellectuel de l'Humanité. Le prêtre, despote spirituel, s'est fait le complice de la tyrannie civile et, au nom d'un dieu hypothétique, a interdit à l'homme la libre recherche qui seule peut le guider dans la vie et améliorer son sort."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Et c'est ainsi que les protestants libéraux, d'étape en étape et à force de retranchement, sont arrivés à n'être plus que des déistes pour lesquels Ieschou [Jésus] n'est plus ni dieu, ni fils de dieu, ni messie, ni prophète, mais seulement un homme supérieur auquel ils rapportent les textes des évangiles qui lui conviennent, en rejetant les autres."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Le Christianisme, dit-on, a adouci les moeurs : s'il est un fléau qu'il aurait dû faire disparaître de la terre depuis longtemps, c'est la guerre, le plus hideux, le plus terrible, le plus démoralisant de tous. Or, non seulement les guerres subsistent toujours mais encore les prêtres bénissent les armes des guerriers et célèbrent les massacres par de solennels Te Deum."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Les religions prétendues révélées exigent de leurs sectateurs la foi, c'est-à-dire la soumission absolue aux dogmes qui leurs sont enseignés; elles veulent que l'homme renonce à se servir de sa raison pour examiner ce qu'on lui ordonne de croire, et elles font de cette abdication servile, une vertu dite théologale, même quand il s'agit d'acquiescement à des dogmes absurdes."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Donc, défense de dire tout haut ce que l'on pense, d'attaquer la religion établie; au contraire, il faut la respecter ostensiblement, la protéger et même la pratiquer, assister aux offices, mêler ses prières à celles des fidèles et contribuer au maintien de la foi.
Tel est le plan d'hypocrisie et de mensonge suivi actuellement par tous les gouvernements sans exception. De telle sorte que l'on en arrive ainsi à la théorie des deux morales : l'une, pour les esprits cultivés, incroyants dans l'intimité de leur conscience, mais pieusement crédules pour leurs actes extérieurs, l'autre, pour ceux que Thiers appela, la "vile multitude". A celle-là, défense de raisonner et d'y voir clair, même pour ses éléments primaires supérieurs."

(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"La crédulité a été incommensurable, puisque les populations ont accueilli les fraudes les plus grossières, les miracles les plus niais, et adopté les doctrines les plus extravagantes. Mais c'est un fait commun à toutes les religions que cet abaissement de l'esprit poussé jusqu'au délire."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Empruntant à la morale universelle des doctrines vraies, déjà reproduites dans d'autres religions, il [le christianisme] les a rajeunies en y mêlant des fables, des chimères, des absurdités ; mais la raison a démêlé le faux du vrai, et ce faisant, elle a dépouillé le Christianisme de son prestige, de son caractère de religion divinement révélée."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Le Christianisme contient des erreurs monstrueuses : telles que le dogme de l'homme-dieu, en même temps fini et infini, créé et incréé, ignorant et omniscient, passible et impassible, etc. C'est donc un long mensonge de vingt siècles, et c'est une honte pour l'humanité que de s'être aussi longtemps prosternée devant ces abominables folies."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Le ridicule reste au compte de ceux qui allèguent un miracle pour réclamer la souveraineté de l'esprit humain à une doctrine divinement révélée. Et de qui vient cette prétention ? Ce n'est pas d'un Dieu, mais d'un homme, le prêtre, qui se dit son représentant, mais qui ne peut être cru tant qu'il n'aura pas justifié de ses pouvoirs. Nous avons donc le droit de le traiter comme l'un de nos semblables, et d'exiger qu'il prouve ce qu'il avance."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"[...] remarquons, une fois encore que le peu de conscience morale que renferment les livres prétendus saints et dont leurs rédacteurs font honneur à Ieschou [Jésus] a été exprimé bien avant lui par des philosophes : Confucius, Çakia-Mouni, Bouddha, Socrate, Platon, Cicéron pour ne citer que ceux-là, avec une plus haute, une plus complète conception de la vertu."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Rappelons-nous encore que les derniers serfs de France appartenaient aux moines de l'Abbaye de Saint-Claude (Jura) et les derniers esclaves de l'Amérique du Nord aux missionnaires catholiques et protestants.
Du reste, ce qu'il y a de certain, c'est que le Jésus des chrétiens n'a jamais eu un mot de protestation contre l'esclavage, au contraire, il estime que lorsque l'esclave a fait ce que le maître lui a commandé, celui-ci ne lui doit aucune reconnaissance. (Luc XVII 9-10)"

(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"En réalité, ce qui a été prêché par Ieschou [Jésus] et ses disciples, c'est encore et toujours le mépris de la vie terrestre, la privation de toute jouissance, de faire pénitence pour gagner le ciel. Mais quant à réformer la société pour faire passer l'oppression et la misère, Ieschou [Jésus], dont les discours incohérents peuvent servir à toutes les thèses, n'y a jamais songé, absorbé qu'il fut par le mysticisme, par l'infatuation de son stérile messianisme."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"[...] les évangélistes, auteurs des livres prétendus sacrés, ont visé à l'effet à produire sur les esprits simplistes, par l'obscurité, la bizarrerie, l'amphigouri, qui donne à chaque phrase, à chaque mot une allure mystérieuse. Ils ont spéculé sur l'orgueilleuse naïveté de ceux de leurs semblables d'autant plus disposés à croire qu'ils auraient honte d'avouer qu'ils ne comprennent pas et qui préfèrent s'extasier et se prosterner devant la profondeur d'un galimatias ou la sublimité d'une niaiserie."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"On juge de l'embarras du fidèle, de son désarroi devant une expression [le Verbe] dont on ignore les origines, déjà très obscures chez les anciens, et plus encore chez l'évangéliste qui a compté sur l'effet produit par des mots pompeux, une phraséologie ambiguë, déguisant la pauvreté du style et la stérilité des idées. Car le Christianisme, qui n'a rien inventé et a pillé toutes les religions, toutes les philosophies dont il a composé le dogme qui s'est développé postérieurement, a emprunté également cette légende du Verbe à la philosophie grecque en l'adaptant à des fins toutes différentes."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"[...] il faut recourir aux expédients les plus étranges pour diviniser Jésus sans amoindrir Iahvé. De là l'imbroglio de la Trinité où le Fils est aussi vieux que le Père, où un dieu engendre un dieu déjà existant pour le faire mourir, où un troisième dieu est délégué par les premiers pour engendrer le second dans le sain d'une mortelle qui reste quand même vierge ! Des milliers de théologiens ont vainement essayé d'expliquer ces absurdités, pas un n'a vu que l'invention de la Trinité était une concession à l'esprit des nouveaux convertis, tous échappés des religions égyptiennes, grecques, gauloises, où les triades étaient à la base de la croyance."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"Non moins absurde est le dogme de la Transubstantiation. Ce ne fut pas sans longs débats préliminaires que le Concile de Latran (1207) imagina de prendre au pied de la lettre les paroles de Ieschou [Jésus]. Clément d'Alexandrie et Origène n'y voyaient qu'un langage symbolique affirmant la présence spirituelle et mystique de la divinité. Grégoire VII supprima toute figure et toute allégorie en décidant sous la menace de l'anathème contre quiconque se refuserait à y croire, que le communiant mange "effectivement" un corps humain tout entier.
Cette "anthropophagie sacrée" n'est, en somme, qu'une réminiscence des moeurs cannibales de certaines peuplades, qui mangent leurs pères par piété filiale. Tant il est vrai que l'Eglise chrétienne n'a rien qui lui soit propre et qu'elle n'est en tout qu'une réplique d'un passé brutal et sanguinaire."

(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"A la corruption de l'ancien Testament approuvant la servilité, la polygamie, l'adultère et l'inceste, le Nouveau Testament a substitué un ascétisme malsain qui, en fait, condamne le mariage, par l'exaltation du célibat et de la virginité..."
(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)

"L'Eglise catholique, représentante dégénérée du christianisme primitif, s'est développée surtout par le mensonge, la crainte, la violence et la fortune.
- Par le mensonge en promettant aux naïfs une éternité de bonheur dans un lieu imaginaire;
- Par la crainte en menaçant tous ceux qui refusaient de lui obéir de tortures infinies dans un monde problématique;
- Par la violence avec les croisades, les guerres de religion, l'Inquisition, la saint Barthélemy, les Dragonnades, la Terreur blanche et les guerres qu'elle a fomentées entre les peuples, comme celles de 1871 et de 1914.
- Par la fortune, en accaparant par les moyens les plus odieux la richesse publique et privée."

(Charles Vaudet / Le Procès du Christianisme / 1933)


Charles Vaudet est aussi l'auteur de "La vérité sur la question romaine" (Les Éditions de Lutèce, 1930). Il a été Président de la Fédération française de la libre pensée.


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