Les handicaps de naissance, la souffrance ou la mort d'enfants
La souffrance ou la mort d'enfants, par définition innocents, est profondément choquante et ne répond à aucune logique. Pourquoi le malheur s'est-il abattu sur celui-ci et pas sur l'autre ?
Dieu serait témoin, passif... ou impuissant. On ne peut donc croire au dieu tel qu'il est présenté par les religions révélées.
"Après la mort de mon enfant comment peut-on croire en Dieu ?"
(3 décembre 2005 - 18:17)
"Comment un dieu de miséricorde et de compassion peut-il tuer des enfants, permettre des guerres en son nom, etc... s'il existait et était tout puissant comme on nous l'affirme, ces événements n'existeraient pas...."
(21 novembre 2005 - 11:22)
"Née handicapée physique, j'attends que dieu face un miracle!
Je ne supporte pas que ceux qui sont nés normaux pensent que ceci a été la volonté d'un dieu. (et mon handicap aussi!)"
(17 mai 2005 - 18:44)
"Si ce dieu était parfait, comment expliquer un pape, son représentant, qui ne peut même plus se tenir debout, le représentant de dieu.
De plus nous voyons des malformations humaines comme les soeurs siamoises qui doivent passer leur vie accrochées à cause d une imperfection de la création."
(19 juin 2004 - 10:07)
"Je dois refuser d'admettre la possibilité de la légitimité du supplice des enfants. Or croire en l'existence d'un Dieu créateur du monde serait admettre la possibilité de cette légitimité. Ainsi, d'un point de vue moral, je n'ai pas le droit de croire, je ne puis croire en Dieu. Il est donc moralement nécessaire de nier l'existence de Dieu. (...) Il est indubitable, en effet, que le supplice des enfants a été et ne devait pas être, et que Dieu pouvait faire qu'il ne soit pas. Comme Dieu ne s'est pas manifesté dans des circonstances où, moralement, il l'aurait dû, s'il existait, il serait coupable. La notion d'un Dieu coupable et méchant apparaissant contradictoire, il faut conclure que Dieu n'est pas."
(Marcel Conche / né en 1922 / Orientation philosophique)
L'absurdité des notions de paradis et d'éternité
Prenez quelques minutes pour essayer d'imaginer ce que peut être une journée en paradis. N'oubliez pas, car c'est le plus important, que le lendemain, il restera toujours la même infinité de journées à "vivre". Vous percevrez vite combien le paradis peut être mortel... d'ennui et qu'on ne peut le souhaiter à son pire ennemi. En effet, comme le dit très justement Woody Allen, "L'éternité c'est long, surtout vers la fin."
"Les religions dites révélées nous promettent la résurrection, en clair, nous allons retrouver notre enveloppe charnelle. Au cours de notre vie notre corps change constamment, fœtus d'abord, puis enfant, ado, adulte, enfin vieillard, sénile, malade, handicapé, etc... (Je ne le souhaite à personne)
Alors se pose la question : Quel corps vais-je récupérer ?
Mon corps de jeune homme m'intéresse vivement, ainsi je pourrai parfaire mon éducation sexuelle au paradis, s'il est mixte, et si les filles portent des jupettes et pas de collants!
Par contre, si je me retrouve au stade ultime en fauteuil roulant avec Alzheimer, les questions seront tout autres:
Les accès au paradis sont-ils aménagés pour handicapés ?
Mon fauteuil roulant va-t-il "résurrectionner" avec moi ?
Et mon ami Alzheimer vais-je le retrouver ?
Ces questions hautement existentielles me taraudent l'esprit ces derniers temps, et vous ?"
(André Burger. / 14/11/05 - 15h18)
"Que faire de l'éternité : Priez tous les jours ou nuits, être à genoux devant ce concept [Dieu] qui n'a même pas été capable de donner le même message à tous les Etres Humains (au fait, il a oublié les Asiatiques). Et l'âme qu'est-ce que c'est ? De l'énergie, du vide, de la matière ? Ou se trouve-t-elle après notre mort ? Le paradis c'est quoi c'est l'envers de l'enfer?"
(BFD / 25/10/05 - 17h54)
"Il peut être intéressant de voir ce que promettent les différentes croyances pour l'au-delà.
Pour les chrétiens ayant retrouvé leur enveloppe charnelle, ils pourront s'asseoir à la droite du père et le louer éternellement. Comme les anges n'ont pas de sexe cela risque très rapidement de devenir un ennui mortel.
Je ne sais pas trop, mais pour les Juifs cela ne doit pas trop différer du Paradis chrétien.
Après réflexion, je préfère le Paradis musulman, tout ce qui était interdit sur terre est maintenant autorisé, manger du cochon, boire de l'alcool, baiser tant qu'on veut avec des filles de plus en plus belles, jeunes, et toujours vierges, ceci sans conséquence aucune. Tout ceci dans un paysage de rêve, parfumé, où l'eau coule à flots, à l'opposé des pays désertiques terrestres.
Mais je me dis, bouffer, baiser éternellement, même dans un paysage idyllique doit devenir lassant, mortel."
(André Burger. / 09/10/05 - 11h54)
"Au paradis on est censé atteindre un bonheur parfait pour l'éternité et être délivré de toute souffrance, mais si l'on ne souffre plus, le bonheur n'a plus de saveur et surtout plus de sens...
En tout cas moi, à choisir, je préfère Charon que Saint-Pierre comme portier."
(Dernier des Hommes / 09/04/05 - 01h33)
"Le paradis, tel qu'il est habituellement décrit, est un endroit si inepte, si ennuyeux, si inutile, si triste, que personne ne s'est jamais hasardé à en décrire une journée entière, bien que beaucoup aient raconté une journée au bord de la mer."
(George Bernard Shaw / 1856-1950)